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Cameroun – Nigeria dans l’histoire. Souvenirs d’acteurs

Camfoot.com

Cameroun et Nigeria se sont rencontrés de nombreuses fois dans l’histoire des deux sélections. Leurs duels ont souvent eu lieu au sommet du football continental : trois finales de Coupe d’Afrique ont notamment installé la suprématie camerounaise dans les esprits. Sur le terrain de la Coupe du monde, les Camerounais ont une nouvelle fois pris le meilleur en se qualifiant lors d’une phase de poules, même si les rencontres directes donnaient un avantage au Nigeria. À l’occasion de la double confrontation de vendredi et mardi, Camfoot vous fait revivre les rencontres, par les acteurs de ces moments d’histoire.

Le 1er septembre 2017
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Cameroun – Nigeria, c’est d’abord l’histoire de deux monstres du football africain, les deux nations qui ont eu les meilleurs résultats sur le plan mondial. Une médaille d’or olympique pour chacun des deux pays, un quart de finale de Coupe du monde pour les Lions indomptables et trois qualifications au second tour pour les Super Eagles ont inscrit l’Afrique dans le ghotta mondial. Mais, Cameroun – Nigeria, c’est aussi de nombreux affrontements, au plus haut sommet continental. Si sur l’ensemble des rencontres, le Nigeria a plus de victoires (11 victoires en 19 rencontres), les Lions indomptables ont su remporter depuis les années 1980 les rencontres les plus importantes. Ce qui fait dire de façon populaire dans les quartiers que le « Nigeria est notre femme ».

1984, les débuts

Il est en effet certain que le palmarès du Nigeria aurait été beaucoup plus important, s’ils avaient pris le meilleur dans les rencontres qui comptent. Les premiers faits d’armes ont lieu à Abidjan en 1984. Sur la lancée de leur belle Coupe du monde 1982, les Lions indomptables se qualifient pour la finale de la CAN, après avoir éliminé l’Algérie, autre bel ambassadeur du football africain en Espagne, et le pays organisateur, la Côte d’Ivoire. Face à l’équipe emmenée par le capitaine Théophile Abega, le Nigeria, vainqueur de la CAN en 1980. Dans une rencontre disputée, l’une des plus belles finales de l’histoire de la compétition, les Green Eagles d’alors ouvrent la marque par Lawal (10e), avant de se faire reprendre puis dominer par les Camerounais sur des buts de Ndjeya, Abega et Ebongue (3-1).

A Abidjan (stade Félix Houphouët-Boigny),

CAMEROUNNIGERIA : 3-1 (1-1). 50 000 spectateurs. Arbitre : M. Bennaceur (TUN). Buts : Ndjeya (32e), Abega (79e), Ebongué (84e) pour le Cameroun ; Mudashiru Lawal (10e) pour le Nigeria.
 
CAMEROUN : Joseph-Antoine Bell – Charles Toubé, René Ndjeya, François Doumbé Léa, Isaac Sinkot – Théophile Abega, Grégoire Mbida, Ibrahim Aoudou – Ernest Ebongué, Roger Milla, Bonaventure Djonkep (Emmanuel Kundé, 84e). Entr. : Rade Ognanovic.
 
NIGERIA : Patrick Okala – Paul Kingsley, Stephen Keshi, Sunday Eboigbe, Yisa Sofuluwe – Mudashiru Lawal, Ademola Adesina (Paul Okoku, 83e), Humphrey Edobor – Bala Ali (Clement Temile, 45e), Henry Nwosu, James Etokebe. Entr. : Festus Adegboye Onigbinde.

1988, Mbouh n’a jamais douté

Quatre ans plus tard, rebelote. La finale de la CAN oppose de nouveau les voisins de la côte ouest-africaine. La rencontre est plus défensive à l’image du tournoi, l’un des plus défensifs de l’histoire. Si le Nigeria croit ouvrir la marque, l’arbitre refuse le but pour un hors-jeu. La rencontre est débloquée par une action de Milla, qui provoque un penalty, que transforme Emmanuel Kundé (1-0). lLouis-Paul Mfédé, habituel tireur a cédé sa place, échaudé par son échec en demi-finale face à Badou Zaki. Aucun but ne sera inscrit alors. Le Cameroun est champion pour la deuxième fois de son histoire, c’est un Cameroun d’une redoutable efficacité, puisque le champion termine le tournoi avec un total de quatre buts inscrits (en cinq matchs). Trois victoires par 1 but à 0, et un match nul en phase de poule contre le même Nigeria (1-1) permettent aux Lions indomptables de Claude Le Roy de s’imposer. Capitaine de cette équipe, Emile Mbouh laisse le vétéran Roger Milla, dont ça aurait dû être la dernière rencontre avec les Lions, prendre le trophée des mains de celui qui allait devenir ensuite Mohamed VI.

