Les Camerounais ont une fois de plus vécu le cauchemar de 2006, lorsque Pierre Womé avait raté le pénalty pendant les arrêts de jeu du match contre l’Egypte, privant ainsi les Lions Indomptables de la Coupe du monde. La déception des spectateurs était grande. On a parlé alors de sacrifices à faire pour les ancêtres de Mfandena, le quartier sur lequel est bâti le stade Ahmadou Ahidjo…
Samedi dernier, une scène identique s’est produite et dans les mêmes conditions : le même stade, les arrêts de jeu, les mêmes goals, le même public surchauffé. Sauf que cette fois, c’est le capitaine des Lions lui-même, Samuel Eto’o, qui a raté le pénalty à la dernière minute du match alors que le score était de 0-0. Un cauchemar pour tout le peuple camerounais. Au cours de la conférence de presse d’après-match, Samuel Eto’o a présenté ses excuses à tout le peuple camerounais et pris ses responsabilités. « Je demande pardon… Dieu n’a pas voulu que je marque. Mais s’il y a un nouveau penalty, je le tirerai », a-t-il déclaré après le match. Troisième du groupe E, à cinq point du Sénégal, le Cameroun a presque dit adieu à la CAN 2012. Il doit gagner ses deux derniers matches et compter sur deux défaites du Sénégal pour terminer premier du groupe. Ce qui semble presque impossible. A la fin de la rencontre, des véhicules transportant les supporters de Lions de la Teranga ont également été cassés par des Camerounais en colère. Seul le bus ayant à son bord les Lions de la Teranga a été applaudi à son passage.
Chars anti-émeute, barricades et gaz lacrymogènes…
Comme en 2006, les rues de la capitale ont été prises d’assaut par des Camerounais déçus, non par la prestation des Lions Indomptables, mais par le but raté de Samuel Eto’o. Cinq chars anti-émeute, qu’on appelle ici « Abraham », ont tenté de disperser une foule de jeunes en furie et décidé d’en découdre avec le capitaine : « J’ai volé 40 000 FCFA à ma mère pour payer une place dans la tribune présidentielle et voir comment Samuel Eto’o allait marquer un but. Il n’a pas pu le faire. Si on avait gagné j’aurais raconté à ma mère que c’était pour les Lions, maintenant que vais-je lui dire ? », lance Cyrano, un jeune en colère. Une bouteille de pétrole dans une main, un briquet dans l’autre, il met du feu sur les barricades dressées sur la chaussée non loin du stade Ahmadou Ahidjo. Il n’est pas le seul à nourrir cette colère : « Aujourd’hui je vais casser le pied d’Eto’o. Nous allons brûler leur bus et au moins 40 maisons. Comment peuvent-ils venir nous souiller ainsi chez
Samedi dernier, une scène identique s’est produite et dans les mêmes conditions : le même stade, les arrêts de jeu, les mêmes goals, le même public surchauffé. Sauf que cette fois, c’est le capitaine des Lions lui-même, Samuel Eto’o, qui a raté le pénalty à la dernière minute du match alors que le score était de 0-0. Un cauchemar pour tout le peuple camerounais. Au cours de la conférence de presse d’après-match, Samuel Eto’o a présenté ses excuses à tout le peuple camerounais et pris ses responsabilités. « Je demande pardon… Dieu n’a pas voulu que je marque. Mais s’il y a un nouveau penalty, je le tirerai », a-t-il déclaré après le match. Troisième du groupe E, à cinq point du Sénégal, le Cameroun a presque dit adieu à la CAN 2012. Il doit gagner ses deux derniers matches et compter sur deux défaites du Sénégal pour terminer premier du groupe. Ce qui semble presque impossible. A la fin de la rencontre, des véhicules transportant les supporters de Lions de la Teranga ont également été cassés par des Camerounais en colère. Seul le bus ayant à son bord les Lions de la Teranga a été applaudi à son passage.
Chars anti-émeute, barricades et gaz lacrymogènes…
Comme en 2006, les rues de la capitale ont été prises d’assaut par des Camerounais déçus, non par la prestation des Lions Indomptables, mais par le but raté de Samuel Eto’o. Cinq chars anti-émeute, qu’on appelle ici « Abraham », ont tenté de disperser une foule de jeunes en furie et décidé d’en découdre avec le capitaine : « J’ai volé 40 000 FCFA à ma mère pour payer une place dans la tribune présidentielle et voir comment Samuel Eto’o allait marquer un but. Il n’a pas pu le faire. Si on avait gagné j’aurais raconté à ma mère que c’était pour les Lions, maintenant que vais-je lui dire ? », lance Cyrano, un jeune en colère. Une bouteille de pétrole dans une main, un briquet dans l’autre, il met du feu sur les barricades dressées sur la chaussée non loin du stade Ahmadou Ahidjo. Il n’est pas le seul à nourrir cette colère : « Aujourd’hui je vais casser le pied d’Eto’o. Nous allons brûler leur bus et au moins 40 maisons. Comment peuvent-ils venir nous souiller ainsi chez

