Ces créances ont été progressivement déclassées et sont devenues des créances douteuses, compromises et donc irrécouvrables. Les liquidateurs de la banque devront inutilement s'user les méninges pour retrouver le fric. Le coup est classique. On crée une banque, avec seulement 5 milliards de fonds propres. On sert des crédits pour 20 milliards à des amis sur les dépôts des clients, et lorsqu'on perd sa banque, on est lourd au quartier de 15 milliards.
Sauf que l'équation qui a marché avec tous les malins internationaux ne marche plus avec Michel Fotso. Il a fait confiance à des amis et à des frères, qui n'ont rien compris à la combine. La COBAC dit que Michel Fotso a creusé le trou de plus de 30 milliards, au-delà des fonds propres qui étaient de 7 milliards. Peu importe que le ministre des Finances Essimi Menye décide de prendre possession de la Banque et d'en exclure les propriétaires et le Groupe Fotso. Michel Fotso sera toujours gagnant; l'argent qu'il a prêté à ses amis ne sera jamais perdu. Il ira le récupérer au quartier, comme il a essayé de faire avec Célestin Tawamba.
Sauf que Tawamba ne veut pas prendre le risque d'avoir à payer deux fois. Une fois à Michel Fotso, et une deuxième fois au liquidateur de la banque lorsqu'on aura armé les poursuites judiciaires avec la société de recouvrement des créances.
Le malentendu a fini par une séance de bushido. On attend les procès devant les tribunaux et, pendant ce temps, le père Fotso traîne encore à rappeler ses enfants à l'ordre: «Quand on parlghe de migliards, on ne fé pas lé brghutrit».
Sauf que l'équation qui a marché avec tous les malins internationaux ne marche plus avec Michel Fotso. Il a fait confiance à des amis et à des frères, qui n'ont rien compris à la combine. La COBAC dit que Michel Fotso a creusé le trou de plus de 30 milliards, au-delà des fonds propres qui étaient de 7 milliards. Peu importe que le ministre des Finances Essimi Menye décide de prendre possession de la Banque et d'en exclure les propriétaires et le Groupe Fotso. Michel Fotso sera toujours gagnant; l'argent qu'il a prêté à ses amis ne sera jamais perdu. Il ira le récupérer au quartier, comme il a essayé de faire avec Célestin Tawamba.
Sauf que Tawamba ne veut pas prendre le risque d'avoir à payer deux fois. Une fois à Michel Fotso, et une deuxième fois au liquidateur de la banque lorsqu'on aura armé les poursuites judiciaires avec la société de recouvrement des créances.
Le malentendu a fini par une séance de bushido. On attend les procès devant les tribunaux et, pendant ce temps, le père Fotso traîne encore à rappeler ses enfants à l'ordre: «Quand on parlghe de migliards, on ne fé pas lé brghutrit».

