Lorsqu’on parle de programme d’ajustement structurel, il faut bien comprendre qu’il s’agit de la mise en place dans un pays touché par une grande difficulté économique des mesures que prennent parfois le Fonds monétaire international et la banque mondiale pour sortir des pays de la crise économique. Le mot est lâché, nous sommes véritablement en crise et il est malheureux de comprendre que ce sont les autres qui viennent nous rappeler que nous sommes en crise. Une crise que nous n’avons peut-être pas vue nous-mêmes ou que nous voyons et nous ne disons rien, c'est-à -dire que nous nous noyons sans mot dire, c’est de cela qu’il s’agit. C’est une crise qui vient s’ajouter à la crise politique que nous connaissons, qui vient s’ajouter à la crise sécuritaire que nous connaissons, à ces multiples crises que nous connaissons dans notre pays et dans lesquelles nous enfoncent ceux qui nous gouvernent aujourd’hui. Accepter un prêt de près de 600 millions de dollars, ce qui correspond à peu près à près de 330 milliards de Francs CFA, pensons-nous que véritablement, nous avons besoin d’en arriver là ? Est-ce qu’il va toujours falloir que ce soient les autres qui nous rappellent notre crise, viennent nous révéler notre crise et nous trouvent des solutions à une crise que nous aurions pu trouver nous-mêmes si tant est que c’est nous-mêmes qui à cause de notre mauvaise gouvernance avons conduit à cette crise là . Pour que nos auditeurs comprennent bien. Lorsqu’on parle de programme d’ajustement structurel, il s’agit d’un pays qui est malade et la perfusion vient de l’extérieur. C’est un pays qui a faim et la nourriture vient de chez le voisin et des habitants du quartier. Et les habitants du quartier disent à l’habitant de la maison : on va vous donner un peu d’argent mais c’est nous qui vous disons ce que désormais vous allez manger et d’ailleurs-même, ce que vous allez manger, nous vous dirons où vous devez aller l’acheter. Désormais, vous ne faites plus ceci ou cela.
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