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DJOKO DJOKO de Köln a écrit le 10 février 2012 à 14h53
COMMUNIQUE DE L'ADDEC

Sept étudiants, membres de l'Addec (l’Association pour la Défense des Droits des Étudiants du Cameroun) ont été interpellés ce matin à l’hôpital gynéco-obstétrique de Ngousso (Yaoundé) alors qu'ils essayaient de rendre visite à Vanessa TCHATCHOU. Avec eux il y avait et l’artiste musicien Valsero et Vincent sosthène Fouda, homme politique engagé depuis longtemps pour la manifestation de la vérité dans l’affaire Vanessa Tchatchou. Leur arrestation est du reste intervenue après que les forces dites "de l’ordre" se soient permis de les tabassés publiquement, comme une manière de jouissance de l’idiot, pour bien montrer l’idée qu’on se fait au Cameroun, dans leur corps de métier, des droits humains les plus basiques. Ils sont depuis lors détenus au commissariat central N° 1 de la ville de Yaoundé.

Voici la liste des étudiants interpelés : Tchaleu Bartelemy, Essako Raoul, Bayemi André, Njouonkou Souleman, Theodora Ngo Balimhag, Sape Cyrille et Nzouabet Kweto Hervé ; ces trois derniers étant respectivement censeure n° 1, secrétaire général et président de l’Addec.

L’Addec dénonce ces arrestations avec la dernière énergie et s’insurge contre la propension de plus en plus affichée des autorités camerounaises à punir la vertu de ceux qui défendent les droits les plus fondamentaux des citoyens et à protéger le crime. Elle exige la libération immédiate de ses membres arrêtés et réaffirme sa détermination à marcher au côté de la jeune élève Vanessa Tchatchou dans le combat qu’elle mène depuis sept mois pour retrouver son bébé, malgré l’adversité et l’arrogance scandaleuse des autorités qui avaient pourtant le devoir de la protéger de l’arbitraire.

L’Addec appelle instamment toute la Communauté étudiante nationale à se joindre à cette résistance héroïque contre l’injustice la plus ignoble qui consiste à martyriser une jeune mère déjà inconsolable de s’être vue arracher le fruit de ses entrailles. Nous appelons toute la jeunesse camerounaise à se mobiliser contre ce crime et à rester en éveil, aux côtés de Vanessa, jusqu’à ce que justice soit faite.

Nan Laara, an Saara
Si nous nous couchons, nous sommes morts.
Merci de patienter...
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