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Monsieur KAMTO est un juriste qui connaît la valeur de la preuve, et qui doit l'apporter en cas de contestation.
Si monsieur KAMTO a dit qu'on ne peut pas gagner avec ce code électoral, et qu'en suite, il se déclare gagnant, pour convaincre ceux qui ne sont pas ses moutons comme nous pour le croire sur parole, eh bien, la moindre des choses, c'est de mettre les preuves sur la table/C'est très facile à comprendre.
On ne peut pas rester dans les intrigues,.
Intrigues, sur les pv, intrigues, sur les élections et les dossiers.
D'un coup, on va aux élections, et les moutons applaudissent.On n'y va plus, les même moutons applaudissent.
J'ai tiré le péno et marqué, les moutons applaudissent.
J'ai 51% applaudissements, non c'est 39% encore les mêmes applaudissent.S'il avait dit qu'il a gagné avec 1% les mêmes auraient applaudi.Eh bine, pas nous.
Les preuves, rien que les preuves.
Si monsieur KAMTO a dit qu'on ne peut pas gagner avec ce code électoral, et qu'en suite, il se déclare gagnant, pour convaincre ceux qui ne sont pas ses moutons comme nous pour le croire sur parole, eh bien, la moindre des choses, c'est de mettre les preuves sur la table/C'est très facile à comprendre.
On ne peut pas rester dans les intrigues,.
Intrigues, sur les pv, intrigues, sur les élections et les dossiers.
D'un coup, on va aux élections, et les moutons applaudissent.On n'y va plus, les même moutons applaudissent.
J'ai tiré le péno et marqué, les moutons applaudissent.
J'ai 51% applaudissements, non c'est 39% encore les mêmes applaudissent.S'il avait dit qu'il a gagné avec 1% les mêmes auraient applaudi.Eh bine, pas nous.
Les preuves, rien que les preuves.
Pourquoi les talibans machin sont-ils sont nombreux quand un tolieur fait une analyse juste comme celle de Mengué (Canada)le 08/12/2019 à 15:03?
Cette analyse est juste et complète.
KAMTO a demandé aux journalistes d'EQUINOXE de venir filmer les dossiers que le MRC avait déjà constitué pour les élections municipales et législatives.Ceux -ci ne l'iont pas fait.Pas la peine d'accuser les autres journalistes, puisque EQUINOXE s'est spécialisé sur ce genre de problème, c'est à cette chaîne que KAMTO s'est adressé.Pourquoi une fois de plus, on doit faire dans le dilatoire pour manipuler les gens?
C'est KAMTo qui a dit que le MRC ira aux élections devant les youyous des femmes de son parti.Il l'a même justifié pourquoi.
C'est toujours lui qui a tenu des séances de mises au point des mêmes dossiers.A la fin, c'est lui qui a décidé qu'il n'ira plus, ce contredisant.En plus, au moment où il justifiait son refus, son P EKo ka donnait une raison autre dans l'émisssion boeuf et bourguignon.
Alors, pourquoi est-il si difficile de comprendre que tout eci est un méli-melo?
A lors que EQUINOXE aille filmer les dossiers en on n'en parle plus.
Et voila que le tribalisme prend le dessus dans l'esprit de ce taliban perdu .On nous parle du roi sokoundjou que les talibans ont lysnché dans les réseaux sociaux pour avoir osé parlé en b ulu.On nous dit même qu'il avait dit que l'élection en 1956 a montré qu'une seule tribu pouvait gagner l'élection et on a tout fait pour que cela n'arrive pas.
Les tolieurs auront donc compris que pour les talibans, c'est un problème ethnie.Ils vont même jusqu'à comparer le CAMEROUN de 56 à celui de 2019.C'est donc un objectif pour le taliban du toli qui ne jure que par l'ethnie, au point d'être au bord de l'avc quand on le contrarie.Voila donc les gens qui parlent de b amiphobie à tort et à travers, dès lors qu'un esprit libre comme MENGUE fait ne analyse juste.
L'analyse de MENGUE est tellement juste qu'un candidat ne peut se permettre d'espérer qu'on va le croire sur parole.
