On ne prête qu’aux riches
Mais, au Royaume-Uni comme ailleurs, le vieil adage selon lequel « on ne prête qu’aux riches » s’applique à merveille. La dette cumulée de la Premier League est estimée à 3 milliards d’euros, ce qui a fait dire récemment au Premier ministre, Gordon Brown, que « certains clubs ont des niveaux de dette bien supérieurs aux revenus qu’ils sont en mesure de tirer de leur activité footballistique et des droits télévisés ».
Le glorieux Manchester United (MU), par exemple, ploie sous une dette de 900 millions d’euros. En 2005, le club aux dix-huit titres nationaux et aux trois Ligues des Champions a été racheté par le milliardaire américain Malcolm Glazer, via Red Football Ltd, sa société d’investissements, pour 1,2 milliard d’euros. Mais l’intégralité de cette somme a été empruntée aux banques, tandis que les intérêts annuels (91 millions d’euros en 2009) sont pris en charge par le club. Du coup, les supporteurs des Red Devils craignent que MU soit acculé à vendre son stade d’Old Trafford, son luxueux centre d’entraînement de Carrington et ses meilleurs joueurs, notamment Wayne Rooney. « Glazer a racheté le club en générant de la dette qu’il fait supporter à United. Et il vient de lancer une émission obligataire de 570 millions d’euros pour refinancer la dette », rappelle Vincent Chaudel, responsable du département sport d’Ineum Consulting, à Paris.
Heureusement, les recettes du club sont considérables. Les droits télé, qui sont encore garantis pour plusieurs années, sont très élevés en Angleterre et représentent 30 % du budget. Il y a aussi la billetterie, puisque le stade (75 000 places) est toujours plein et que la crise n’a pas eu d’incidence sur la fréquentation. Enfin, la vente de produits dérivés (maillots, écharpes et gadgets divers) marche très, très bien. Le chiffre d’affaires de MU avoisine 300 millions d’euros. « La dette représente trois ans de chiffre d’affaires, ce qui n’est certes pas négligeable », commente Chaudel. Pourtant, la crise financière a affecté certaines sources de revenus, en particulier les recettes commerciales (sponsoring, vente de loges, etc.).
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Les lourdes dettes des clubs européens | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
Mais, au Royaume-Uni comme ailleurs, le vieil adage selon lequel « on ne prête qu’aux riches » s’applique à merveille. La dette cumulée de la Premier League est estimée à 3 milliards d’euros, ce qui a fait dire récemment au Premier ministre, Gordon Brown, que « certains clubs ont des niveaux de dette bien supérieurs aux revenus qu’ils sont en mesure de tirer de leur activité footballistique et des droits télévisés ».
Le glorieux Manchester United (MU), par exemple, ploie sous une dette de 900 millions d’euros. En 2005, le club aux dix-huit titres nationaux et aux trois Ligues des Champions a été racheté par le milliardaire américain Malcolm Glazer, via Red Football Ltd, sa société d’investissements, pour 1,2 milliard d’euros. Mais l’intégralité de cette somme a été empruntée aux banques, tandis que les intérêts annuels (91 millions d’euros en 2009) sont pris en charge par le club. Du coup, les supporteurs des Red Devils craignent que MU soit acculé à vendre son stade d’Old Trafford, son luxueux centre d’entraînement de Carrington et ses meilleurs joueurs, notamment Wayne Rooney. « Glazer a racheté le club en générant de la dette qu’il fait supporter à United. Et il vient de lancer une émission obligataire de 570 millions d’euros pour refinancer la dette », rappelle Vincent Chaudel, responsable du département sport d’Ineum Consulting, à Paris.
Heureusement, les recettes du club sont considérables. Les droits télé, qui sont encore garantis pour plusieurs années, sont très élevés en Angleterre et représentent 30 % du budget. Il y a aussi la billetterie, puisque le stade (75 000 places) est toujours plein et que la crise n’a pas eu d’incidence sur la fréquentation. Enfin, la vente de produits dérivés (maillots, écharpes et gadgets divers) marche très, très bien. Le chiffre d’affaires de MU avoisine 300 millions d’euros. « La dette représente trois ans de chiffre d’affaires, ce qui n’est certes pas négligeable », commente Chaudel. Pourtant, la crise financière a affecté certaines sources de revenus, en particulier les recettes commerciales (sponsoring, vente de loges, etc.).
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