C.B.G. : Je voudrais dire à Guillaume Soro que depuis 2002 il a expérimenté la force. Cette force-là a apporté quel résultat à la Côte d’Ivoire ? Des familles entières endeuillées. La force doit être combattue par la loi. Je comprends monsieur Guillaume Soro, c’est un rebelle. Il ne connaît que la force. Voyez-vous pourquoi il appelle à la force ? Parce que les premiers jours où il a appelé à la désobéissance civile, personne ne l’a suivi. Il comprend donc qu’il n’a aucune base dans la masse ivoirienne. Il a appelé à ce que les Ivoiriens n’aillent pas au travail. Bien au contraire, vous êtes à Abidjan, les gens se bousculent à tous les coins de rue pour aller au travail. Guillaume Soro a compris qu’en ce qui concerne les moyens légaux, les moyens démocratiques, il ne représente plus rien. Tout ce qu’il lui reste, c’est la force. Mais nous voulons dire que « non », nous ne voulons plus de guerre en Côte d’Ivoire. Que Guillaume Soro se ravise et qu’il puisse accepter de se civiliser.
RFI : Ce vendredi, la Cédéao doit se réunir et envisage, peut-être, d’envoyer une force en Côte d’Ivoire. Est-ce que cela vous inquiète ?
C.B.G. : Nous ne voulons pas de guerre en Côte d’Ivoire. Et quand on est dans une union comme la Cédéao, qu’un pays frère est en proie à des difficultés, on ne vient pas faire la guerre à ce pays. On vient pour aider à résoudre la crise ivoirienne. Mais je ne sais pas quel sera l’objectif de cette force-là . Tuer les Ivoiriens ? Ils en auront beaucoup à tuer.
RFI : La France a invité ses ressortissants, comme d’autres pays, à quitter la Côte d’Ivoire. Qu’avez-vous envie de répondre aux autorités françaises ?
C.B.G : Que préparent les autorités françaises au point de demander à leurs ressortissants de partir de la Côte d’Ivoire. La France a certainement un plan que nous ne connaissons pas. Sinon, vous voyez très bien que le couvre-feu a été levé, que les Ivoiriens vaquent à leurs occupations. Et c’est ce moment-là que les autorités françaises choisissent pour demander à leurs ressortissants de partir de la Côte d’Ivoire. Il y a beaucoup de questions dans ma tête.
RFI : Vous dites que les jeunes pro-Gagbo ne s’en prendront pas aux Français ou aux ressortissants étrangers. Mais si, par exemple, il y avait une action militaire pour déloger Laurent Gbagbo que ferez-vous à ce moment-là ?
On verra si c’est la force militaire qui est envisagée. Nous on est là , on regarde, on attend…
RFI : Ce vendredi, la Cédéao doit se réunir et envisage, peut-être, d’envoyer une force en Côte d’Ivoire. Est-ce que cela vous inquiète ?
C.B.G. : Nous ne voulons pas de guerre en Côte d’Ivoire. Et quand on est dans une union comme la Cédéao, qu’un pays frère est en proie à des difficultés, on ne vient pas faire la guerre à ce pays. On vient pour aider à résoudre la crise ivoirienne. Mais je ne sais pas quel sera l’objectif de cette force-là . Tuer les Ivoiriens ? Ils en auront beaucoup à tuer.
RFI : La France a invité ses ressortissants, comme d’autres pays, à quitter la Côte d’Ivoire. Qu’avez-vous envie de répondre aux autorités françaises ?
C.B.G : Que préparent les autorités françaises au point de demander à leurs ressortissants de partir de la Côte d’Ivoire. La France a certainement un plan que nous ne connaissons pas. Sinon, vous voyez très bien que le couvre-feu a été levé, que les Ivoiriens vaquent à leurs occupations. Et c’est ce moment-là que les autorités françaises choisissent pour demander à leurs ressortissants de partir de la Côte d’Ivoire. Il y a beaucoup de questions dans ma tête.
RFI : Vous dites que les jeunes pro-Gagbo ne s’en prendront pas aux Français ou aux ressortissants étrangers. Mais si, par exemple, il y avait une action militaire pour déloger Laurent Gbagbo que ferez-vous à ce moment-là ?
On verra si c’est la force militaire qui est envisagée. Nous on est là , on regarde, on attend…

