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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOHN BARRICK JOHN BARRICK a écrit le 2 avril 2011 à 8h53
Certains craignent pourtant que la bataille d'Abidjan n'entraîne un bain de sang.

Il est vrai qu'en plus des Jeunes Patriotes Laurent Gbagbo peut encore jouer de la solide assise populaire dont il dispose à Abidjan, où près de 55% des électeurs ont voté pour lui en novembre dernier. On peut imaginer qu'une partie de ses partisans descendent dans la rue afin de lui apporter leur soutien. Cependant, il convient de souligner que les Ivoiriens, confrontés depuis septembre 2002 à une crise interminable, éprouvent une grande lassitude. Ils ont d'ailleurs exprimé leur volonté de changement lors de la dernière présidentielle. Enfin, je ne suis pas certain que les Forces républicaines de Côte d'Ivoire loyales à Alassane Ouattara fassent le choix d'entrer en force dans Abidjan, au risque de provoquer un bain de sang.

Quelle est l'alternative?

On peut imaginer qu'elles encerclent la capitale économique afin d'étouffer un peu plus le régime et de précipiter les dernières défections. Si le Conseil de sécurité de l'ONU vote la résolution interdisant l'usage des armes lourdes à Abidjan, l'Onuci et les 900 soldats de «Licorne» pourront en outre désarmer les unités restées fidèles à Gbagbo. Elles chercheront sans doute aussi à bloquer l'aéroport. À partir de là, le président sortant n'aura plus le choix qu'entre la reddition et une hypothétique fuite à l'étranger. À moins qu'il ne choisisse de «mourir en martyre», comme il en a récemment exprimé l'intention devant des visiteurs.
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