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Toli Sous le Manguier

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Bono Bono a écrit le 23 juin 2005 à 7h49
@Insolites -> Avis aux amateurs des DG Européens Je pense à la Fécafoot et son Nouevau DG Patrick Precheur il ne faut pas qu’il s’amuse,




Société Camerounaise des Jeux : Le Dg s’enfuit avec 1 milliard
Bernard Stenger a pris la clef des champs avec 1 milliard de francs Cfa, laissant environ 1000 employés au chômage et sans indemnisation.

Le spectre de la misère rattrape les ex-employés de la Société Camerounaise des Jeux (Segecam), qui depuis janvier dernier sont au chômage. Un chômage imposé par Bernard Stenger, le directeur général de la Segecam, qui est parti du Cameroun sans tambours ni trompettes, non sans vider les comptes de l’entreprise dont il était le promoteur. Laissant aussi les fans du lotto orphelins.
Les prémices d’une éventuelle crise se font ressentir dès décembre 2004, lors de la visite au Cameroun de Gérard Falleckar, actionnaire majoritaire de la Segecam, à travers sa société Metropolis basée à Madagascar. Le principal financier de l’entreprise, de nationalité belge, au côté du français Daniel Montalban, le président du conseil d’administration de la Segecam et du Camerounais Mbody Loka à travers sa société Sport Margo, se rend compte de la gestion calamiteuse du directeur général, et décide de le remplacer. Mais il est très tôt rappelé à l’ordre. Car Bernard Stenger s’appuie sur ses relations pour mener une campagne d’intimidation. Sur ces entrefaits Gérard Falleckar, le financier quitte le Cameroun. Le directeur général de Sogecam veut faire de même.
Malheureusement pour lui, son plan est très vite découvert, alors qu’il actionne encore ses réseaux.

1000 Camerounais contraints au chômage
Quelques employés mis au parfum de l’entourloupe saisissent le Groupement mobile d’intervention (Gmi) de Yaoundé qui interpelle Bernard Stenger, au soir du jeudi 27 janvier. “ Lorsque le Gmi l’a arrêté, il a été transféré à la police Interpol le même jour. Nous avons exigé avant toute négociation que les salaires de tous les employés soient payés. Tous ceux qui étaient là ce jour-là ont perçu leur salaire ”, explique un ex-employé de la Sogecam, aujourd’hui en chômage. La même nuit du jeudi, M. Bernard Stenger réussit, on ne sait trop comment, à convaincre les éléments de la police Interpol de le mettre en liberté provisoire. “ Le lendemain, on a simplement constaté qu’il a vidé les bureaux et son domicile. Jusqu’à présent, il n’a plus jamais été identifié au Cameroun ”, poursuit la même source.
La Société camerounaise des jeux employait, jusqu’à sa fermeture, 400 jeunes gens à Yaoundé, 500 à Douala et 100 à Bafoussam. Cela fait au total 1000 Camerounais qui se retrouvent en chômage, sans avoir perçu leurs droits. Les fournisseurs, à qui la Sogecam devait environ 40 millions sont aujourd’hui dans le désespoir. “ Dans notre convention, puisqu’on utilisait l’agrément de Sport Margo pour fonctionner, il était précisé que 5 millions devraient être versés chaque mois dans le compte de Sport Margo pour les œuvres sociales. Jusqu’à sa fermeture, la société n’avait jamais tenu cet engagement. Cet argent était directement détourné ”, rapporte un partenaire abusé de la Sogecam. Pis encore, le chiffre d’affaires de cette structure s’élevait déjà, au moment de sa faillite, à 70 millions par mois, selon des sources concordantes, qui précisent en même temps qu’une semaine avant son interpellation, M. Stenger s’est rendu dans un pays voisin, pour signer un nouveau contrat de travail.
D’où le cri de détresse de la Commission indépendante contre la discrimination, une organisation non gouvernementale que préside Jean Claude Shanda Tonme. Elle vient de saisir le délégué général à la Sûreté nationale pour ouverture d’une enquête sur les conditions de la faillite de la Société camerounaise des jeux, tout en mettant à nu la légèreté qu’il y a dans la délivrance des agréments pour les jeux de hasard. “ Les faits sont par ailleurs suffisamment graves à tous les points de vue, pour nous permettre d’exprimer les plus fortes inquiétudes sur les agissements de toutes sortes de maffia en terre camerounaise. Les informations recueillies sur cette société de jeux et sur la moralité de ses dirigeants expatriés, montrent combien des bandits de grand chemin obtiennent facilement de s’installer et de prospérer dans notre pays, sans aucun égard pour les droits des citoyens, et sans aucun respect des institutions ”, écrit le président de la Commission indépendante contre la discrimination à Edgar Alain Mebe Ngo’o. Il faut encore savoir si cette enquête à des chances d’aboutir. Pour un individu qui a réussi à se soustraire des locaux d’Interpol.



Par Joseph Flavien KANKEU
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