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Le 27e Lecteur Le 27e Lecteur a écrit le 6 février 2012 à 13h49
Curieuse libération de Bertin Kisob

«Je me suis échappé parce que ces personnes avec qui la révolution devrait avoir lieu me faisaient grandement confiance. Vous savez avec mes déclarations dans les medias tels BBC Afrique, Rfi etc et sur les réseaux sociaux, personne ne pouvait croire que moi, soit disant leader de ce mouvement allait faire chemin retour. C’est moi qui détenais les téléphones, je répondais aux interviews, alors j’ai donc saisi cette liberté et cette confiance pour me rendre aux autorités».

Pour sa libération, Bertin Kisob dit avoir contacté des personnes qui l’ont mis en contact avec le chef de l’état : «j’avais avec moi des preuves solides, des noms et des éléments tangibles et j’ai pensé qu’il ne fallait pas vendre nos richesses aux occidentaux. J’avais juste compris que ce qu’il appelait révolution allait plutôt appauvrir notre pays. Je courrai le risque parce que l’Etat pouvait ne pas me croire. Je me suis rendu au lieu de rendez-vous fixer par les autorités et c’est là où j’ai été récupéré par les force de défense camerounaises». Il a indiqué avoir été bien traité. «J’étais en résidence surveillée, j'avais des personnes pour s’occuper de moi, des médecins, une villa climatisée avec télévision, les visites étaient interdites y compris des appels, je n’avais pas le droit de quitter l’enceinte de cette résidence dite du mont Mfebe».
«Je ne regrette pas d'être revenu, et je remercie le président Biya qui m’a cru malgré les erreurs commises», a-t-il dit. «Je lance un appel aux hommes politiques pour qu’ils ne tombent pas dans ce piège des occidentaux », a-t-il tenu à dire. Bertin Kisob, annonce que sa vie est menacée « ces individus font tout pour me supprimer, je leur dis que j’ai tout documenté et la vérité va sortir si je disparais brusquement»

Libération pas encore justifiée

Ce candidat recalé à l’élection présidentielle du 9 octobre dernier, Bertin Kisob avait revendiqué une fusillade au pont du Wouri à Douala, le 29 septembre 2011. Mais aussi l’assassinat de deux gendarmes dans la péninsule de Bakassi, le 9 octobre, sous la bannière de l’Armée de libération du peuple camerounais. Kisob se disait, déterminé à «mettre un terme au long règne de Paul Biya et instaurer la démocratie au Cameroun». Début novembre 2011 après la présidentielle qui a vu le président Biya réélu, une source militaire confirme que Bertin Kisob est aux arrêts. Les responsables de l’armée contactés se montrent plutôt embarrassés, mais finissent par reconnaître que «personne ne peut défier l
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