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Le 27.e lecteur Le 27.e lecteur a écrit le 6 juillet 2012 à 14h23
Ville fantôme africaine cherche habitants

Une ville angolaise, nouvellement construite par une compagnie d’Etat chinoise, s'est retrouvée abandonnée un an après sa construction. L’Angola, dont la capitale est surpeuplée, a payé la société en pétrole !

Après l’Europe et les Etats-Unis, voici que le syndrome de la ville fantôme attaque l’Afrique. Elle était censée héberger 500 000 personnes, mais des images inquiétantes montrent comment Nova Cidade de Kilamba, en Angola, est devenue la toute première ville fantôme flambant neuve du continent Noir. Construite non loin de Luanda, la capitale, cette ville abrite 750 bâtiments de huit étages, douze écoles et plus de cent boutiques, indique le site de la BBC. Soit tous les éléments nécessaires à l’épanouissement d’une société. Mais Nova Cidade n’a toujours pas réussi à attirer des habitants, incapables de payer les 75 000 euros que coûte un appartement. Ceci, dans un pays où les deux tiers de la population vivent avec moins de 2 dollars par jour.

Le constructeur payé en pétrole

Cette ville a été bâtie par une compagnie d'Etat chinoise – la China International Trust and Investment Corporation (Citic) – pour près de 3,5 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros). En contrepartie de cet investissement immobilier gigantesque, le consortium asiatique a été rétribué en pétrole par l’Etat angolais. Dans cette ancienne colonie portugaise, dont la capitale souffre de surpopulation (5 millions d’habitants), les citoyens les moins favorisés gardent un goût doux-amer du projet. Sebastiao Antonio, jeune de 17 ans, interrogé par la BBC, a déclaré : « j’aime vraiment cet endroit ». Et d’ajouter : « il y a des parkings, des endroits pour jouer au football, au basket ou au Handball. C’est très calme ». Cependant, avec sa famille, il se heurte, comme beaucoup d’ouvriers, au frein financier. Questionné sur un éventuel emménagement, il a répondu : « en aucun cas, car nous n’en avons pas les moyens. C’est impossible. En plus, il n’y aurait pas de travail pour mes parents ».
Badr Lebnioury - ©2012 LaVieImmo.com
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