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Mieux, les chefs d’Etats africains ont octroyé, par leur présence massive à Paris, une virginité nouvelle, c’est-à -dire l’équivalent d’un détergent qui lave et absout la France de toutes les turpitudes anciennes ou récentes qui ont fait le lit des désastres qu’elle est entrain d’endiguer, en tant que sauveur bardé des résolutions de l’ONU. Or, Dieu sait qu’en Centrafrique comme au Mali, – les deux plats de résistance du sommet – la France n’est pas au-dessus de tout soupçon. Bien au contraire.
Centrafrique. Dans les manuels de géographie coloniale, les élèves lisaient Oubangui-Chari, noms de deux cours d’eau par lesquels le colonisateur français a baptisé un territoire enclavé et vaste de plus de 600 000Km2. Un lecteur doté d’une mémoire ferme se souviendra du remarquable texte de l’administrateur et écrivain, René Maran, (un Français d’origine guyanaise) racontant « La mort de Batouala » dans cet Oubangui-Chari qui deviendra, après l’indépendance, la République Centrafricaine ou RCA. Pays qui sera, d’un point de vue stratégique, une pièce maitresse du pré-carré, avec cette espèce de « porte-avions » fixe qu’ont longtemps constitué les bases militaires de Bouar et de Bangui.
Un an avant la proclamation de l’indépendance (1959) la France a politiquement bloqué l’horloge, par l’assassinat du nationaliste et artisan de la souveraineté en gestation : Barthélémy Boganda. Depuis cette date, c’est Paris qui place, déplace, réinstalle, coule, couvre et sécurise les Prés
Mieux, les chefs d’Etats africains ont octroyé, par leur présence massive à Paris, une virginité nouvelle, c’est-à -dire l’équivalent d’un détergent qui lave et absout la France de toutes les turpitudes anciennes ou récentes qui ont fait le lit des désastres qu’elle est entrain d’endiguer, en tant que sauveur bardé des résolutions de l’ONU. Or, Dieu sait qu’en Centrafrique comme au Mali, – les deux plats de résistance du sommet – la France n’est pas au-dessus de tout soupçon. Bien au contraire.
Centrafrique. Dans les manuels de géographie coloniale, les élèves lisaient Oubangui-Chari, noms de deux cours d’eau par lesquels le colonisateur français a baptisé un territoire enclavé et vaste de plus de 600 000Km2. Un lecteur doté d’une mémoire ferme se souviendra du remarquable texte de l’administrateur et écrivain, René Maran, (un Français d’origine guyanaise) racontant « La mort de Batouala » dans cet Oubangui-Chari qui deviendra, après l’indépendance, la République Centrafricaine ou RCA. Pays qui sera, d’un point de vue stratégique, une pièce maitresse du pré-carré, avec cette espèce de « porte-avions » fixe qu’ont longtemps constitué les bases militaires de Bouar et de Bangui.
Un an avant la proclamation de l’indépendance (1959) la France a politiquement bloqué l’horloge, par l’assassinat du nationaliste et artisan de la souveraineté en gestation : Barthélémy Boganda. Depuis cette date, c’est Paris qui place, déplace, réinstalle, coule, couvre et sécurise les Prés

