Douala : La police disperse une manifestation de 1000 personnes pro-Gbagbo
Munis des drapeaux ivoiriens, environ 1.000 conducteurs de motos-taxis ont été dispersés hier à coups de gaz lacrymogène et de char à eau devant le siège de Canal 2 International.
«Cette manifestation n’avait rien à voir avec le Syndicat national des exploitants de motos- taxis du Cameroun. Des personnes se sont levées spontanément pour faire entendre leur voix et pour manifester leur soutien à une personnalité. Cette manifestation des conducteurs de motos-taxis n’engage pas notre Syndicat». C’est la mise au point de Georges Bedime, vice-président national du Syndicat national des exploitants de motos-taxis du Cameroun (Synemocam). Hier mardi 5 avril 2011, un millier de conducteurs de motos-taxis ont amorcé un tour de ville de Douala, en faisant des escales aux sièges des télévisions basées dans la métropole économique.
Brandissant des magazines avec la photo de Laurent Gbagbo à la une, des drapeaux ivoiriens, et des cartons sur lesquels on pouvait lire : «Gbagbo le nationaliste», «Gbagbo, on te soutient», «Non au néocolonialisme », «Abat la France», «On veut sauver Gbagbo», etc.
Ces conducteurs de motos-taxis qui semblaient bien organisés, ont débuté leur tour de ville par le carrefour Feu rouge Bessenguè. Après 2 kilomètres de route, la première escale a lieu au siège de la radio et télévision Equinoxe au carrefour mobil Bonakouamang, où ils ont crié leur soutien au président sortant de la Côte d’Ivoire sous les caméras de la chaîne Equinoxe télévision.
Ensuite, le cortège a poursuivi sa route jusqu’au siège de Ltm Tv, située au quartier Bali, où Dinaly, la patronne de cette chaîne de télévision privée, leur adressé un salut appuyé, également sous les caméras sa télévision. C’est au siège de Canal 2 International situé au quartier Bonapriso que ces «bendskiners» pro-Gbagbo ont vu leur parcours stoppé net.
En effet, pendant qu’ils étaient en train de crier leur soutien au président sortant ivoirien devant les cameras de cette chaîne de télévision privée, que les policiers du Groupement mobile d’intervention (Gmi), qui ont été appelés, ont surgi et ont dispersé la manifestation à coups de gaz lacrymogène et de chars à eau. Les locaux de Canal 2 International, de même que les journalistes et cameramen de cette chaîne, n’ont pas été épargnés par la police. «Je ne comprends pas pourquoi on nous chasse, alors que notre manifestation est pacifique», déplore un conducteur de moto taxi.
Au Cameroun
Munis des drapeaux ivoiriens, environ 1.000 conducteurs de motos-taxis ont été dispersés hier à coups de gaz lacrymogène et de char à eau devant le siège de Canal 2 International.
«Cette manifestation n’avait rien à voir avec le Syndicat national des exploitants de motos- taxis du Cameroun. Des personnes se sont levées spontanément pour faire entendre leur voix et pour manifester leur soutien à une personnalité. Cette manifestation des conducteurs de motos-taxis n’engage pas notre Syndicat». C’est la mise au point de Georges Bedime, vice-président national du Syndicat national des exploitants de motos-taxis du Cameroun (Synemocam). Hier mardi 5 avril 2011, un millier de conducteurs de motos-taxis ont amorcé un tour de ville de Douala, en faisant des escales aux sièges des télévisions basées dans la métropole économique.
Brandissant des magazines avec la photo de Laurent Gbagbo à la une, des drapeaux ivoiriens, et des cartons sur lesquels on pouvait lire : «Gbagbo le nationaliste», «Gbagbo, on te soutient», «Non au néocolonialisme », «Abat la France», «On veut sauver Gbagbo», etc.
Ces conducteurs de motos-taxis qui semblaient bien organisés, ont débuté leur tour de ville par le carrefour Feu rouge Bessenguè. Après 2 kilomètres de route, la première escale a lieu au siège de la radio et télévision Equinoxe au carrefour mobil Bonakouamang, où ils ont crié leur soutien au président sortant de la Côte d’Ivoire sous les caméras de la chaîne Equinoxe télévision.
Ensuite, le cortège a poursuivi sa route jusqu’au siège de Ltm Tv, située au quartier Bali, où Dinaly, la patronne de cette chaîne de télévision privée, leur adressé un salut appuyé, également sous les caméras sa télévision. C’est au siège de Canal 2 International situé au quartier Bonapriso que ces «bendskiners» pro-Gbagbo ont vu leur parcours stoppé net.
En effet, pendant qu’ils étaient en train de crier leur soutien au président sortant ivoirien devant les cameras de cette chaîne de télévision privée, que les policiers du Groupement mobile d’intervention (Gmi), qui ont été appelés, ont surgi et ont dispersé la manifestation à coups de gaz lacrymogène et de chars à eau. Les locaux de Canal 2 International, de même que les journalistes et cameramen de cette chaîne, n’ont pas été épargnés par la police. «Je ne comprends pas pourquoi on nous chasse, alors que notre manifestation est pacifique», déplore un conducteur de moto taxi.
Au Cameroun

