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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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LEquipe.fr LEquipe.fr a écrit le 2 octobre 2012 à 5h36
 
ETO'O CE HÉROS

J’ai rencontré Samuel Eto’o pour la première fois dans un hôtel d’Accra, dans la cohue d’un hall surpeuplé, entre les marchands du temple et les supporters sparadraps. Il n’était alors qu’un enfant surdoué en quête de gloire, Lion indomptable dans tous les sens du terme. C’est dans la capitale ghanéenne, en Coupe d’Afrique des nations 2000, qu’Eto’o est sorti de l’ombre. Ses premières prises de balle m’ont subjugué, ses déplacements, son sens du jeu, du collectif, son intelligence et son charisme m’ont bluffé. Il fallait voir ce visage enfantin, ce petit sourire en coin qui semblait vous défier, qui semblait vous dire : «Regardez bien ce que je vais devenir…».

Douze ans se sont écoulés et le gamin poseur s’est mué en icône africaine. Il est devenu l’incarnation de la réussite sociale par le football, un héros continental. Son agenda demande maintenant une organisation minutieuse. Un jour au Gabon, où il a lancé un centre de formation, un autre en Côte d’Ivoire ou au Cameroun, encore un à Milan ou à Barcelone, puis à Moscou et à, et à…. Il prend un jet comme d’autres le métro, lui qui s’était retrouvé sans papier en France ou perdu gare de Lyon avec son grand ami Essola sur un quai en partance pour ses rêves. Il n’a jamais regretté ces moments qui ont musclé sa personnalité, façonné sa force de caractère et dicté son parcours.

Son ego surdimensionné, cette volonté de réussir l’ont poussé à ne jamais s’endormir sur son talent, à ne jamais considérer ses victoires comme des aboutissements mais plutôt comme des points de départ vers d’autres conquêtes. Je revois encore Bernard Lacombe insister auprès de Jean-Michel Aulas à l’été 2003 lors de la Coupe des Confédérations pour récupérer le phénomène, me convoquer pour ajouter ma voix à la sienne devant le président. Eto’o a bien failli venir à Lyon, ça s’est joué à pas grand chose mais il n’était pas question pour le Camerounais de s’asseoir sur des détails financiers…

Les anciens me disaient qu’il n’écoutait pas assez les conseils mais il traçait sa route, conscient qu’un destin en 3D se profilait. Sans jamais oublier ses racines. Ses amis de galère, Sonor, Serge et les autres, sont restés à ses côtés, c’était leur promesse de départ comme on grave dans l’écorce du chêne centenaire ses amours de jeunesse. L’an passé, je suis allé le voir à Moscou. Quand tant de cassandres annonçaient la fin d’une belle histoire, lui répondait : «Je ne vais pas m’enterrer… » Il ne s’était pas trompé. Le voilà leader du championnat russe avec l’
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