(...)Un peu en dessous des canons habituels mais surtout totalement inefficace. Face au mur bavarois, ils n'ont jamais su trouver les intervalles nécessaires à la mise en place de leur jeu rapide à une touche de balle. Pris dans le pressing, ils ont souvent du les multiplier pour s'en sortir. Xavi a rarement plongé dans le dos des défenseurs et Iniesta, pas le pire barcelonais, au contraire, a eu rarement l'occasion de trouver les relais qu'il affectionne tant à l'entrée de la surface. Les cerveaux du Barca ont souvent été sur la même ligne, gêné par la densité bavaroise au milieu de terrain les obligeant à jouer trop latéralement. Le salut aurait pu venir des côtés, mais ni Pedro pourtant en jambes au vue de ses innombrables retours en sprint, ni Alexis Sanchez n'ont su créer de différences.
Si Daniel Alves a continué d'avaler son couloir, malgré un Ribéry omniprésent en défense, Alba lui a beaucoup moins emprunté le sien. Et quand enfin il le prit, Robben s'est rappelé que le football était un sport collectif où il fallait faire preuve de solidarité. Un chiffre vient illustrer cette stérilité flagrante : 4, comme le nombre de tirs du Barca durant la rencontre (contre 15 pour Munich) et une seule frappe cadrée. Celle de Bartra à la 69e, stoppée par Neuer qui a bien fait l'unique arrêt qu'il a du faire. Le jeune défenseur espagnol a eu une autre énorme occasion à la 76e mais sa frappe en pivot a trouvé les tribunes de l'Allianz Arena. C'est d'ailleurs symptomatique des maux barcelonais que les seuls dangers soient venus de la défense. D'où est venue aussi sa perte.
Dans les airs, une souffrance
Les absences de Puyol, Mascherano et Abidal ont fini par peser trop lourd. Face au Milan, ou PSG, passe encore. Mais devant les armoires à glace de Munich, la défense du Barca est apparue bien petite. Minuscule. Légère. Pourtant Pique sans ses cheveux avait semblé retrouvé son niveau de 2009. Énorme de la tête dans les premières minutes, coupant les trajectoires, il a tenu la baraque. Avant de sombrer, comme toute son équipe sur les corners. Onze concédés, c'était beaucoup trop.
Les deux premières réalisations sont venues de l'un deux. Dante était au second poteau pour dominer Daniel Alves, déjà trop court, pour servir Muller pour l'ouverture du score. Buteur sur le premier et passeur décisif de la tête, toujours au dessus du crâne d'Alves, Muller a été un poison et Mario Gomez en a profité pour faire le break. Conscients des largesses en défense, les dirigeants catalans ont établi le recrute
Si Daniel Alves a continué d'avaler son couloir, malgré un Ribéry omniprésent en défense, Alba lui a beaucoup moins emprunté le sien. Et quand enfin il le prit, Robben s'est rappelé que le football était un sport collectif où il fallait faire preuve de solidarité. Un chiffre vient illustrer cette stérilité flagrante : 4, comme le nombre de tirs du Barca durant la rencontre (contre 15 pour Munich) et une seule frappe cadrée. Celle de Bartra à la 69e, stoppée par Neuer qui a bien fait l'unique arrêt qu'il a du faire. Le jeune défenseur espagnol a eu une autre énorme occasion à la 76e mais sa frappe en pivot a trouvé les tribunes de l'Allianz Arena. C'est d'ailleurs symptomatique des maux barcelonais que les seuls dangers soient venus de la défense. D'où est venue aussi sa perte.
Dans les airs, une souffrance
Les absences de Puyol, Mascherano et Abidal ont fini par peser trop lourd. Face au Milan, ou PSG, passe encore. Mais devant les armoires à glace de Munich, la défense du Barca est apparue bien petite. Minuscule. Légère. Pourtant Pique sans ses cheveux avait semblé retrouvé son niveau de 2009. Énorme de la tête dans les premières minutes, coupant les trajectoires, il a tenu la baraque. Avant de sombrer, comme toute son équipe sur les corners. Onze concédés, c'était beaucoup trop.
Les deux premières réalisations sont venues de l'un deux. Dante était au second poteau pour dominer Daniel Alves, déjà trop court, pour servir Muller pour l'ouverture du score. Buteur sur le premier et passeur décisif de la tête, toujours au dessus du crâne d'Alves, Muller a été un poison et Mario Gomez en a profité pour faire le break. Conscients des largesses en défense, les dirigeants catalans ont établi le recrute

