Paul Biya au pouvoir à 92 ans.
Conférence de presse. C’est le souhait formulé hier par le Mincom au cours d’un échange avec la presse.
Tout avait été au préalable bien huilé. Un drapeau celui du Cameroun, deux portraits ceux de Paul Biya et de nombreux journalistes. Issa Tchiroma fait une entrée solennelle. Nous sommes dans la salle des conférences du ministère de la Communication pour une conférence de presse.
Propos liminaire de Issa Tchiroma : «La rencontre s’inscrit dans le cadre des rencontres régulières du ministre avec la presse». Puis, il oriente les entretiens sur trois points : la situation de la presse au Cameroun, ce que le gouvernement fait pour la Nation et ce que le gouvernement attend de la Nation.
Mais très vite, les échanges se déportent sur les multiples appels à manifestation lancés par l’opposition. Le ton monte : « Ils n’ont pas le monopole d’amour pour la Nation. Cela n’arrivera pas ». Il parle de manifestation : «Ceux qui appellent les camerounais à descendre dans la rue sont instrumentalisés par des personnes tapis dans l’ombre et qui parviennent à prendre leur bifteck le matin ». Le ministre ajoute : « Paul Biya a repéré sa souveraineté économique et ce n’est pas lorsqu’il s’apprête à construire sa vision que vous lui demandez de partir».
C’est à cet instant qu’un journaliste prend la parole et demande si après 20 ans Paul Biya ne serait pas resté assez longtemps au pouvoir. La réponse d’Issa Tchiroma est presque cinglante : «Lorsque cet homme aura 92 ans, ce pays sera un grand pays». Rires dans la salle. Changement de sujet. Le ministre poursuit : «nous battons comme ça parce que nous aussi nous attendons le comice». le ministre fait allusion au comice agropastoral, qu’il souhaite voir se tenir dans le Grand-nord. Issa Tchiroma a par ailleurs affirmé ne pas être au courant des interpellations de leaders de l’opposition. En rappel, dans notre édition d’hier, nous annoncions l’arrestation d’Aba Aboubakar.
Conférence de presse. C’est le souhait formulé hier par le Mincom au cours d’un échange avec la presse.
Tout avait été au préalable bien huilé. Un drapeau celui du Cameroun, deux portraits ceux de Paul Biya et de nombreux journalistes. Issa Tchiroma fait une entrée solennelle. Nous sommes dans la salle des conférences du ministère de la Communication pour une conférence de presse.
Propos liminaire de Issa Tchiroma : «La rencontre s’inscrit dans le cadre des rencontres régulières du ministre avec la presse». Puis, il oriente les entretiens sur trois points : la situation de la presse au Cameroun, ce que le gouvernement fait pour la Nation et ce que le gouvernement attend de la Nation.
Mais très vite, les échanges se déportent sur les multiples appels à manifestation lancés par l’opposition. Le ton monte : « Ils n’ont pas le monopole d’amour pour la Nation. Cela n’arrivera pas ». Il parle de manifestation : «Ceux qui appellent les camerounais à descendre dans la rue sont instrumentalisés par des personnes tapis dans l’ombre et qui parviennent à prendre leur bifteck le matin ». Le ministre ajoute : « Paul Biya a repéré sa souveraineté économique et ce n’est pas lorsqu’il s’apprête à construire sa vision que vous lui demandez de partir».
C’est à cet instant qu’un journaliste prend la parole et demande si après 20 ans Paul Biya ne serait pas resté assez longtemps au pouvoir. La réponse d’Issa Tchiroma est presque cinglante : «Lorsque cet homme aura 92 ans, ce pays sera un grand pays». Rires dans la salle. Changement de sujet. Le ministre poursuit : «nous battons comme ça parce que nous aussi nous attendons le comice». le ministre fait allusion au comice agropastoral, qu’il souhaite voir se tenir dans le Grand-nord. Issa Tchiroma a par ailleurs affirmé ne pas être au courant des interpellations de leaders de l’opposition. En rappel, dans notre édition d’hier, nous annoncions l’arrestation d’Aba Aboubakar.
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