Bien mal acquis : après Bongo, voici Biya
Linternationalmagazine | Yaoundé , Cameroun | Publié le 30-06-2009
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Dans son nouveau rapport intitulé " Bien mal acquis, à qui profite le crime ? ", le CCFD estime à 70 millions d’euros (soit environ 46 milliards de francs Cfa) " la fortune du Président Camerounais, et s’interroge sur ses "nombreuses acquisitions,...notamment la " Villa Isis " sur la Côte d’Azur, qui appartiendrait à son fils, Franck Biya " ou encore le financement occulte des sectes ésotériques
Le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), cette association de droit français qui travaille sous le mandat de la Conférence des évêques de France s’était déja illustrée en 2007 par un rapport sur l’enrichissement illicite de cinq chefs d’Etats du continent africain, ayant abouti à l’ouverture à Paris en France de procédures judiciaires contre le défunt président gabonais Omar bongo Ondimba, ses homologues congolais Denis Sassou Nguesso et Théodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale.
Ci dessous en intégralité, nous publions la partie du nouveau rapport consacrée au patrimoine de la famille présidentielle camerounaise et dont une copie est parvenue à la rédaction de "International magazine".
...un des pays les plus corrompus du monde.
Paul Biya a pris le pouvoir le 6 novembre 1982. Il a tiré profit, conformément à la Constitution camerounaise, de la démission de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, dont il était jusqu’alors Premier ministre. C’est son maintien au pouvoir depuis plus de 25 ans qui est sujet à caution. Les accusations de fraude ont ponctué les élections qui ont prorogé son mandat.
En 2008, Paul Biya a d’ailleurs modifié la Constitution pour devenir, pratiquement, président à vie, à l’image de ses voisins gabonais et équatoguinéen. Il a en effet fait sauter le verrou qui, depuis la révision constitutionnelle de 1996, limitait à deux le nombre de mandats présidentiels. Se protège-t-il ainsi d’éventuelles représailles que pourraient lui intenter ses successeurs ?
Le Cameroun est considéré, se
Linternationalmagazine | Yaoundé , Cameroun | Publié le 30-06-2009
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Le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), cette association de droit français qui travaille sous le mandat de la Conférence des évêques de France s’était déja illustrée en 2007 par un rapport sur l’enrichissement illicite de cinq chefs d’Etats du continent africain, ayant abouti à l’ouverture à Paris en France de procédures judiciaires contre le défunt président gabonais Omar bongo Ondimba, ses homologues congolais Denis Sassou Nguesso et Théodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale.
Ci dessous en intégralité, nous publions la partie du nouveau rapport consacrée au patrimoine de la famille présidentielle camerounaise et dont une copie est parvenue à la rédaction de "International magazine".
...un des pays les plus corrompus du monde.
Paul Biya a pris le pouvoir le 6 novembre 1982. Il a tiré profit, conformément à la Constitution camerounaise, de la démission de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo, dont il était jusqu’alors Premier ministre. C’est son maintien au pouvoir depuis plus de 25 ans qui est sujet à caution. Les accusations de fraude ont ponctué les élections qui ont prorogé son mandat.
En 2008, Paul Biya a d’ailleurs modifié la Constitution pour devenir, pratiquement, président à vie, à l’image de ses voisins gabonais et équatoguinéen. Il a en effet fait sauter le verrou qui, depuis la révision constitutionnelle de 1996, limitait à deux le nombre de mandats présidentiels. Se protège-t-il ainsi d’éventuelles représailles que pourraient lui intenter ses successeurs ?
Le Cameroun est considéré, se