1989, Omam livre un duel épique avec Keshi

1989, c’est la Coupe du monde qui s’invite, et offre aux deux nations une occasion de se jauger. Le deuxième tour éliminatoire les place dans le groupe C en compagnie de l’Angola et du Gabon. C’est une première en Afrique, la phase de poule. Jusqu’ici les éliminatoires se jouaient sur des rencontres à élimination directe. Défaits à l’aller à Enugu lors de la troisième journée, les Lions indomptables semblent mal embarqués à l’issue de la phase aller avec trois points (un match nul, une victoire, une défaite) et la perspective d’un déplacement en Angola qui avait pris un point à Yaoundé (1-1). Stéphane Tataw et ses partenaires vont faire un sans-faute en prenant le meilleur sur l’Angola (1-3) et le Gabon (2-1). Deux semaines après avoir affronté le Gabon, le match pour la première place qualificative se joue au stade Omnisports de Yaoundé pris d’assaut par environ 90 000 personnes. Les données sont claires : les deux équipes ont sept points, et le Nigeria qui a perdu Samuel Okwaradji suite à un arrêt cardiaque sur le terrain, a une meilleure différence de but. Tout autre résultat qu’une victoire éliminerait les Camerounais. Les Lions prouvent qu’ils ont de la ressource en prenant le meilleur sur les Super Eagles, le but de la victoire est inscrit par Omam-Biyik (1-0). Le Cameroun se qualifie pour le troisième tour éliminatoire contre la Tunisie (3-0, 1-0). L’année qui suit, cette équipe illuminera une Coupe du monde bien terne et se qualifiera pour les quarts de finale de Coupe du monde.

2000, le Cameroun reprend la couronne

Dernier rendez-vous, la finale de la CAN 2000 au Nigeria. En pleine reconstruction, les Lions indomptables arrivent au Ghana, qui co-organise la compétition en outsiders. Un premier tour solide les qualifie pour les quarts de finale, puis ils prennent le meilleur sur l’Algérie (2-1) et la Tunisie (3-0). En finale, ils retrouvent le Nigeria pour la troisième fois de l’histoire. Les Super Eagles sont l’équipe africaine du moment, avec des joueurs dans les meilleurs clubs européens, le pays étant le premier à bénéficier des changements dus à l’arrêt Bosman. Champions olympiques en titre, ils sortent d’une Coupe du monde mitigée, mais après avoir été la seule équipe à être sortie des poules. Et sur le plan continental, leur suprématie n’a jamais été remise en cause : vainqueurs de la CAN en 1994, ils n’ont pas pu défendre leur titre en 1996 en raison de problèmes politiques et ont été suspendus en 1998. La défection du Zimbabwe leur donne l’occasion de remporter le trophée africain devant leur public vingt ans après le premier. Un autre élément se joue, le trophée de l’unité africaine, qui deviendra la propriété du pays qui remportera la finale, les deux équipes ayant remporté le trophée deux fois (1980 et 1994 pour les Aigles, 1984 et 1988 pour les Lions). Le match est lancé rapidement. Après avoir résisté, les Lions prennent l’avantage grâce à des buts de leur nouveau duo d’attaque Mboma et Eto’o. Alors qu’on pense qu’ils vont atteindre la pause avec deux buts d’avance, Chukwu réduit la marque. Le retour des vestiaires est l’occasion pour Jay-Jay Okocha de démontrer pourquoi il est alors l’un des joueurs les plus chers du monde, sa reprise de volée nettoie la lucarne de Boukar. Sa célébration semble conjurer un sort, il fait non du doigt, refusant la défaite à domicile. Tout est à refaire (2-2), les deux équipes se rendent coup pour coup, semblent chacune à son tour sur le point de craquer. Les Lions terminent mieux, mais il va falloir la séance des tirs au but pour les départager. Les Lions l’emportent 4 tirs au but à 3, et remportent le trophée. Quelques mois plus tard, ils s’imposeront aux Jeux Olympiques, avant de confirmer leur nouvelle suprématie continentale deux ans plus tard. L’ironie de l’histoire veut que cette domination prit fin en 2004 à Monastir sur une élimination en quarts de finale... par le Nigeria.

Mini dossier réalisé par Raphael Onambelé et les équipes de Camfoot

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