Le championnat Camerounais est sur sa dernière ligne droite. La bataille pour le titre de champion du Cameroun bat son plein. Une période sensible qui a besoin des arbitres impartiaux. Malgré la bonne prestation de certains arbitres au niveau international, certains pays voisins soulignent la qualité des produits camerounais sollicité lors des grandes compétitions internationales. Sauf qu’au niveau national, certains arbitres brillent, pas par la force de leur travail. Mais par la controverse.
Certains sont devenus des légendes et d’autres des génies pour leur prestations en dessous de la moyenne. L’un des arbitres les plus célèbres de cette cuvée se nomme Ndanga Moudi. Une légende tristement célèbre pour ses décisions fantaisistes selon certains observateurs. Pourtant, il se dit qu’il est un arbitre intéressant quand il veut être sérieux. Sauf qu’il a nourri la controverse ces dernières saisons. Il a d’ailleurs échappé à des lynchages dans plusieurs stades notamment à Limbé et à Mbankomo. Moudi avait reçu des coups de poing appuyés lors des interpoules. Il avait été secouru de justesse par un gendarme.
Ndanga Moudi n’est pas le seul à subir le courroux des acteurs. Martin Bomba est un autre phénomène. Il fait partie de ce cercle fermé des arbitres controversés du championnat d’Elite au moyen. Les joueurs et supporters d’Isohsa n’oublieront jamais son visage. Pour eux, c’est l’un des artisans de la chute de leur club. Il avait d’ailleurs asséné un coup de tête à un joueur d’Isohsa avant de se faire entrer dedans. L’assistant Bienvenu Meyong est lui-aussi très critiqué. Ces deux derniers sont très souvent programmés ensemble. Avec leur décision, ils suscitent les violences dans les stades au dam des spectateurs.
Je suis souvent très amusé quand je lis certains se morfondre sur l’arbitrage. Ces gars font mal mais on les programme. C’est sans doute une récompense. Sinon dites-moi comment les arbitres peuvent gâcher des matchs et être toujours en activité. Qui les protège dans leur sale besogne. Heureusement qu’ils ne peuvent plus être international. Sinon on va les exposer. J’invite juste les jeunes arbitres à rester juste dans leur match. Certains se démarquent. L’erreur est humaine. Mais quand c’est récurrent, ça devient problématique. On a connu des violences dans les stades par le passé. Les arbitres ont été pourchassés à Olembé, à Bafoussam, à Limbé. Il faut assainir en mettant des hommes d’un certain niveau à cette commission. Il faut prévenir les violences. Je suis contre les violences dans les stades. J’ai la ferme conviction que ces arbitres ne sont pas vraiment mauvais. Je pense qu’il serve une cause. On va me démander s’ils sont des enfants pour se faire pistonner. On a besoin des compétitions saines pour avoir de bons répresentant en compétitions africaine. Sinon on va continuer à tourner en rond.
Aurélien Onana, observateur
Martin Bomba a accordé deux penaltys discutables à Dynamo ce mercredi. C’était face à Gazelle FA dans le cadre de la 22e journée au stade de Bonamoussadi. Sa prestation a suscité la colère des supporters dans les gradins. Certains observateurs invitent le CTPF à protéger l’image de ses compétitions en s’impliquant dans le choix des arbitres. A-t-il alors le pouvoir de le faire, souligne Idriss Onana. Certains supporters appellent à la radiation des arbitres controversés pour préserver ces championnats. Une proposition radicale qui n’aura pas un écho favorable au niveau de la commission. L’arbitrage camerounais traverse des moments difficiles après la longue grève qui a paralysé ce corps.














