Livre « Les hydrocarbures dans le monde en Afrique et au Cameroun », 457 pages, paru aux éditions l’Harmattan,
Nguini Effa, ancien DG de la SCDP (Société des Dépôts Pétroliers Cameroun)
Actuellement détenu a la Prison centrale de New Bell à Douala.
Sur la Gestion interne du pétrole au Cameroun.
« Peut-on dire que les hydrocarbures sont bien gérés au Cameroun ? »
Et la réponse est plus élaborée: « Oui et non », affirme-t-il.
Oui, parce que la stratégie et la structure sont bien affinées.
Non, parce que du point de vue économique et social, le Cameroun n’a presque pas su profiter des rentes pétrolières « pour tenter de s’extirper du sous-développement chronique vers l’émergence ».
Le pays pèche pour n’avoir pas pu ou su bâtir une raffinerie de seconde génération. Il épingle par ailleurs la gestion de la structure des prix. Et notamment la rétrocession de 1.000 milliards FCfa depuis 2008 aux consommateurs via la Csph pour subventionner « en pure perte » les produits pétroliers sans être sûr que « lesdites subventions profitent aux couches les plus défavorisées ».
Or, 1000 milliards Fcfa auraient pu désenclaver toutes les routes rurales et moderniser l’agriculture, moderniser les Universités et les hôpitaux. Et pourquoi ne pas effacer 60% de l’encours de la dette publique.
Jean Baptiste Nguini Effa regrette qu’il y ait 10 milliards de dollars « dont il est difficile de retrouver l’utilisation » dans les flux globaux de la rente pétrolière au Cameroun. 9 milliards seulement sont traçables. De ce fait suggère-t-il, un audit sérieux sur les comptes publics depuis les indépendances.
Extrait de l'article de Rodrigue N. Ntongue
Nguini Effa, ancien DG de la SCDP (Société des Dépôts Pétroliers Cameroun)
Actuellement détenu a la Prison centrale de New Bell à Douala.
Sur la Gestion interne du pétrole au Cameroun.
« Peut-on dire que les hydrocarbures sont bien gérés au Cameroun ? »
Et la réponse est plus élaborée: « Oui et non », affirme-t-il.
Oui, parce que la stratégie et la structure sont bien affinées.
Non, parce que du point de vue économique et social, le Cameroun n’a presque pas su profiter des rentes pétrolières « pour tenter de s’extirper du sous-développement chronique vers l’émergence ».
Le pays pèche pour n’avoir pas pu ou su bâtir une raffinerie de seconde génération. Il épingle par ailleurs la gestion de la structure des prix. Et notamment la rétrocession de 1.000 milliards FCfa depuis 2008 aux consommateurs via la Csph pour subventionner « en pure perte » les produits pétroliers sans être sûr que « lesdites subventions profitent aux couches les plus défavorisées ».
Or, 1000 milliards Fcfa auraient pu désenclaver toutes les routes rurales et moderniser l’agriculture, moderniser les Universités et les hôpitaux. Et pourquoi ne pas effacer 60% de l’encours de la dette publique.
Jean Baptiste Nguini Effa regrette qu’il y ait 10 milliards de dollars « dont il est difficile de retrouver l’utilisation » dans les flux globaux de la rente pétrolière au Cameroun. 9 milliards seulement sont traçables. De ce fait suggère-t-il, un audit sérieux sur les comptes publics depuis les indépendances.
Extrait de l'article de Rodrigue N. Ntongue

