Adidas, Nike et Puma engrangent l’effet Coupe du monde

Publié le 7 août 2010
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Adidas espère vendre 13 millions d’exemplaires du « Jabulani », ballon officiel de la Coupe du monde de football 2010.

Les producteurs d’équipements sportifs se partagent le gâteau de la Coupe du monde 2010, mais les parts ne sont toutefois pas égales. Si Adidas et Nike affichent fièrement leurs résultats, Puma se contente d’un bénéfice quasi stable. La marque au félin a perdu de son mordant.

Le bouquet final

Les grands gagnants de ce Mondial 2010 sont Adidas et Nike. Ils se disputent le titre du leader sur le marché du football, tout en récoltant les fruits de la Coupe du monde en Afrique du Sud. Chez Adidas les ventes ont bondi de 13% et la firme a franchi pour la première fois en 2010 la barre des 11,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La marque aux trois bandes installée à Herzogenaurach, une bourgade bavaroise abritant également le siège de Puma, inscrit à son palmarès le Jabulani, ballon officiel du Mondial, qu’elle compte vendre à 13 millions d’exemplaires.

Les résultats de Nike sont tout aussi satisfaisants. Venue tardivement sur le marché des équipements de football, la firme américaine redouble de puissance et d’invention pour trouver de nouvelles campagnes publicitaires. Les dirigeants de la marque tiennent à souligner que ce sont les chaussures orange fluo de Nike qui ont été les plus portées par les footballeurs du Mondial.

Puma puni par la Bourse

En revanche, Puma n’a pas su profiter de l’effet Coupe du monde et affiche un bénéfice trimestriel quasi stable : 64,1 millions d’euros contre 63,1 millions d’euros l’an dernier. Après treize années de croissance à deux chiffres, le titre de cette firme allemande majoritairement aux mains du français PPR a fait l’une des pires performances du secteur, en ne gagnant que 1% depuis le début de l’année, tandis que les actions d’Adidas et de Nike ont bondi respectivement de 12% et 10%.

Pour convaincre la Bourse avec ces résultats largement inférieurs aux attentes, la marque au félin devra revoir sa stratégie globale si elle ne veut pas rester sur le banc de touche.

RFI


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