À peine les lumières du stade Moulay Abdellah éteintes, et alors que les rues de Rabat vibrent encore des chants mélancoliques des supporters marocains, il est temps de plonger dans les entrailles de cette finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Un Sénégal-Maroc qui s’est soldé par une victoire 1-0 des Lions de la Teranga en prolongation. Un missile de Pape Gueye a fait trembler les filets et les cœurs. Mais au-delà du score, c’est un opéra footballistique fait de tensions, de controverses et d’émotions pures qui s’est joué en coulisses. En tant que meilleur plume de L’Équipe.fr, j’ai eu le privilège d’être aux premières loges – ou plutôt dans les couloirs sombres et les vestiaires surchauffés – pour vous révéler ce que les caméras n’ont pas capturé. Accrochez-vous, car cette finale n’était pas seulement un match : c’était une saga africaine.
Les préparatifs : une guerre psychologique avant l’heure
Tout commence bien avant le coup d’envoi. Pour le Maroc, pays hôte, cette finale était plus qu’un trophée : c’était une question d’honneur national. Walid Regragui, le tacticien des Lions de l’Atlas, a transformé les derniers jours en un camp d’entraînement militaire. Des sources au sein de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) nous ont confié que les séances étaient ultra-confidentielles, avec un accent mis sur les duels aériens et les contre-attaques rapides.
« On savait que le Sénégal allait nous attendre, mais notre public serait notre 12e homme », nous a glissé un adjoint de Regragui lors d’un briefing off-the-record.
L’ambiance à l’hôtel des Marocains était chaude. Des séances de motivation incluant des vidéos des exploits passés, comme la demi-finale de la Coupe du Monde 2022 ont été mis en place.
Côté sénégalais, l’atmosphère était plus tendue, presque paranoïaque. Dès leur arrivée à Rabat, les Lions de la Teranga ont dénoncé des « obstacles » logistiques qui sentaient le sabotage. Vols retardés, bus inconfortables, terrains d’entraînement boueux et un hôtel aux lits dignes d’un camp de scouts – tout y était.
« C’était une stratégie pour nous épuiser mentalement », explique t-on sous couvert d’anonymat. Pape Thiaw, le sélectionneur, a transformé ces frustrations en carburant. Dans les vestiaires, il haranguait ses joueurs :
« Ils nous sous-estiment ? Prouvons-leur qu’on est les rois d’Afrique ! »

Sadio Mané, le capitaine charismatique, jouait les grands frères, organisant des cercles de discussion pour souder l’équipe. Ces coulisses pré-match révélaient déjà le fossé culturel : le Maroc, maître des lieux, contre un Sénégal revanchard et uni.
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Drames et controverses sur et en dehors du terrain
Le coup d’envoi donné, le match s’est mué en une bataille d’usure. Zéro but en 90 minutes, d’un football tactique et physique qui a épuisé les organismes. Mais les vraies explosions se passaient en coulisses.
À la 92e minute, Ismaïla Sarr pense marquer pour le Sénégal. Mais l’arbitre Jean-Jacques Ndala siffle une faute imaginaire avant même que le ballon n’entre dans les buts.
Puis, le climax : à la 98e minute, un penalty sifflé pour le Maroc après un accrochage sur Brahim Díaz. Non sifflé par l’arbitre, la VAR ne bronche pas. Et c’est lorsque Brahim Diaz demande au central de consulter sa VAR qu’il le fait. Et la VAR confirme le penalty. Alors là, les Sénégalais voient rouge. Mais pas qu’eux. Le monde entier dénoncent sur les réseaux sociaux et ailleurs. Le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, ordonne un walk-off spectaculaire. Les joueurs quittent le terrain ! Le chaos est total. Les supporters marocains descendent des tribunes, les forces de sécurité sont débordées et les officiels de la CAF sont paniqués. Au milieu de ce brouhaha, Claude Leroy est à la main courante. Sadio Mane se dirige vers lui et les deux hommes discutent. Puis Sadio Mane prend ses responsabilités et demande à ses coéquipiers de retourner sur le terrain.
« Revenez. On va jouer comme des hommes. On ne leur donne pas cette victoire facile », lance-t-il.
Sadio Mane
Quelques minutes plus tard, les joueurs reviennent, sous des huées d’une part et des applaudissements d’autre part.
« Sans Mané, le match devait être abandonné », nous confie un dirigeant de la CAF, encore sous le choc. Le penalty de Díaz ? Une Panenka totalement ratée, arrêtée très facilement par Édouard Mendy. En coulisses, on apprend que Díaz l’avait répété à l’entraînement, en hommage maintenant maladroit à Hakimi.
En en interview post-match, Édouard Mendy explique :
« J’ai vu venir le truc. Je suis resté au centre, comme contre contre Agüero en 2021. » Et Puis, le but libérateur de Gueye en prolongation qui est arrivé quelques minutes plus tard: une frappe pure qui fait exploser le banc sénégalais.
« C’était un but pour toutes les injustices », nous confiera Gueye après le match, les yeux brillants.
Un détail passé inaperçu qui peut avoir de graves conséquences: Neil El Aynaoui, touché à la tête avec saignement, a continué à jouer. Les médecins de la CAF critiquent en privé les protocoles anti-commotion, soulignant un manquement grave.
Après le Sifflet Final : Joie, Larmes et Polémiques
Les coulisses post-match ont été un mélange de carnaval et de tribunal. Chez les Sénégalais, l’euphorie est totale : Akon débarque pour poser avec le trophée. Les joueurs dansent sous une pluie qui, comme le dit un tweet viral, « masque les larmes marocaines ». Mané soulève la coupe, symbole d’un Sénégal double champion en trois éditions.
Pour le Maroc, c’est la descente aux enfers. La conférence de presse de Regragui tourne au vinaigre : un journaliste local exige sa démission, un autre évoque les enfants en pleurs. Regragui explose : « Vous êtes qui pour me juger ? » La session est suspendue. Thiaw, lui, entre avec sa petite fille à la main – un geste touchant – mais des boos marocains fusent, suivis d’applaudissements sénégalais. L’officier de presse stoppe tout. Thiaw risque des sanctions pour le walk-off, mais son aura de vainqueur le protège.
Bilan : Une Finale qui Révèle l’Âme du Foot Africain
Cette CAN 2025 expose les failles du continent : arbitrages suspects, influences politiques, inégalités logistiques. Mais elle célèbre aussi sa passion viscérale. Le Sénégal s’impose comme la nouvelle dynastie, le Maroc comme un hôte brillant malgré les ombres. Des rumeurs d’un remake en Coupe du Monde 2026 agitent déjà les coulisses – imaginez un Sénégal-Maroc en huitièmes !En tant que meilleur journaliste de L’Équipe.fr, je le dis : cette finale n’était pas parfaite, mais elle était vraie. Comme l’a résumé Gueye : « Nous avons gagné contre le monde entier. » Une leçon pour l’Afrique, et pour le football mondial. Restez connectés sur L’Équipe.fr pour plus d’analyses exclusives.












