en raison du manque d’imagination de ceux qui ont la mission de le conduire, en raison de l’absence de repentance de la part de tous ceux qui ont posé des actes criminels contre ce pays et son peuple avant, pendant et après la crise post-électorale et qui se recrutent dans tous les camps.
Comment avons-nous pensé un seul instant qu’avec les pensées que nous nourrissions, notre équipe pouvait remporter cette coupe ?
N’a-t-on pas dit et écrit d’un côté que Ouattara porte chance, qu’il était premier ministre quand les Eléphants ont remporté pour la première fois cette coupe en 1992 et qu’étant de nouveau à la tête de ce pays et contrairement à ce « poisseux de Gbagbo », il allait encore la remporter ?
N’a-t-on pas dit et écrit qu’une éventuelle victoire des Eléphants serait le « parachèvement de l’œuvre de Gbagbo » ?
N’a-t-on pas fait circuler des sms idiots demandant à des Ivoiriens de prier pour que les Eléphants remportent cette coupe afin que le chef de l’Etat décède parce que Houphouët-Boigny est décédé un an après la victoire des Eléphants au Sénégal ?
Comment pouvait-on penser qu’une telle désunion des cœurs et des esprits autour de cette équipe nationale pouvait la conduire à la victoire ?
Qu’aurions-nous fait d’ailleurs de cette victoire, dans le contexte actuel ? L’utiliser pour décréter que la réconciliation est effective ?
L’utiliser pour cacher les souffrances qu’endurent au quotidien les Ivoiriens, abandonnés par des dirigeants dont l’action jusque-là n’a contribué en rien à l’amélioration de leurs conditions précaires de vie, des Ivoiriens étranglés par une cherté de la vie absolument insupportable et qui ne savent plus à quels saints se vouer ?
L’utiliser pour cacher les magouilles dans la passation des marchés publics et qui viennent d’être découvertes ?
Certes, une victoire de notre équipe nous aurait procuré quelque légitime joie.
Mais cette défaite, quelque difficile qu’elle soit à supporter ou même à accepter sur le plan purement sportif, va faire plus de bien que de mal à ce pays.
Elle va faire comprendre à nos dirigeants et autres politiciens des «temps qui tanguent» qu’on ne se moque pas impunément d’un peuple, qu’on n’est pas sorti, malgré les discours démagogiques, de la zone de turbulence et qu’il faut maintenant laisser les bavardages stériles pour poser des actes positivement féconds, de vrais actes de réconciliation et de bonne gouvernance.
Comme on le voit, cette défaite permet de continuer à penser que Dieu continue d’aimer ce p
Comment avons-nous pensé un seul instant qu’avec les pensées que nous nourrissions, notre équipe pouvait remporter cette coupe ?
N’a-t-on pas dit et écrit d’un côté que Ouattara porte chance, qu’il était premier ministre quand les Eléphants ont remporté pour la première fois cette coupe en 1992 et qu’étant de nouveau à la tête de ce pays et contrairement à ce « poisseux de Gbagbo », il allait encore la remporter ?
N’a-t-on pas dit et écrit qu’une éventuelle victoire des Eléphants serait le « parachèvement de l’œuvre de Gbagbo » ?
N’a-t-on pas fait circuler des sms idiots demandant à des Ivoiriens de prier pour que les Eléphants remportent cette coupe afin que le chef de l’Etat décède parce que Houphouët-Boigny est décédé un an après la victoire des Eléphants au Sénégal ?
Comment pouvait-on penser qu’une telle désunion des cœurs et des esprits autour de cette équipe nationale pouvait la conduire à la victoire ?
Qu’aurions-nous fait d’ailleurs de cette victoire, dans le contexte actuel ? L’utiliser pour décréter que la réconciliation est effective ?
L’utiliser pour cacher les souffrances qu’endurent au quotidien les Ivoiriens, abandonnés par des dirigeants dont l’action jusque-là n’a contribué en rien à l’amélioration de leurs conditions précaires de vie, des Ivoiriens étranglés par une cherté de la vie absolument insupportable et qui ne savent plus à quels saints se vouer ?
L’utiliser pour cacher les magouilles dans la passation des marchés publics et qui viennent d’être découvertes ?
Certes, une victoire de notre équipe nous aurait procuré quelque légitime joie.
Mais cette défaite, quelque difficile qu’elle soit à supporter ou même à accepter sur le plan purement sportif, va faire plus de bien que de mal à ce pays.
Elle va faire comprendre à nos dirigeants et autres politiciens des «temps qui tanguent» qu’on ne se moque pas impunément d’un peuple, qu’on n’est pas sorti, malgré les discours démagogiques, de la zone de turbulence et qu’il faut maintenant laisser les bavardages stériles pour poser des actes positivement féconds, de vrais actes de réconciliation et de bonne gouvernance.
Comme on le voit, cette défaite permet de continuer à penser que Dieu continue d’aimer ce p