Monsieur KAMTO est un juriste qui connaît la valeur de la preuve, et qui doit l'apporter en cas de contestation.
Si monsieur KAMTO a dit qu'on ne peut pas gagner avec ce code électoral, et qu'en suite, il se déclare gagnant, pour convaincre ceux qui ne sont pas ses moutons comme nous pour le croire sur parole, eh bien, la moindre des choses, c'est de mettre les preuves sur la ta
Cette analyse est juste et complète.
KAMTO a demandé aux journalistes d'EQUINOXE de venir filmer les dossiers que le MRC avait déjà constitué pour les élections municipales et législatives.Ceux -ci ne l'iont pas fait.Pas la peine d'accuser les autres journalistes, puisque EQUINOXE s'est spécialisé sur ce genre de problème, c'est à cette chaîne que KAMTO s'est adressé.Pourquoi une fois de plus, on doit faire dans le dilatoire pour manipuler les gens?
C'est KAMTo qui a dit que le MRC ira aux élections devant les youyous des femmes de son parti.Il l'a même justifié pourquoi.
C'est toujours lui qui a tenu des séances de mises au point des mêmes dossiers.A la fin, c'est lui qui a décidé qu'il n'ira plus, ce contredisant.En plus, au moment où il justifiait son refus, son P EKo ka donnait une raison autre dans l'émisssion boeuf et bourguignon.
Alors, pourquoi est-il si difficile de comprendre que tout eci est un méli-melo?
A lors que EQUINOXE aille filmer les dossiers en on n'en parle plus.
Et voila que le tribalisme prend le dessus dans l'esprit de ce taliban perdu .On nous parle du roi sokoundjou que les talibans ont lysnché dans les réseaux sociaux pour avoir osé parlé en b ulu.On nous dit même qu'il avait dit que l'élection en 1956 a montré qu'une seule tribu pouvait gagner l'élection et on a tout fait pour que cela n'arrive pas.
Les tolieurs auront donc compris que pour les talibans, c'est un problème ethnie.Ils vont même jusqu'à comparer le CAMEROUN de 56 à celui de 2019.C'est donc un objectif pour le taliban du toli qui ne jure que par l'ethnie, au point d'être au bord de l'avc quand on le contrarie.Voila donc les gens qui parlent de b amiphobie à tort et à travers, dès lors qu'un esprit libre comme MENGUE fait ne analyse juste.
L'analyse de MENGUE est tellement juste qu'un candidat ne peut se permettre d'espérer qu'on va le croire sur parole.
Monsieur KAMTO est un juriste qui connaît la valeur de la preuve, et qui doit l'apporter en cas de contestation.
Si monsieur KAMTO a dit qu'on ne peut pas gagner avec ce code électoral, et qu'en suite, il se déclare gagnant, pour convaincre ceux qui ne sont pas ses moutons comme nous pour le croire sur parole, eh bien, la moindre des choses, c'est de mettre les preuves sur la ta
@jean/not nse/me
je t'ai dit d'envoyer quelqu'un verifier puisque meme equinox tv n'aurait pas suffi pour des gens qui sont essentiellement bam.iphobes comme toi.il fallait envoyer meme tombi haricot dans le cas ou il serait la seule personne que tu connais a yaounde.vision caca et bien d'autres pouvaient y aller et exposer KAMTO si le parti refusait de presenter ses listes.pourquoi cela n'a pas ete fait?le mensonge serait mieux que decouvrir la verite et contredire ces allegations n'est ce pas?vieux poux.
d'autre part quel autre parti en dehors du MRC lutte aujourdhui pour un nouveau code electoral consensuel?qui a interet que le code reste taille aux mesures du rdpc si ce n'est que le parti qui n'a jamais gagne d'elections a la reguliere?les autres micro partis sous traitant du rdpc aussi preferent ce flou electoral parce que ca leur permet d'obtenir des places a l'assemblee et dans les mairies par nomination de paul biya.
