PUBLICITÉ

Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
Les champs marqués avec un * sont obligatoires.
443597 messages.
Eva Eva a écrit le 6 décembre 2019 à 17h57
Le MRC n’a pas participé au dialogue national convoqué fin septembre début octobre au sujet de la crise anglophone. Quelles sont vos solutions pour mettre un terme à ce conflit ?

Nous avons refusé, car il nous était impossible de nous rendre au dialogue puisque nous étions emprisonnés. Nous avons néanmoins fait preuve de bonne volonté pour qu’il soit utile et fructueux. Nous avons envoyé une délégation rencontrer le premier ministre dans le cadre des consultations préliminaires. Nous n’avons pas d’attitude de rejet systématique.
Eva Eva a écrit le 6 décembre 2019 à 17h56
Avant sa tenue, nous avons présenté nos modalités de sortie des crises multiformes qui affectent notre pays. Il n’y a pas que le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ou la crise post-électorale, il y a aussi la guerre terrible dans l’Extrême-Nord. Il faut une approche collective nationale de responsabilité pour résoudre ces crises.



Concernant le Nord-Ouest et du Sud-Ouest, il faut prendre des mesures de décrispation pour reconstruire la confiance. La première mesure à prendre est la libération sans condition de tous les prisonniers détenus dans le cadre de la crise anglophone. On nous a répondu parfois que ce sont des criminels. Mais cette crise, qui est politique, ne trouvera pas de solution par des voies judiciaires. D’autant que certains éléments de nos forces de défense et de sécurité ont pu commettre des crimes punissables. Les morts sont déjà morts, il faut désormais que d’autres morts ne viennent pas s’ajouter
Eva Eva a écrit le 6 décembre 2019 à 17h53
Il faut laisser aux gens désigner leurs représentants et ensuite commencer à reconstruire les villages. Plus de quatre cents ont été détruits, alors quand on demande aux gens de rentrer, on aurait envie de rire. Il faut négocier un cessez-le-feu pour que les sécessionnistes déposent leurs armes, retirer l’armée et le Bataillon d’intervention rapide et laisser la police et la gendarmerie assurer le maintien de l’ordre.

Pour la forme, la majorité des Camerounais pense que le fédéralisme peut régler notre problème. J’étais au début favorable au régionalisme avec un statut spécial pour les régions anglophones. Mais après trois ans de conflit, plus de 12 000 morts d’après ce que l’on dit, plus de 500 000 déplacés internes, 40 000 réfugiés et une économie qui n’existe plus. On ne peut plus s’en tenir aux solutions qui étaient valables auparavant. Il faut voir comment réorganiser l’Etat pour transférer le maximum de pouvoir aux entités régionales. Nous souffrons dramatiquement d’un trop grand centralisme. Un autre danger qui menace le Cameroun est la montée des tensions communautaires.
Eva Eva a écrit le 6 décembre 2019 à 17h52
Comment réagissez-vous à ceux qui vous accusent d’être à la tête d’un parti tribaliste ?

Les accusateurs sont ceux qui inspirent la haine ethnique au Cameroun. Avoir laissé prospérer le tribalisme est le plus grand mal que le régime aura fait à ce pays. Nous pouvons situer précisément le début de cette dérive tribaliste. Elle a commencé après la convention du MRC au Palais des congrès en avril 2018.

Personne ne donnait cher de notre peau à l’époque, mais nous avons rempli la plus grande salle du pays avec nos délégués venus de toutes les régions. A partir de là, on a construit ce discours qui ne repose sur rien. Le premier vice-président est originaire du Nord, la deuxième est du Centre, le troisième est du Littoral, le quatrième est du Sud-Ouest. Ceux qui développent ce genre de discours le font car ils sont incapables de résoudre les problèmes des Camerounais qui ne sont pas dupes.
Eva Eva a écrit le 6 décembre 2019 à 17h51
Des pressions occidentales ont été exercées ces derniers mois sur les autorités camerounaises. Paul Biya s’est rendu par deux fois en France depuis votre libération. Considérez-vous que Paris fasse preuve d’une trop grande mansuétude à son égard?

Je m’interdis de porter des jugements sur la politique conduite par d’autres pays. La France est un pays ami, un partenaire historique du Cameroun, qui a des intérêts dans notre pays. Qu’elle reçoive celui qui, suivant le Conseil constitutionnel, est le président du Cameroun ne doit pas émouvoir outre mesure. La question est de savoir si Paris a toutes les informations qu’il faut sur le Cameroun pour construire sa position. Parfois, on a l’impression qu’un discours univoque a prévalu à Paris, où l’on pense que le pays est stable et l’on entend que le son de cloche venant du palais d’Etoudi.
Eva Eva a écrit le 6 décembre 2019 à 17h50
Vous avez été relâché sur instruction de Paul Biya. Vous sentez-vous pleinement libre aujourd’hui ?

Je suis toujours prisonnier car mes camarades sont encore en prison. Mon esprit est chaque jour avec eux et je travaille avec nos avocats pour obtenir leur libération. Je ne suis donc pas totalement libre. Par ailleurs, je suis confronté aux difficultés, plus encore qu’avant mon arrestation, de faire travailler mon parti. La police a empêché des séances d’adhésion massive. Il nous parvient des menaces récurrentes sur notre propre sécurité. On parle d’assassinats physiques, d’une machination pour nous accuser d’avoir importé des armes pour déstabiliser le pays. Mais rien ne nous dissuadera de poursuivre le cours de notre vie.
TPO TPO a écrit le 6 décembre 2019 à 17h32
Vive la RFG Tous les bams doivent quitter la république dictatoriale du Sud Cameroun et investir en RFG . Ne regardez pas derrière. Quittez rapidement
Londonien Londonien a écrit le 6 décembre 2019 à 17h00
@kaqdafi

il n'a meme pas honte,aujourdhui il est deja @lipopo et autres pseudos qu'il se donne.le vieux est un peu gene d'etre supporter de biya aujourdhui par haine pour KAMTO,on peut le comprendre.

@navajo

laisses jean.not nse.me dans sa souffrance,sa bam.iphobie a fait de lui un colporteur des ragots des sardinards.il faut seulement lire et lap.lol
Navajo boy Navajo boy a écrit le 6 décembre 2019 à 16h03
@ Lipopo tame

Tu vas arrêter tes sottises et rentrer dans ton trou ?
Kadafi Kadafi a écrit le 6 décembre 2019 à 15h31
@Londonien (Grande Bretagne)le 05/12/2019 à 18:29

Si si, je sais qu il est la, ca doit etre difficile pour lui de se detacher de cette espace apres avoir trone ici comme un roi pendant des annees......helas....c est la vie....
PUBLICITÉ

FIL INFO

PUBLICITÉ