@Mouh
Je t'applaudis ! Tout ce que je remarque, c'est une polarisation très nette des opinons. C'est bien le retour de la division alors que l'enjeu de cette élection en CI était la réunification du pays. D'un côté, on a un président qui a (ab)usé de la loi pour se maintenant au pouvoir et d'un autre qui aurait été élu selon des données discutables. Dans tous les cas, aucun de ces deux ne fera l'unanimité.
Le problème de la CI est simple. Il date de Bedie, qui a rompu l'équilibre ethnique ivoirien, à savoir l'axe baoulé-dioula. Aujourd'hui, il ne s'agit pas d'accuser Ouattara d'être le père de la rebellion mais plutôt de savoir ce qui a permis l'avènement et la légitimation d'un tel groupuscule. C'est cela même le vrai défi en ce qui concerne l'avenir du pays. Gbagbo ou Ouattara, l'obstacle sera de taille. Mais à chaque jour suffit sa peine. Même le mur de Berlin est tombé.
Quelle sortie de crise ? Il faut que Gbagbo se retire et laisse la chance à Ouattara. Ce serait son premier et dernier mandat de toute façon, étant donné son âge avancé. C'est aussi quelqu'un qui peux recoller le nord du pays à la CI, qui a une grande expérience économique et qui a les relations. Quel est le pire qui puisse arriver ? Les français ont déjà les contrats les plus juteux depuis Bédié. Le pays a déjà eu deux coups d'état. La misère est déjà là . Et puis il y a aussi les élections législatives et municipales à venir. Elles sont tout aussi déterminantes dans la vie politique !
In fine, cette crise ivoirienne nous aura appris que la démocratie en Afrique est toujours entrain de se définir d'elle-même et ça prenra encore de tels crises pour en saisir les contours défimitifs.
On voit aussi que dans ce monde néolibéral et "mondialisé", nous africains sommes partagés entre notre romantisme africain (ou africanisme si vous préférez) et la coopération internationale, car après tout, aucun état ne peut prétendre vivre en autarcie.
Troisièmement, les africains doivent apprendre à négocier, un peu comme les États du golfe persique. On a des richesses convoitées. D'accord mais nous on veut des transferts de technologie, la création d'emploi avec pour condition d'embaucher un max de locaux. On veut l'industrialisation et non être réduit à d'éternels consommateurs. On veut l'éclosion et l'insertion économique des talents locaux.
Personnellement, quand je vois la compétence de Ouattara, quelqu'un qui a occupé de si hautes fonctions et qui a autant de dextérité, je me dis que c'est domma
Je t'applaudis ! Tout ce que je remarque, c'est une polarisation très nette des opinons. C'est bien le retour de la division alors que l'enjeu de cette élection en CI était la réunification du pays. D'un côté, on a un président qui a (ab)usé de la loi pour se maintenant au pouvoir et d'un autre qui aurait été élu selon des données discutables. Dans tous les cas, aucun de ces deux ne fera l'unanimité.
Le problème de la CI est simple. Il date de Bedie, qui a rompu l'équilibre ethnique ivoirien, à savoir l'axe baoulé-dioula. Aujourd'hui, il ne s'agit pas d'accuser Ouattara d'être le père de la rebellion mais plutôt de savoir ce qui a permis l'avènement et la légitimation d'un tel groupuscule. C'est cela même le vrai défi en ce qui concerne l'avenir du pays. Gbagbo ou Ouattara, l'obstacle sera de taille. Mais à chaque jour suffit sa peine. Même le mur de Berlin est tombé.
Quelle sortie de crise ? Il faut que Gbagbo se retire et laisse la chance à Ouattara. Ce serait son premier et dernier mandat de toute façon, étant donné son âge avancé. C'est aussi quelqu'un qui peux recoller le nord du pays à la CI, qui a une grande expérience économique et qui a les relations. Quel est le pire qui puisse arriver ? Les français ont déjà les contrats les plus juteux depuis Bédié. Le pays a déjà eu deux coups d'état. La misère est déjà là . Et puis il y a aussi les élections législatives et municipales à venir. Elles sont tout aussi déterminantes dans la vie politique !
In fine, cette crise ivoirienne nous aura appris que la démocratie en Afrique est toujours entrain de se définir d'elle-même et ça prenra encore de tels crises pour en saisir les contours défimitifs.
On voit aussi que dans ce monde néolibéral et "mondialisé", nous africains sommes partagés entre notre romantisme africain (ou africanisme si vous préférez) et la coopération internationale, car après tout, aucun état ne peut prétendre vivre en autarcie.
Troisièmement, les africains doivent apprendre à négocier, un peu comme les États du golfe persique. On a des richesses convoitées. D'accord mais nous on veut des transferts de technologie, la création d'emploi avec pour condition d'embaucher un max de locaux. On veut l'industrialisation et non être réduit à d'éternels consommateurs. On veut l'éclosion et l'insertion économique des talents locaux.
Personnellement, quand je vois la compétence de Ouattara, quelqu'un qui a occupé de si hautes fonctions et qui a autant de dextérité, je me dis que c'est domma

