« Pour l'instant, nous n'en savons rien », déplore un chef d'entreprise membre du Groupement interpatronal du Cameroun. Il n'est pas sûr que l'orage qui a tiré Victor Fotso d'une paisible retraite à Bandjoun (ouest du pays) soit terminé.
Affaire Albatros
Fin de partie pour Yves-Michel Fotso ? Son ascension fulgurante a en tout cas été brisée par l'éclatement de l'affaire Albatros, née de soupçons de détournement de fonds publics destinés à l'achat (avorté) d'un Boeing présidentiel. L'infortune de l'héritier, choisi par Victor Fotso au sein d'une fratrie comptant une bonne centaine d'enfants, enhardit certains de ses frères et soeurs, qui mettent tout en oeuvre pour le déstabiliser. Pris en étau entre les vieilles rancunes familiales et les rivalités professionnelles exacerbées, Yves-Michel Fotso est poussé vers la sortie et officiellement « mis en réserve » de l'entreprise. Il est vrai que son indisponibilité commençait à en entraver la bonne marche. D'autant que le verdict ne semble pas près de tomber dans son affaire, dont l'instruction pourrait encore durer.
Loin de se limiter au monde des affaires, la rupture entre les deux hommes est passionnelle. Selon ses proches, le fils n'a pas supporté le silence du père depuis le déclenchement de ses ennuis judiciaires. Victor Fotso est pourtant réputé proche du président de la République, Paul Biya, qui suit de près l'affaire Albatros. Le patriarche n'a pas assisté au mariage de son fils, célébré à la prison de Yaoundé en mai dernier. Il ne l'a revu que le 9 juin, dans une pièce du pénitencier, lors d'une conciliation. Peine perdue. Victor Fotso n'est pas sorti de sa réserve. Il sait ce qu'il doit aux régimes d'Ahmadou Ahidjo et de Paul Biya, qui ont favorisé son ascension. Cet autodidacte a par exemple obtenu l'unique agrément délivré au Cameroun pour la fabrication de piles électriques, en récompense de services rendus au pays ; il avait notamment offert 600 bouteilles de champagne Laurent-Perrier Grand Siècle pour le bal du dixième anniversaire des indépendances, en janvier 1970...
Affaire Albatros
Fin de partie pour Yves-Michel Fotso ? Son ascension fulgurante a en tout cas été brisée par l'éclatement de l'affaire Albatros, née de soupçons de détournement de fonds publics destinés à l'achat (avorté) d'un Boeing présidentiel. L'infortune de l'héritier, choisi par Victor Fotso au sein d'une fratrie comptant une bonne centaine d'enfants, enhardit certains de ses frères et soeurs, qui mettent tout en oeuvre pour le déstabiliser. Pris en étau entre les vieilles rancunes familiales et les rivalités professionnelles exacerbées, Yves-Michel Fotso est poussé vers la sortie et officiellement « mis en réserve » de l'entreprise. Il est vrai que son indisponibilité commençait à en entraver la bonne marche. D'autant que le verdict ne semble pas près de tomber dans son affaire, dont l'instruction pourrait encore durer.
Loin de se limiter au monde des affaires, la rupture entre les deux hommes est passionnelle. Selon ses proches, le fils n'a pas supporté le silence du père depuis le déclenchement de ses ennuis judiciaires. Victor Fotso est pourtant réputé proche du président de la République, Paul Biya, qui suit de près l'affaire Albatros. Le patriarche n'a pas assisté au mariage de son fils, célébré à la prison de Yaoundé en mai dernier. Il ne l'a revu que le 9 juin, dans une pièce du pénitencier, lors d'une conciliation. Peine perdue. Victor Fotso n'est pas sorti de sa réserve. Il sait ce qu'il doit aux régimes d'Ahmadou Ahidjo et de Paul Biya, qui ont favorisé son ascension. Cet autodidacte a par exemple obtenu l'unique agrément délivré au Cameroun pour la fabrication de piles électriques, en récompense de services rendus au pays ; il avait notamment offert 600 bouteilles de champagne Laurent-Perrier Grand Siècle pour le bal du dixième anniversaire des indépendances, en janvier 1970...

