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Toli sous le manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Je parle ma part Je parle ma part a écrit le 3 avril 2011 à 1h29
En faisant recours à la rue et au patriote, Laurent Gbagbo a avoué clairement les limites de sa force militaire. Appeler les patriotes et les jeunes dans la rue pour créer le bordel, tuer, piller et éventuellement sécuriser le Palais, n’est-ce pas reconnaître que le rapport de forces militaire est en sa défaveur ? Tel est pris qui croyait prendre ! Laurent Gbagbo et ses forces qui ne controlent aucune frontière terrestre, aérienne ou maritime ne peuvent recevoir ni armes, ni munitions, ni renforts au moment où les FRCI qui savent le potentiel des poudrières, préparent l’assaut final. Sentant venir la défaite militaire, Laurent Gbagbo rêve debout en croyant que les jeunes aux mains dites nues, pourront le sauver pour réussir là où les militaires ont échoué.

Gbagbo ne possedait en réalité que le soutien des généraux et non des soldats eux-même. Quoiqu’il en soit, il est maintenant clair pour tous que Gbagbo n’a jamais été populaire au sein de l’armée, encore moins auprès du peuple, hormis les agoras, la FESCI, son clan, les “jeunes patriotes” et ses deux épouses.

Et pourtant les vrais signes de son impopularité étaient là, sous ses yeux. Comment imaginer qu’il se croyait encore populaire auprès de la majorité des Ivoiriens quand en dix années de pouvoir, le chomage avait atteint des proportions inimaginables (plus de 60% des jeunes n’avaient jamais travaillé), que les familles n’arrivaient plus à avoir trois repas par jour, que la situation sécuritaire était délétère, que l’école était en faillite à cause de la FESCI qui l’avait embrigandée et qui règnait depuis l’hors en maîtresse absolue sur les campus, que les hôpitaux étaient délabrés et s’étaient transformés en mouroirs, que les scandales financiers (détournements de fonds), la corruption et le racket étaient devenus des faits banaux, que la société Ivoirienne était en pleine déchéance morale avec un nombre grandissant de prostituées, de maquis, de “brouteurs”?
Merci de patienter...

LA CHRONIQUE DE M. GWOD

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