Des fluctuations du cacao, qui ont atteint leur plus haut niveau depuis 1979 le 22 février dernier à cause de la crise ivoirienne, le fonds de pension britannique Armajaro a certainement profité. L’une de ses activités, le négoce de produits agro-alimentaires, est incarnée par Armajaro Trading Limited, « leader du marché de la durabilité en Côte d’Ivoire », dont la direction Afrique est assurée par Loïc Folloroux, le beau-fils d’Alassane Ouattara. La stratégie d’Armajero : « paralyser l’offre par des achats massifs », selon Money Week. Ainsi, en juillet 2010, Armajaro est à l’origine de l’achat de 241 000 tonnes de cacao. Une opération « non conforme » du fait de la livraison physique de la marchandise qui pourrait « remplir cinq fois le Titanic », lit-on dans un article du journal économique Les Afriques signé par Guy Gweth, conseiller en intelligence économique.
Cette opération « légale » d’un milliard de dollars, « la plus importante jamais réalisée depuis 1994 », a également « provoqué une flambée des prix », indique France 24. « Peu de temps après la transaction, la tonne est montée à 2 725 livres (3 247 euros) », son niveau le plus haut depuis septembre 1977. La transaction a secoué le marché mondial du cacao bien que les prix soient revenus à la normale. Même la multinationale Nestlé, « qui absorbe à (...) 400 000 tonnes/an (soit 12% de la production mondiale) », ne se serait même pas risquée à la réaliser. En outre, la quantité acquise représente « la quasi-totalité des stocks européens et 7 % de la production annuelle mondiale ». Ce cacao stocké en Europe aurait été revendu en décembre notamment, indique Financial Times avec quelques pertes mais l’opération aurait permis au hedge fund d’améliorer ses performances.
La dernière opération de ce type du co-fondateur d’Armajaro, Anthony Ward, surnommé "Chocfinger (Chocolate Finger)", remonte à août 2002. Celui dont certains pensent qu’il « saurait des choses que les autres ne savent pas privilégiées », s’était porté acquéreur de « 203 320 tonnes de cacao, juste avant de voir les prix passer de 1400 à 1 600 livres la tonne ». Gain de l’opération : « près de 60 millions de dollars », rapporte Les Afriques. Anthony Ward aurait spéculé sur « une hausse du prix de la fève, fondée, selon lui, sur l’instabilité politique dans le Nord de la Côte d’Ivoire », indique Money Week. Le 19 septembre 2002, la rébellion des Forces nouvelles (FN) tentera de renverser le régime de Laurent Gbagbo. Ces derniers mois, les ventes du stock de cacao d’Armajaro auraie
Cette opération « légale » d’un milliard de dollars, « la plus importante jamais réalisée depuis 1994 », a également « provoqué une flambée des prix », indique France 24. « Peu de temps après la transaction, la tonne est montée à 2 725 livres (3 247 euros) », son niveau le plus haut depuis septembre 1977. La transaction a secoué le marché mondial du cacao bien que les prix soient revenus à la normale. Même la multinationale Nestlé, « qui absorbe à (...) 400 000 tonnes/an (soit 12% de la production mondiale) », ne se serait même pas risquée à la réaliser. En outre, la quantité acquise représente « la quasi-totalité des stocks européens et 7 % de la production annuelle mondiale ». Ce cacao stocké en Europe aurait été revendu en décembre notamment, indique Financial Times avec quelques pertes mais l’opération aurait permis au hedge fund d’améliorer ses performances.
La dernière opération de ce type du co-fondateur d’Armajaro, Anthony Ward, surnommé "Chocfinger (Chocolate Finger)", remonte à août 2002. Celui dont certains pensent qu’il « saurait des choses que les autres ne savent pas privilégiées », s’était porté acquéreur de « 203 320 tonnes de cacao, juste avant de voir les prix passer de 1400 à 1 600 livres la tonne ». Gain de l’opération : « près de 60 millions de dollars », rapporte Les Afriques. Anthony Ward aurait spéculé sur « une hausse du prix de la fève, fondée, selon lui, sur l’instabilité politique dans le Nord de la Côte d’Ivoire », indique Money Week. Le 19 septembre 2002, la rébellion des Forces nouvelles (FN) tentera de renverser le régime de Laurent Gbagbo. Ces derniers mois, les ventes du stock de cacao d’Armajaro auraie

