INVITÉ AFRIQUE. 05/02/2019
Cameroun: «La justice ne peut être rendue qu'en faveur de Kamto» (porte-parole)
Par Christophe Boisbouvier
Au Cameroun, voilà huit jours que Maurice Kamto, le numéro 1 de l'opposition, est en prison, suite à la présidentielle du 7 octobre dont ses partisans contestent les résultats officiels dans la rue. Pour son porte-parole, Olivier Bibou Nissack, cette arrestation n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle.
RFI : Avec l’arrestation de Maurice Kamto est-ce que votre combat ne devient pas de plus en plus difficile ?
Olivier Bibou Nissack : L’arrestation du président élu, du président élu en dehors de toute fraude électorale, Maurice Kamto, ne rend pas le combat plus difficile, bien au contraire. Il attire les regards sur la forfaiture qui est ici dénoncée par lui, dans le cadre du Plan national de résistance.
A la suite de cette présidentielle du 7 octobre, vous avez organisé, le 26 janvier, des manifestations dans plusieurs grandes villes du pays. Mais elles n’étaient pas autorisées, du coup, le pouvoir parle de provocation.
Les manifestations obéissent à un régime, et constitutionnel et légal, clair, au Cameroun. Alors, dans notre cas, en essayant l’exercice du dépôt des déclarations, nous avons essuyé, au moment où je vous parle, de façon systématique, plus d’une centaine de fins de non-recevoir.
C’est-à -dire que depuis le 7 octobre, à chaque fois que vous demandez l’autorisation de manifester, celle-ci vous est refusée ?
Sur plus d’une centaine de demandes, il y a plus d’une centaine de fins de non-recevoir. Je suis clair là -dessus.
Et le pouvoir vous reproche tout particulièrement d’avoir inspiré la mise à sac des ambassades du Cameroun à Paris et Berlin.
Vous savez, quand on va se balader au village de la fraude électorale, on finit toujours par se retrouver au pays de « et si je mentais ». Cette facilité à dire des inexactitudes, à porter de fausses accusations, qui s’est d’ailleurs illustrée dans l’usage de faux procès-verbaux accréditant de faux résultats présidentiels au Cameroun, cela, nous n’en attendions pas moins de la part du régime. Le gouvernement illégitime de Yaoundé incrimine d’abord et ensuite procède à une enquête. Non seulement c’est une accusation fallacieuse, mais elle n’est pas fondée, parce que le Plan national de résistance repose sur le recours exclusif à la
Cameroun: «La justice ne peut être rendue qu'en faveur de Kamto» (porte-parole)
Par Christophe Boisbouvier
Au Cameroun, voilà huit jours que Maurice Kamto, le numéro 1 de l'opposition, est en prison, suite à la présidentielle du 7 octobre dont ses partisans contestent les résultats officiels dans la rue. Pour son porte-parole, Olivier Bibou Nissack, cette arrestation n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle.
RFI : Avec l’arrestation de Maurice Kamto est-ce que votre combat ne devient pas de plus en plus difficile ?
Olivier Bibou Nissack : L’arrestation du président élu, du président élu en dehors de toute fraude électorale, Maurice Kamto, ne rend pas le combat plus difficile, bien au contraire. Il attire les regards sur la forfaiture qui est ici dénoncée par lui, dans le cadre du Plan national de résistance.
A la suite de cette présidentielle du 7 octobre, vous avez organisé, le 26 janvier, des manifestations dans plusieurs grandes villes du pays. Mais elles n’étaient pas autorisées, du coup, le pouvoir parle de provocation.
Les manifestations obéissent à un régime, et constitutionnel et légal, clair, au Cameroun. Alors, dans notre cas, en essayant l’exercice du dépôt des déclarations, nous avons essuyé, au moment où je vous parle, de façon systématique, plus d’une centaine de fins de non-recevoir.
C’est-à -dire que depuis le 7 octobre, à chaque fois que vous demandez l’autorisation de manifester, celle-ci vous est refusée ?
Sur plus d’une centaine de demandes, il y a plus d’une centaine de fins de non-recevoir. Je suis clair là -dessus.
Et le pouvoir vous reproche tout particulièrement d’avoir inspiré la mise à sac des ambassades du Cameroun à Paris et Berlin.
Vous savez, quand on va se balader au village de la fraude électorale, on finit toujours par se retrouver au pays de « et si je mentais ». Cette facilité à dire des inexactitudes, à porter de fausses accusations, qui s’est d’ailleurs illustrée dans l’usage de faux procès-verbaux accréditant de faux résultats présidentiels au Cameroun, cela, nous n’en attendions pas moins de la part du régime. Le gouvernement illégitime de Yaoundé incrimine d’abord et ensuite procède à une enquête. Non seulement c’est une accusation fallacieuse, mais elle n’est pas fondée, parce que le Plan national de résistance repose sur le recours exclusif à la
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