@ John Barrack
Vieux frère, j'ai beaucoup de respect pour Abel Mbengue, un gars qui s'est instruit tout seul en lisant "Le Miroir du Football", ancêtre de France Football, et sa soeur "Afrique Football" que tenait le grand Mahjoub Faouzi. Oh! Grand John Barrick as-tu collectionné quelques numéros de ces magazines? On n'avait pas de télé. C'est Abel qui nous décrivait tous les gestes du football, y compris, "l'ambiance de carioca" qui régnait dans le stade. C'est plus tard que j'ai su qu'il s'agissait d'un adjectif pour dire "de Rio de Janeiro".
@ Tous les tolieurs
Revenons au football. Il n'y a que cela qui compte. Ma personne et mon parcours n'importent guère. La situation que traverse notre football actuellement n'est pas inédite. Evitons donc les errements du passé. Quand nous avons perdu la Coupe des Nations chez nous, avec toute la corruption que l'on sait, la réaction a été terrible. Exactement comme les sentiments que les uns et les autres vous exprimez maintenant. Outre qu'Ahidjo a mis les coupables en taule, Peter Schnittger a été viré en mai 1972, à la fin de son contrat. Ceux qui voulaient un coach national ont gagné et Raymond Fobete a été mis en selle avec de pouvoirs accrus.
Sa première sortie fut lors des éliminatoires de la Coupe du Monde Zone V (Afrique centrale) à Brazzaville. Comme beaucoup de tolieurs le préconisent aujourd'hui, il s'y embarqua avec une équipe jeune et inexpérimentée. Leur baptème de feu intervint le 14 juillet 1972 contre les moineaux de la Centrafrique qui nous infligèrent une défaite des plus humiliantes: 3 buts à 4, alors que le Cameroun avait mené 3 à 0. C'était, tenez-vous bien, le premier match de Roger Milla dans l'équipe nationale. Ensuite, ils ont battu le Tchad et le Gabon, et sont allés au second tour.
Leur performance, jugée piètre suzcita l'ire des supporters. Ceux-là mêmes qui avaient soutenu Fobete le fustigèrent pour avoir aligné une équipe inexpérimentée. On accusait alors les joueurs de manquer d'agressivité sur le terrain. Même les autorités y allèrent de leur entrain. C'est ainsi qu'on en vint au decret No 72-600 signé par Ahmadou Ahidjo le 31 octobre 1972 baptisant l'équipe nationale les Lions indomptables.
Il ne faut donc pas que notre illusion du moment nous aveugle au point d'oublier les enseignements du passé.
Vieux frère, j'ai beaucoup de respect pour Abel Mbengue, un gars qui s'est instruit tout seul en lisant "Le Miroir du Football", ancêtre de France Football, et sa soeur "Afrique Football" que tenait le grand Mahjoub Faouzi. Oh! Grand John Barrick as-tu collectionné quelques numéros de ces magazines? On n'avait pas de télé. C'est Abel qui nous décrivait tous les gestes du football, y compris, "l'ambiance de carioca" qui régnait dans le stade. C'est plus tard que j'ai su qu'il s'agissait d'un adjectif pour dire "de Rio de Janeiro".
@ Tous les tolieurs
Revenons au football. Il n'y a que cela qui compte. Ma personne et mon parcours n'importent guère. La situation que traverse notre football actuellement n'est pas inédite. Evitons donc les errements du passé. Quand nous avons perdu la Coupe des Nations chez nous, avec toute la corruption que l'on sait, la réaction a été terrible. Exactement comme les sentiments que les uns et les autres vous exprimez maintenant. Outre qu'Ahidjo a mis les coupables en taule, Peter Schnittger a été viré en mai 1972, à la fin de son contrat. Ceux qui voulaient un coach national ont gagné et Raymond Fobete a été mis en selle avec de pouvoirs accrus.
Sa première sortie fut lors des éliminatoires de la Coupe du Monde Zone V (Afrique centrale) à Brazzaville. Comme beaucoup de tolieurs le préconisent aujourd'hui, il s'y embarqua avec une équipe jeune et inexpérimentée. Leur baptème de feu intervint le 14 juillet 1972 contre les moineaux de la Centrafrique qui nous infligèrent une défaite des plus humiliantes: 3 buts à 4, alors que le Cameroun avait mené 3 à 0. C'était, tenez-vous bien, le premier match de Roger Milla dans l'équipe nationale. Ensuite, ils ont battu le Tchad et le Gabon, et sont allés au second tour.
Leur performance, jugée piètre suzcita l'ire des supporters. Ceux-là mêmes qui avaient soutenu Fobete le fustigèrent pour avoir aligné une équipe inexpérimentée. On accusait alors les joueurs de manquer d'agressivité sur le terrain. Même les autorités y allèrent de leur entrain. C'est ainsi qu'on en vint au decret No 72-600 signé par Ahmadou Ahidjo le 31 octobre 1972 baptisant l'équipe nationale les Lions indomptables.
Il ne faut donc pas que notre illusion du moment nous aveugle au point d'oublier les enseignements du passé.