personne n'est dupe.le roi sokoundjou l'avait bien explique ,les elections de 1956 au cameroun avaient prouve qu'une seule ethnie si elle decidait pouvait gagner les elections toute seule au cameroun .depuis lors tout est fait pourque ca n'arrive jamais.mais c'est peine perdue ,au cameron on arrivera un jour tres proche a un code electoral transparent et equitable.meme elecam a demande la revision du code si biya ne reagit pas c'est parce qu'il sait ce qu'il a obtenu reellement aux dernieres elections. il est vieux ,tres vieux meme mais pas fou il connait que KAMTO a gagne les elections.une revision du code serait fatal pour son parti .voila pourquoi les milliards sont debourses pour corrompre les faux partis d'opposition allies du tyran pour faire table rase des reclemations legitimes de changement de code electoral.period.
je t'ai dit d'envoyer quelqu'un verifier puisque meme equinox tv n'aurait pas suffi pour des gens qui sont essentiellement bam.iphobes comme toi.il fallait envoyer meme tombi haricot dans le cas ou il serait la seule personne que tu connais a yaounde.vision caca et bien d'autres pouvaient y aller et exposer KAMTO si le parti refusait de presenter ses listes.pourquoi cela n'a pas ete fait?le mensonge serait mieux que decouvrir la verite et contredire ces allegations n'est ce pas?vieux poux.
d'autre part quel autre parti en dehors du MRC lutte aujourdhui pour un nouveau code electoral consensuel?qui a interet que le code reste taille aux mesures du rdpc si ce n'est que le parti qui n'a jamais gagne d'elections a la reguliere?les autres micro partis sous traitant du rdpc aussi preferent ce flou electoral parce que ca leur permet d'obtenir des places a l'assemblee et dans les mairies par nomination de paul biya.
personne n'est dupe.le roi sokoundjou l'avait bien explique ,les elections de 1956 au cameroun avaient prouve qu'une seule ethnie si elle decidait pouvait gagner les elections toute seule au cameroun .depuis lors tout est fait pourque ca n'arrive jamais.mais c'est peine perdue ,au cameron on arrivera un jour tres proche a un code electoral transparent et equitable.meme elecam a demande la revision du code si biya ne reagit pas c'est parce qu'il sait ce qu'il a obtenu reellement aux dernieres elections. il est vieux ,tres vieux meme mais pas fou il connait que KAMTO a gagne les elections.une revision du code serait fatal pour son parti .voila pourquoi les milliards sont debourses pour corrompre les faux partis d'opposition allies du tyran pour faire table rase des reclemations legitimes de changement de code electoral.period.
General NewsSun, 8 Dec 2019
Les révélations de Kamto à JeuneAfrique sur Paul Biya et sa retraite anticipée
Jeune Afrique Nouveau
La bataille Kamto-Biya se poursuit sur le plan diplomatique
Écoutez l'article
Deux mois après sa libération, il est bel et bien de retour dans l'arène politique Tout en justifiant le boycott des élections de février, le leader de l'opposition prône le dialogue et l'apaisement.
Jeune Afrique : Votre parti, le MRC, a annoncé qu'il ne participerait pas aux scrutins de février 2020. Pourquoi ?
Maurice Kamto : Il y a deux principales raisons. Premièrement, nous ne pouvons pas aller aux élections sans que les conditions soient réunies pour que les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest puissent se rendre aux urnes. Cela reviendrait à exclure ces deux régions du jeu républicain, en matière de gouvernance locale et de représentation à l'Assemblée nationale. Comme si nous nous résignions à acter, de fait, une partition de notre pays. Deuxièmement, notre système électoral a montré ses limites, il faut le réformer. Nous avons élaboré une proposition de loi en 2014 et nous l'avons déposée à l'Assemblée, mais elle n'a toujours pas été portée à l'attention de son bureau.
Dans ces conditions, pourquoi avoir été candidat à l'élection présidentielle de 2018?
Parce que nous espérions parvenir à mobiliser les électeurs et à bien surveiller les opérations de vote et parce que ce scrutin représentait aussi une chance de régler les problèmes du pays. Cela étant, il nous a donné l'occasion de démontrer, lors de l'examen du contentieux électoral devant le Conseil constitutionnel, que les lois n'étaient pas bonnes et que, effectivement, il était plus que temps de les réformer pour éviter les crises postélectorales.
Mais le gouvernement ne paraît pas pressé de faire évoluer les textes...
