Lequipe.fr Le 04/09/2009 à 11:14 | Mis à jour le 04/09/2009 à 11:31 Foot - GAB - CM 2010
Giresse vise surtout la CAN
Nommé sélectionneur du Gabon il y a trois ans et demi, Alain Giresse s'apprête à vivre un virage décisif avec une double confrontation contre le Cameroun. Il l'aborde en leader du groupe A.
Alain Giresse a remis de l'ordre dans la sélection gabonnaise. Et ça marche !(EQ)
L'aventure aurait pu s'arrêter net, un dimanche de mai 2008. C'était déjà face Cameroun. Pas le vrai : celui composé de ses joueurs locaux, pour un match qualificatif du Championnat d'Afrique des Nations (ChAN). La défaite du Gabon (0-2) envoyait les Lions en phase finale, et le public atrabilaire de Libreville ne l'avait pas supporté. «Il y avait eu des menaces à mon encontre après ce match, y compris de mort», se souvient Alain Giresse, qui avait collé toutes affaires cessantes sa démission au ministre des Sports. «Il n'était plus possible de continuer ainsi.»
René Ndemezo Obiang l'avait retenu par la manche, en lui assurant le soutien du gouvernement. Tout juste bon à jeter aux chiens au printemps 2008, l'ancien milieu de terrain bordelais et marseillais est aujourd'hui encensé. Giresse laisse les opinions se faire et se défaire : «Je ne m'en occupe pas... Après cet épisode, nous avons atteint le second tour des qualifications de la Coupe du monde. Nous avons battu le Maroc (2-1) et le Togo (3-0). C'est bien, mais ce qui m'intéresse, ce sont les quatre derniers matches à jouer.» Pourtant, il sait qu'il ne pourra rien contre l'euphorie des supporters, qui expédient déjà les Panthères en Angola d'abord, en Afrique du Sud ensuite, avant la double confrontation face au Cameroun, samedi (16h30) et mercredi (17h00), même si l'impact de cette rencontre pourrait être dilué dans la brûlante actualité politique locale.
Il a zappé le PSG de sa mémoire
«L'objectif numéro 1, c'est la CAN», martèle Giresse. En trois ans et demi, celui qui fait presque office de doyen sur un continent où l'espérance de vie des sélectionneurs dépend souvent de la patience du pouvoir, a mis de l'ordre dans une sélection ouverte à tous les vents. «En Géorgie, je ne m'occupais que du terrain. Au Gabon, il faut aussi gérer l'intendance. Maintenant, tout est plus pro, et les joueurs acceptent de venir.» Comme Daniel Cousin, longtemps lassé par les dégâts d'une organisation improbable. Samedi, Giresse et le Gabon accueilleront le Cameroun, quatre jours avant les retrouvailles à Yaoundé. «Depuis que Paul Le Gue
Giresse vise surtout la CAN
Nommé sélectionneur du Gabon il y a trois ans et demi, Alain Giresse s'apprête à vivre un virage décisif avec une double confrontation contre le Cameroun. Il l'aborde en leader du groupe A.
Alain Giresse a remis de l'ordre dans la sélection gabonnaise. Et ça marche !(EQ)
L'aventure aurait pu s'arrêter net, un dimanche de mai 2008. C'était déjà face Cameroun. Pas le vrai : celui composé de ses joueurs locaux, pour un match qualificatif du Championnat d'Afrique des Nations (ChAN). La défaite du Gabon (0-2) envoyait les Lions en phase finale, et le public atrabilaire de Libreville ne l'avait pas supporté. «Il y avait eu des menaces à mon encontre après ce match, y compris de mort», se souvient Alain Giresse, qui avait collé toutes affaires cessantes sa démission au ministre des Sports. «Il n'était plus possible de continuer ainsi.»
René Ndemezo Obiang l'avait retenu par la manche, en lui assurant le soutien du gouvernement. Tout juste bon à jeter aux chiens au printemps 2008, l'ancien milieu de terrain bordelais et marseillais est aujourd'hui encensé. Giresse laisse les opinions se faire et se défaire : «Je ne m'en occupe pas... Après cet épisode, nous avons atteint le second tour des qualifications de la Coupe du monde. Nous avons battu le Maroc (2-1) et le Togo (3-0). C'est bien, mais ce qui m'intéresse, ce sont les quatre derniers matches à jouer.» Pourtant, il sait qu'il ne pourra rien contre l'euphorie des supporters, qui expédient déjà les Panthères en Angola d'abord, en Afrique du Sud ensuite, avant la double confrontation face au Cameroun, samedi (16h30) et mercredi (17h00), même si l'impact de cette rencontre pourrait être dilué dans la brûlante actualité politique locale.
Il a zappé le PSG de sa mémoire
«L'objectif numéro 1, c'est la CAN», martèle Giresse. En trois ans et demi, celui qui fait presque office de doyen sur un continent où l'espérance de vie des sélectionneurs dépend souvent de la patience du pouvoir, a mis de l'ordre dans une sélection ouverte à tous les vents. «En Géorgie, je ne m'occupais que du terrain. Au Gabon, il faut aussi gérer l'intendance. Maintenant, tout est plus pro, et les joueurs acceptent de venir.» Comme Daniel Cousin, longtemps lassé par les dégâts d'une organisation improbable. Samedi, Giresse et le Gabon accueilleront le Cameroun, quatre jours avant les retrouvailles à Yaoundé. «Depuis que Paul Le Gue

