@ TOUS
Charles Blé Goudé : « Nous ne voulons plus de guerre en Côte d'Ivoire»
Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse et leader des jeunes patriotes, lors d'un meeting à Abidjan, le 15 décembre 2010
Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse et leader des jeunes patriotes, lors d'un meeting à Abidjan, le 15 décembre 2010
Reuters/Thierry Gouegnon
Par Cyril Bensimon
Malgré son entrée dans le nouveau gouvernement formé par Laurent Gbagbo, en tant que ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l'Emploi, Charles Blé Goudé poursuit ses activités de mobilisateur de la jeunesse pro-Gbagbo. Il a d'ailleurs annoncé, un grand meeting, le mercredi 29 décembre, à Abidjan pour demander le départ des forces étrangères. Charles Blé Goudé répond aux questions de notre envoyé spécial en Côte d’Ivoire.
RFI : Vous êtes ministre mais vous avez toujours votre casquette de « général de la jeunesse ». Quel Charles Blé Goudé êtes vous ?
Charles Blé Goudé : Actuellement, je suis ministre à 100% et général de la jeunesse à 100%. Cela veut dire que je veux jouer à fond mon rôle de ministre de la Jeunesse et de l’Emploi. Mais, vu la situation que le pays vit, je dois jouer mon rôle pour orienter toujours la jeunesse.
RFI : Depuis plusieurs jours, vous êtes en tournée dans les quartiers. Quel est le message que vous faites passer aux jeunes favorables à Laurent Gbagbo ?
C.B.G. : Je dis aux jeunes qu’il faut éviter de s’attaquer à d’autres jeunes. Il y a un problème politique en Côte d’Ivoire, il faut le régler de manière politique. Il faut éviter que la force prenne place dans ce débat.
RFI : Alors quelle type de mobilisation exactement prônez-vous. Par exemple, que doivent-ils faire puisque le 29 décembre vous avez appelé à une grande manifestation place de la République à Abidjan. Que doivent-ils faire à l’égard des Nations unies ?
C.B.G. : Ils n’ont rien à faire à l’égard des Nations unies. Le chef de l’Etat, Gbagbo Laurent, a écrit un courrier demandant aux Nations unies de partir de la Côte d’Ivoire. Je pense que nous sommes dans un pays de droit où il y a des procédures. On n’a pas besoin de s’attaquer à des forces onusiennes, on n’a pas besoin de s’attaquer à la force française, je pense qu’il faut éviter la force.
RFI : Charles Blé Goudé, tout de même, les Nations unies dénoncent un usage excessif de la force des partisans de Laurent Gbagbo et affirment qu’il y a eu plus de 173 meurtres depuis l’élection
C.B.G. : Depuis quelques temps, j’ai l’impression que le monde est à l’envers
Charles Blé Goudé : « Nous ne voulons plus de guerre en Côte d'Ivoire»
Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse et leader des jeunes patriotes, lors d'un meeting à Abidjan, le 15 décembre 2010
Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse et leader des jeunes patriotes, lors d'un meeting à Abidjan, le 15 décembre 2010
Reuters/Thierry Gouegnon
Par Cyril Bensimon
Malgré son entrée dans le nouveau gouvernement formé par Laurent Gbagbo, en tant que ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l'Emploi, Charles Blé Goudé poursuit ses activités de mobilisateur de la jeunesse pro-Gbagbo. Il a d'ailleurs annoncé, un grand meeting, le mercredi 29 décembre, à Abidjan pour demander le départ des forces étrangères. Charles Blé Goudé répond aux questions de notre envoyé spécial en Côte d’Ivoire.
RFI : Vous êtes ministre mais vous avez toujours votre casquette de « général de la jeunesse ». Quel Charles Blé Goudé êtes vous ?
Charles Blé Goudé : Actuellement, je suis ministre à 100% et général de la jeunesse à 100%. Cela veut dire que je veux jouer à fond mon rôle de ministre de la Jeunesse et de l’Emploi. Mais, vu la situation que le pays vit, je dois jouer mon rôle pour orienter toujours la jeunesse.
RFI : Depuis plusieurs jours, vous êtes en tournée dans les quartiers. Quel est le message que vous faites passer aux jeunes favorables à Laurent Gbagbo ?
C.B.G. : Je dis aux jeunes qu’il faut éviter de s’attaquer à d’autres jeunes. Il y a un problème politique en Côte d’Ivoire, il faut le régler de manière politique. Il faut éviter que la force prenne place dans ce débat.
RFI : Alors quelle type de mobilisation exactement prônez-vous. Par exemple, que doivent-ils faire puisque le 29 décembre vous avez appelé à une grande manifestation place de la République à Abidjan. Que doivent-ils faire à l’égard des Nations unies ?
C.B.G. : Ils n’ont rien à faire à l’égard des Nations unies. Le chef de l’Etat, Gbagbo Laurent, a écrit un courrier demandant aux Nations unies de partir de la Côte d’Ivoire. Je pense que nous sommes dans un pays de droit où il y a des procédures. On n’a pas besoin de s’attaquer à des forces onusiennes, on n’a pas besoin de s’attaquer à la force française, je pense qu’il faut éviter la force.
RFI : Charles Blé Goudé, tout de même, les Nations unies dénoncent un usage excessif de la force des partisans de Laurent Gbagbo et affirment qu’il y a eu plus de 173 meurtres depuis l’élection
C.B.G. : Depuis quelques temps, j’ai l’impression que le monde est à l’envers

