Les Lions Indomptables ont tout à perdre le 26 mars prochain à Dakar. Engoncés dans une crise qui n'en finit pas de pourrir l'atmosphère au sein de la tanière, ils pourraient se retrouver dans un creux au delà du choc annoncé dans la capitale sénégalaise.
Sur un plan historique, la sélection nationale se trouve dans la chute d'un cycle parvenu à son sommet lors de la CAN 2004 avec un quart de finale perdu face au Nigéria d'Augustine "Jay Jay" Okocha. Par la suite, deux générations croisées réussiront à maintenir la galère à flot avec plus ou moins de réussite mais surtout grâce à un parcours particulier en 2008 au Ghana. Toujours aussi folklorique dans la gestion des hommes et des choses, les dirigeants camerounais se vanteront alors d'avoir atteint la finale après une victoire historique sur le Ghana. Et malgré la défaite devant les Pharaons d'Égypte, plusieurs se satisferont du parcours, pourtant cahotique des Lions.
Deux ministres et trois staffs technique et demi plus tard, on prend presque les mêmes et on recommence. Malheureusement, la loi de la nature est têtue et les travers, cette fois, sont impitoyables. Les Lions Indomptables sombrent corps et âme en Angola 2010 d'abord puis en Afrique du Sud. Depuis, rien sinon que des échanges d'amabilités pour les uns et d'indélicatesses pour les autres.
Sportivement, les Lions Indomptables sont attendus à plus d'un carrefour et la survie du mythe ne tient vraiment qu'à un fil. Celui d'un capitaine étincellant dans son costume intériste. Sauf que la grande forme de Samuel Eto'o en club se justifie par un groupe huilé et dirigée savamment par un entraîneur qui sait où il va sans avoir à se méfier des crocs-en-jambe de sa hiérarchie. Cette dernière voudrait une équipe qui gagne et les moyens de le faire suivent. Ses performances moyennes en équipe nationale sont dues à des facteurs que nous avons mille fois énumérés. À ses côtés, en dehors de titulaires indiscutables comme Nicolas Nkoulou, Stéphane Mbia ou Aurélien Chedjou, il y a des joueurs qui jouent les fesses serrées tant leur statut et leur sort sont accrochés à l'humeur vagabonde des caciques du football camerounais. La marge dont dispose le staff s'en trouve d'autant réduite et on ne se surprend jamais de voir un collectif souvent approximatif sur les pelouses.
Samedi 26 mars 2011 au Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, la sélection nationale camerounaise sera face à elle-même et face à l'histoire. Double rendez-vous parce qu'elle aura en face, une opposition différe
Sur un plan historique, la sélection nationale se trouve dans la chute d'un cycle parvenu à son sommet lors de la CAN 2004 avec un quart de finale perdu face au Nigéria d'Augustine "Jay Jay" Okocha. Par la suite, deux générations croisées réussiront à maintenir la galère à flot avec plus ou moins de réussite mais surtout grâce à un parcours particulier en 2008 au Ghana. Toujours aussi folklorique dans la gestion des hommes et des choses, les dirigeants camerounais se vanteront alors d'avoir atteint la finale après une victoire historique sur le Ghana. Et malgré la défaite devant les Pharaons d'Égypte, plusieurs se satisferont du parcours, pourtant cahotique des Lions.
Deux ministres et trois staffs technique et demi plus tard, on prend presque les mêmes et on recommence. Malheureusement, la loi de la nature est têtue et les travers, cette fois, sont impitoyables. Les Lions Indomptables sombrent corps et âme en Angola 2010 d'abord puis en Afrique du Sud. Depuis, rien sinon que des échanges d'amabilités pour les uns et d'indélicatesses pour les autres.
Sportivement, les Lions Indomptables sont attendus à plus d'un carrefour et la survie du mythe ne tient vraiment qu'à un fil. Celui d'un capitaine étincellant dans son costume intériste. Sauf que la grande forme de Samuel Eto'o en club se justifie par un groupe huilé et dirigée savamment par un entraîneur qui sait où il va sans avoir à se méfier des crocs-en-jambe de sa hiérarchie. Cette dernière voudrait une équipe qui gagne et les moyens de le faire suivent. Ses performances moyennes en équipe nationale sont dues à des facteurs que nous avons mille fois énumérés. À ses côtés, en dehors de titulaires indiscutables comme Nicolas Nkoulou, Stéphane Mbia ou Aurélien Chedjou, il y a des joueurs qui jouent les fesses serrées tant leur statut et leur sort sont accrochés à l'humeur vagabonde des caciques du football camerounais. La marge dont dispose le staff s'en trouve d'autant réduite et on ne se surprend jamais de voir un collectif souvent approximatif sur les pelouses.
Samedi 26 mars 2011 au Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, la sélection nationale camerounaise sera face à elle-même et face à l'histoire. Double rendez-vous parce qu'elle aura en face, une opposition différe

