Rédigé par Vincent HUGEUX, Lexpress.fr Le 5 février 2019
L'arrestation de l'opposant Maurice Kamto montre à quel point celui qui règne sur le pays depuis 36 ans demeure l'otage de ses hantises. Le théorème est quasiment infaillible, et peut être formulé comme suit : tout DESPOTE , où qu'il sévisse, tend à diviser le genre humain en deux tribus, les ZÉLOTES et les CONSPIRATEURS. Point de troisième voie.
Il faut choisir son camp, sous peine de se voir soupçonné d'intelligence avec l'ennemi. Paul Biya, 85 ans dont 36 aux commandes du Cameroun, incarne cette loi avec une troublante ténacité.
Pour « l'Omniabsent », sobriquet que lui valent ses longs et coûteux séjours dans un palace du lac de Genève, l'axiome vient de loin. Sans doute fut-il forgé au feu de l'angoisse, dans la nuit du 5 au 6 avril 1984, soit dix-sept mois après son accession au palais, lorsqu'une escouade d'officiers factieux de la Garde présidentielle tenta vainement de s'emparer du pouvoir. Le putsch échoue, certes, mais il introduit alors dans le logiciel politique de l'ex-lycéen de Louis-le-Grand le virus de la paranoïa
L'arrestation de l'opposant Maurice Kamto montre à quel point celui qui règne sur le pays depuis 36 ans demeure l'otage de ses hantises. Le théorème est quasiment infaillible, et peut être formulé comme suit : tout DESPOTE , où qu'il sévisse, tend à diviser le genre humain en deux tribus, les ZÉLOTES et les CONSPIRATEURS. Point de troisième voie.
Il faut choisir son camp, sous peine de se voir soupçonné d'intelligence avec l'ennemi. Paul Biya, 85 ans dont 36 aux commandes du Cameroun, incarne cette loi avec une troublante ténacité.
Pour « l'Omniabsent », sobriquet que lui valent ses longs et coûteux séjours dans un palace du lac de Genève, l'axiome vient de loin. Sans doute fut-il forgé au feu de l'angoisse, dans la nuit du 5 au 6 avril 1984, soit dix-sept mois après son accession au palais, lorsqu'une escouade d'officiers factieux de la Garde présidentielle tenta vainement de s'emparer du pouvoir. Le putsch échoue, certes, mais il introduit alors dans le logiciel politique de l'ex-lycéen de Louis-le-Grand le virus de la paranoïa
Merci de patienter...

