Russell Southwood est le Dg de Balancing Act, une société d’études et de conseil spécialisée dans les télécommunications, l’Internet et la diffusion en Afrique. A propos de la fibre optique, il pense que le Cameroun qui a refusé le financement de la Banque mondiale parce que ce financement aurait entraîné la création d’un consortium de gros distinct offrant des prix compétitifs, montre à l’Afrique un exemple de ce qu’il ne faut pas faire.
Selon l’expert, l’Etat du Cameroun s’accroche à son monopole public des télécommunications, Camtel, le résultat étant que le pays compte aujourd’hui parmi ceux dont les tarifs de gros à l’international et en local en matière de fibre sont les plus élevés sur le continent. Alors que, affirme l’expert l’entreprise nationale de fourniture de l’énergie électrique, Aes-Sonel, nourrit, depuis longtemps l’ambition d’entrer dans la vente en gros de la fibre. Or, le régulateur, Art — qui n'est pas connu pour son autonomie — et l’Etat du Cameroun essaient de l’empêcher d’obtenir une licence. «Nous avons la preuve, de nombreux pays du continent, qu’une telle entrée entraînerait la baisse des prix», soutient-il. Dans ces circonstances, Russell Southwood assure, pince sans rire, qu’il est difficile de prendre au sérieux toute rhétorique du gouvernement concernant sa volonté de devenir une société de l'information, celle qui embrasse l’administration électronique.
Selon l’expert, l’Etat du Cameroun s’accroche à son monopole public des télécommunications, Camtel, le résultat étant que le pays compte aujourd’hui parmi ceux dont les tarifs de gros à l’international et en local en matière de fibre sont les plus élevés sur le continent. Alors que, affirme l’expert l’entreprise nationale de fourniture de l’énergie électrique, Aes-Sonel, nourrit, depuis longtemps l’ambition d’entrer dans la vente en gros de la fibre. Or, le régulateur, Art — qui n'est pas connu pour son autonomie — et l’Etat du Cameroun essaient de l’empêcher d’obtenir une licence. «Nous avons la preuve, de nombreux pays du continent, qu’une telle entrée entraînerait la baisse des prix», soutient-il. Dans ces circonstances, Russell Southwood assure, pince sans rire, qu’il est difficile de prendre au sérieux toute rhétorique du gouvernement concernant sa volonté de devenir une société de l'information, celle qui embrasse l’administration électronique.

