Dans une interview récente, le sélectionneur des Lions Indomptables du Cameroun se dit surpris qu'on lui demande désormais de gagner la prochaine Coupe d'Afrique des Nations (CAN) qui démarre en janvier 2015, alors qu'il amorce à peine la reconstruction de cette équipe ainsi que cela lui a été demandé. Avec les bons résultats obtenus pendant la phase éliminatoire, pourquoi Volker Finke redoute-t-il le nouvel appétit des tenants de la reconstruction ?
Volker Finke © Getty Images
Après le flop retentissant des Lions Indomptables à la coupe du monde 2014, nombreux étaient ceux qui pensaient que le sélectionneur Volker Finke serait limogé. Il faut dire que cette façon de voir se fondait plus sur les usages dans les milieux du foot que sur une aversion particulière contre l'entraîneur allemand. En effet, il est de coutume dans le foot qu'après un tel échec, l'entraîneur soit débarqué, ou mieux, qu'il rende lui-même son tablier. Non point parce qu'il serait irrémédiablement incompétent, mais bien parce qu'il faut que les dirigeants les plus impliqués dans la prestation de l'équipe assument la responsabilité de l'insuccès.
Volker Finke le miraculé
Volker Finke a été maintenu à son poste, ses adjoints camerounais seuls ayant été éjectés. Une partie de l'opinion estime qu'il a bénéficié de la forte campagne médiatique menée malgré eux par certains experts des questions de foot, qui décriaient le fort turn-over à la tête des Lions qui ne permettait pas d'avoir une sélection nationale stable et performante. Une autre opinion a justifié ce maintien par le réalisme financier du Comité de Normalisation (CN) de la Fécafoot qui ne souhaitait pas avoir à indemniser lourdement le sélectionneur allemand suite à une rupture unilatérale de contrat.
Le CN n'a pas fait que conserver Volker Finke à son poste, mais il lui a assigné une nouvelle mission : reconstruire l'équipe des Lions Indomptables. Une mission pour laquelle, selon Finke lui-même, il avait reçu carte blanche pour effectuer ses choix sans aucune influence. Sans aucune pression de résultats non plus, puisqu'on n'attendait pas que cette nouvelle équipe obtienne des lauriers avant 3 ou 4 ans. Des dirigeants et des techniciens du foot, des journalistes et des analystes de sport, des supporters et des observateurs du foot camerounais étaient nombreux qui affirmaient qu'ils n'attendaient les premiers titres avec la nouvelle cuvée des Lions qu'en 2019, avec l'accueil de la CAN par le
Volker Finke © Getty Images
Après le flop retentissant des Lions Indomptables à la coupe du monde 2014, nombreux étaient ceux qui pensaient que le sélectionneur Volker Finke serait limogé. Il faut dire que cette façon de voir se fondait plus sur les usages dans les milieux du foot que sur une aversion particulière contre l'entraîneur allemand. En effet, il est de coutume dans le foot qu'après un tel échec, l'entraîneur soit débarqué, ou mieux, qu'il rende lui-même son tablier. Non point parce qu'il serait irrémédiablement incompétent, mais bien parce qu'il faut que les dirigeants les plus impliqués dans la prestation de l'équipe assument la responsabilité de l'insuccès.
Volker Finke le miraculé
Volker Finke a été maintenu à son poste, ses adjoints camerounais seuls ayant été éjectés. Une partie de l'opinion estime qu'il a bénéficié de la forte campagne médiatique menée malgré eux par certains experts des questions de foot, qui décriaient le fort turn-over à la tête des Lions qui ne permettait pas d'avoir une sélection nationale stable et performante. Une autre opinion a justifié ce maintien par le réalisme financier du Comité de Normalisation (CN) de la Fécafoot qui ne souhaitait pas avoir à indemniser lourdement le sélectionneur allemand suite à une rupture unilatérale de contrat.
Le CN n'a pas fait que conserver Volker Finke à son poste, mais il lui a assigné une nouvelle mission : reconstruire l'équipe des Lions Indomptables. Une mission pour laquelle, selon Finke lui-même, il avait reçu carte blanche pour effectuer ses choix sans aucune influence. Sans aucune pression de résultats non plus, puisqu'on n'attendait pas que cette nouvelle équipe obtienne des lauriers avant 3 ou 4 ans. Des dirigeants et des techniciens du foot, des journalistes et des analystes de sport, des supporters et des observateurs du foot camerounais étaient nombreux qui affirmaient qu'ils n'attendaient les premiers titres avec la nouvelle cuvée des Lions qu'en 2019, avec l'accueil de la CAN par le

