Une sélection nationale se définissant comme une macédoine des meilleurs joueurs de l’heure à leur poste, il nous semble bien difficile à faire admettre aux incompétents que nous sommes, que Mayébi et Songo’o sont bien meilleurs à leurs postes que Kaméni ou Souleymanou pour le premier, et Alexandre Song ou Emana, pour ce qui est du deuxième. On a beau refusé de rattacher leur appel en sélection avec le seul fait de leur homonymie avec des personnes jouissant d’une certaine influence dans les cercles de décision des Lions indomptables, rien n’y fait : nous sommes bel et bien face à un cas de népotisme. Je connais trop bien David Mayébi, le père de Joslain, pour l’absoudre d’un tel délit.
Qu’il plaise de rappeler ici un principe qui régit les sociétés modernes et démocratiques [bien différentes des monarchies] : l’héritage ou l’ascendance ne garantissent pas forcément le talent, l’intelligence ou la compétence. Même si l’on est « bien né », si l’on descend d’une lignée de footballeurs époustouflants, on n’est pas forcément dépositaire du savoir-faire de ses géniteurs. Le nom seul ne suffit pas. Tous les Pelé n’ont pas ébloui le monde du football, pas plus que Junior Milla ne nous fera rêver comme son illustre père. Eto’o Fils eut il des parents footballeurs ?
Si la tendance ainsi enclenchée guide les sélections à venir des Lions indomptables, que l’on s’attende à une razzia des places par les différents « fils de » qui peuplent les championnats du monde entier et qui, ne pouvant se mesurer à leurs concurrents, en faisant prévaloir leur compétence sur les terrains, n’attendent généralement que le coup de pouce d’un parent influent du ministère de tutelle ou de la Fécafoot pour prétendre à une titularisation. Une telle dérive sifflerait à coup sûr la fin de la promotion par la compétence et le talent, et confinerait au ban tous les « sans nom », les « No name » qui font, depuis des lustres, la grandeur de notre sport en général, et de notre football en particulier.
Qu’il plaise de rappeler ici un principe qui régit les sociétés modernes et démocratiques [bien différentes des monarchies] : l’héritage ou l’ascendance ne garantissent pas forcément le talent, l’intelligence ou la compétence. Même si l’on est « bien né », si l’on descend d’une lignée de footballeurs époustouflants, on n’est pas forcément dépositaire du savoir-faire de ses géniteurs. Le nom seul ne suffit pas. Tous les Pelé n’ont pas ébloui le monde du football, pas plus que Junior Milla ne nous fera rêver comme son illustre père. Eto’o Fils eut il des parents footballeurs ?
Si la tendance ainsi enclenchée guide les sélections à venir des Lions indomptables, que l’on s’attende à une razzia des places par les différents « fils de » qui peuplent les championnats du monde entier et qui, ne pouvant se mesurer à leurs concurrents, en faisant prévaloir leur compétence sur les terrains, n’attendent généralement que le coup de pouce d’un parent influent du ministère de tutelle ou de la Fécafoot pour prétendre à une titularisation. Une telle dérive sifflerait à coup sûr la fin de la promotion par la compétence et le talent, et confinerait au ban tous les « sans nom », les « No name » qui font, depuis des lustres, la grandeur de notre sport en général, et de notre football en particulier.

