06 avril 1984, 06 avril 2004. Cela fait déjà vingt ans, que notre pays a connu, pour la première fois, la peur et les affres d'une tentative de coup d'état. Vingt ans, autant dire que cela se passait hier ; c'est dire que ces douloureux événements sont encore bien présents dans nos esprits. Cependant, à regarder vivre les Camerounais, personne n'oserait le croire. Car nos pacifiques populations qui, incontestablement, aiment vivre dans la paix et l'harmonie des cœurs, mais qui ont été obligées, malgré elles, d'affronter cette pénible et regrettable situation, ont très rapidement cherché à refouler dans leurs subconscients ces tristes événements qui sont plutôt une page sombre et triste, et surtout honteuse de notre passé récent.
Si depuis 1984, à la date du 06 avril de chaque année, certains journaux rappellent ce triste anniversaire, les Camerounais qui paraissent n'avoir jamais compris ni pourquoi, ni comment une telle énormité a pu se dérouler sur leur sol, refusent pratiquement de s'en émouvoir et lisent avec détachement les quelques filets consacrés à ce souvenir dont personne n'aime vraiment se rappeler.
Depuis cette date donc, le peuple et ses journaux, sans éluder cette pénible page de notre histoire, semblaient avoir choisi de se rappeler dans la dignité et la sérénité, ces douloureux événements. Très certainement dans le but d'exorciser et d'enterrer à jamais les vieux démons de la division et de la haine. Et voilà que subitement, en cette cruciale année des choix, telle que l'a baptisée le président Biya, certains compatriotes décident de réveiller le diable que la majorité de compatriotes voudrait définitivement voir mort, enterré et oublié. Et ceux-là qui cherchent pourtant aujourd'hui à exacerber la haine et la division dans les esprits et les cœurs des Camerounais, seront les premiers à pointer un doigt accusateur sur leur souffre-douleur, le Renouveau, pour ne pas dire sur le président Biya, si jamais la situation qu'ils réactivent si maladroitement, s'envenimait.
Si depuis 1984, à la date du 06 avril de chaque année, certains journaux rappellent ce triste anniversaire, les Camerounais qui paraissent n'avoir jamais compris ni pourquoi, ni comment une telle énormité a pu se dérouler sur leur sol, refusent pratiquement de s'en émouvoir et lisent avec détachement les quelques filets consacrés à ce souvenir dont personne n'aime vraiment se rappeler.
Depuis cette date donc, le peuple et ses journaux, sans éluder cette pénible page de notre histoire, semblaient avoir choisi de se rappeler dans la dignité et la sérénité, ces douloureux événements. Très certainement dans le but d'exorciser et d'enterrer à jamais les vieux démons de la division et de la haine. Et voilà que subitement, en cette cruciale année des choix, telle que l'a baptisée le président Biya, certains compatriotes décident de réveiller le diable que la majorité de compatriotes voudrait définitivement voir mort, enterré et oublié. Et ceux-là qui cherchent pourtant aujourd'hui à exacerber la haine et la division dans les esprits et les cœurs des Camerounais, seront les premiers à pointer un doigt accusateur sur leur souffre-douleur, le Renouveau, pour ne pas dire sur le président Biya, si jamais la situation qu'ils réactivent si maladroitement, s'envenimait.

