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Toli sous le manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Buncol Buncol de Atlanta a écrit le 1 mars 2011 à 3h36
@ DADY

J'ai bien aime la derniere sortie de Suzanne KALLA LOBE "Revolution" au Cameroun.
"Les mouvements populaires ont chassé ben Ali, Moubarak. La pression est forte sur Kadhafi le libyen. Il n’en faut pas plus pour qu’au Cameroun, des entrepreneurs politiques tentent de passer par les mêmes moyens pour “ moufdé“ Biya ... Mal leur en a pris.
Parce qu’ils marchèrent finalement seuls... Avec ou sans t-shirts rouge... rouge comme pour évoquer le sang des patriotes ou des martyrs en jouant sur deux registres: celui chrétien de la symbolique du sang versé par Jésus-Christ, sur le Mont des Oliviers, comme une semence du christianisme. Et celui versé par Ernest Ouandié, le 15 janvier 1971, assassiné pour avoir voulu sauver son peuple. Une semence du patriotisme. Les symboles valsent allègrement au début de cette semaine folle et les entrepreneurs camerounais n’ont pas hésité à mélanger les genres. Est-ce cette confusion qui explique l’échec de leur action ? Mal leur en pris. Mais qui est Ernest Ouandié aujourd’hui ?
Le champ politique est pavé de bonnes intentions, mais miné par les luttes de clans et guerres fratricides. Par l’orgueil et les ambitions individuelles. Et quand le cadre référentiel est aussi diffus que dilué cela donne cette semaine folle. Où tout se joua dans les médias ! La bataille fit rage: tracts contre communiqués. Facebook, contre réunions. Les acteurs des deux côtés de la barrière ont multiplié les outils de propagande pour convaincre, qu’il fallait descendre pacifiquement dans la rue pour les uns. Qu’il ne fallait plus laisser la rue déraper comme en 2008, pour les autres.
Alors que les uns espéraient avec ferveur un mouvement de foule hurlant comme en Egypte, ce fut quelques militants animés sans doute par leur passion et armé seulement de leur bonne volonté qui battront des pieds sur un macadam, enfoncé çà et là, avec des ornières et des trous gros comme des cratères. Bref une rue accidentée ! Ils ne furent donc même pas une centaine ... Les autres vont déployer un arsenal, digne des plus grandes révolutions. Là où il n’y eut qu’un ballon de baudruche gonflé d’air et de rêves, un montgolfière flottante emportant passé et présent d’une lutte dont les formes ne parviennent pas à prendre racine. Pleine d’air, de mots et de déclarations d’intention !
La rue n’a pas suivi. Le peuple est resté à observer et à compter les points. Mais les chefs de file de la politique dans la rue n’en avaient cure. Ils se regardaient marcher. Se contentant de crier, de huer, s’époumonant sur
Merci de patienter...

LA CHRONIQUE DE M. GWOD

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