La mort d'Albert Ebossé est une catastrophe infamante pour l'Algérie
Albert Ébossé était le meilleur buteur du championnat d’Algérie la saison dernière. Le camerounais de 25 ans a marqué son second but en deux matchs à Tizi Ouzou ce samedi soir. Puis il est mort. Parce que la JSK a été battue à domicile par l’USMA. Et qu’une partie de ses supporteurs n’a pas admis ce résultat.
Pluie de caillasses sur les joueurs kabyles courant vers les vestiaires. Plusieurs joueurs blessés. Ebossé a pris un projectile à la tête. "Il était en arrêt cardiaque" à son arrivée à l’hôpital mitoyen du stade selon le chef du service réanimation.
Ce terrible enchaînement des faits peut paraître comme exceptionnellement malheureux. Il ne l’est, en fait, que par son dénouement cette fois tragique.
Un jeu de la mort tous les week-ends
En Algérie, tous les weekends, des joueurs, des arbitres, des dirigeants, des supporteurs en déplacement, risquent leur vie dans des stades coupe-gorges, devant des services de sécurité complaisants, dans des compétitions "professionnelles" socialement précarisant pour la majorité des joueurs, et avec le plus souvent la complicité de médias spécialisés.
Albert Ébossé était le meilleur buteur du championnat d’Algérie la saison dernière. Le camerounais de 25 ans a marqué son second but en deux matchs à Tizi Ouzou ce samedi soir. Puis il est mort. Parce que la JSK a été battue à domicile par l’USMA. Et qu’une partie de ses supporteurs n’a pas admis ce résultat.
Pluie de caillasses sur les joueurs kabyles courant vers les vestiaires. Plusieurs joueurs blessés. Ebossé a pris un projectile à la tête. "Il était en arrêt cardiaque" à son arrivée à l’hôpital mitoyen du stade selon le chef du service réanimation.
Ce terrible enchaînement des faits peut paraître comme exceptionnellement malheureux. Il ne l’est, en fait, que par son dénouement cette fois tragique.
Un jeu de la mort tous les week-ends
En Algérie, tous les weekends, des joueurs, des arbitres, des dirigeants, des supporteurs en déplacement, risquent leur vie dans des stades coupe-gorges, devant des services de sécurité complaisants, dans des compétitions "professionnelles" socialement précarisant pour la majorité des joueurs, et avec le plus souvent la complicité de médias spécialisés.

