Des drames en cette fenêtre FIFA de barrages pour la CDM 2026, il y en a eu. Plusieurs cadors du football vont rater la qualification à la Coupe du Monde 2026. Cela frustre grandement les européens puisque l’Italie n’y sera pas. Ce sera la troisième fois d’affilée que ce triple champion du monde y sera absent. Avec le nombre de pays porté de 32 à 48, les pays européens s’estiment lésés dans le partage. Les 16 places attribuées à l’UEFA pour une Coupe du monde à 48 équipes ne suffisent pas, disent-ils. Ils s’inquiètent aussi de la nature de l’avantage du terrain pour des barrages aux enjeux si importants.
En effet l’UEFA n’a obtenu que trois places supplémentaires sur les 16 ajoutées. De 13 antérieurement, ils seront 16 lors de la CDM 2026. L’Europe considère totalement injuste la nouvelle répartition des places. Les pays Européens ont tenté de faire valoir leurs argumentations qui sont toutefois restés lettre morte jusqu’à présent. D’autres continents soulignent que l’Europe reste de loin le continent le mieux représenté, avec 16 équipes. Même si l’Amérique du Sud compte six de ses dix équipes dans la compétition, l’Europe a le plus gros contingent avec 16 pays qualifiés sur 55.
Le Cameroun va rater la CDM 2026, l’Italie aussi
Peut-être qu’il était temps de corriger les décennies durant lesquelles les pays européens ont dominé la représentation. La FIFA estime qu’une meilleure répartition des places est nécessaire pour aider à développer le football dans le reste du monde. Cela peut se heurter à l’argument économique. L’un des objectifs de la FIFA est d’augmenter les recettes pour le bien de tous. Cela veut dire que les recettes tirées d’un match de l’Italie par exemple seraient bien plus élévées que celui d’un minuscule pays comme le Cabo-Verde ! Cependant, si cette dernière argumentation primait, la Coupe du Monde serait une banale Coupe d’Europe.
Un autre argument n’est pas à négliger. Celle-ci, beaucoup plus politique. On sait que l’Asie et l’Afrique constituent désormais la base électorale du président de la FIFA, Gianni Infantino. Or l’Italo-Suisse est combattu depuis des années par cette même Europe. Il est très improbable que des places soient retirées à un des deux continents pour être attribuées à l’UEFA.
Pour ce qui est du débat sur l’avantage du terrain dans les barrages, c’est un problème de l’UEFA. C’est elle qui propose le système et la FIFA ne fait qu’approuver. Avec ses neuf places plus une possibilité de dixième via les barrages, l’Afrique peut être fière du travail de Issa Hayatou. L’objectif ne doit plus être seulement de participer cependant.