Pourtant, même la communauté internationale le lui demande avec insistance. Il ne vous a pas échappé que, dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Parlement européen a insisté que le système électoral soit réformé avant tout nouveau scrutin. Et le Congrès américain ainsi que le Parlement canadien ne disent pas autre chose.
Souhaitez-vous le report des prochaines élections?
Naturellement, et nous l'avons clairement dit. Nous aurions pu y aller pourtant, et nous aurions gagné, tant notre popularité est grande. Mais nous pensons qu'
Les révélations de Kamto à JeuneAfrique sur Paul Biya et sa retraite anticipée
Jeune Afrique Nouveau
La bataille Kamto-Biya se poursuit sur le plan diplomatique
Écoutez l'article
Deux mois après sa libération, il est bel et bien de retour dans l'arène politique Tout en justifiant le boycott des élections de février, le leader de l'opposition prône le dialogue et l'apaisement.
Jeune Afrique : Votre parti, le MRC, a annoncé qu'il ne participerait pas aux scrutins de février 2020. Pourquoi ?
Maurice Kamto : Il y a deux principales raisons. Premièrement, nous ne pouvons pas aller aux élections sans que les conditions soient réunies pour que les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest puissent se rendre aux urnes. Cela reviendrait à exclure ces deux régions du jeu républicain, en matière de gouvernance locale et de représentation à l'Assemblée nationale. Comme si nous nous résignions à acter, de fait, une partition de notre pays. Deuxièmement, notre système électoral a montré ses limites, il faut le réformer. Nous avons élaboré une proposition de loi en 2014 et nous l'avons déposée à l'Assemblée, mais elle n'a toujours pas été portée à l'attention de son bureau.
Dans ces conditions, pourquoi avoir été candidat à l'élection présidentielle de 2018?
Parce que nous espérions parvenir à mobiliser les électeurs et à bien surveiller les opérations de vote et parce que ce scrutin représentait aussi une chance de régler les problèmes du pays. Cela étant, il nous a donné l'occasion de démontrer, lors de l'examen du contentieux électoral devant le Conseil constitutionnel, que les lois n'étaient pas bonnes et que, effectivement, il était plus que temps de les réformer pour éviter les crises postélectorales.
Mais le gouvernement ne paraît pas pressé de faire évoluer les textes...
Pourtant, même la communauté internationale le lui demande avec insistance. Il ne vous a pas échappé que, dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Parlement européen a insisté que le système électoral soit réformé avant tout nouveau scrutin. Et le Congrès américain ainsi que le Parlement canadien ne disent pas autre chose.
Souhaitez-vous le report des prochaines élections?
Naturellement, et nous l'avons clairement dit. Nous aurions pu y aller pourtant, et nous aurions gagné, tant notre popularité est grande. Mais nous pensons qu'
Quelles sont, selon vous, les mesures à prendre dans l'immédiat?
Dans un tel contexte de violence, il faut d'abord appliquer des mesures de désescalade. Nous souhaitons le retrait des forces de troisième catégorie [l'armée] pour que seules restent sur le terrain la police et la gendarmerie. Ensuite, l'État doit engager la reconstruction des villages et des infrastructures, comme nous ne cessons de le dire, pour permettre aux déplacés de rentrer chez eux, et pour faire notamment en sorte que l'école reprenne. Nos demandes n'ont pour l'instant pas été entendues, mais il est évident que la solution à cette crise est politique.
Êtes-vous pour ou contre un changement de la forme de l'État ? Seriez-vous par exemple favorable à un retour au fédéralisme?
Je ne suis pas, je n'ai jamais été et je ne serai jamais pour la partition du Cameroun. Ce n'est même pas envisageable. Notre pays doit rester uni. Toutefois, on ne doit pas craindre de discuter de la forme de l'État. Ce ne doit pas être un tabou. On sent bien que l'hyper-centralisation ne répond plus aux attentes des populations. J'ajoute que cette réflexion n'est pas une exclusivité anglophone, elle concerne l'ensemble des Camerounais. Pour autant, je ne suis pas favorable à un retour pur et simple au fédéralisme tel qu'il existait en 1961. Nous ne devons pas tirer un trait sur les soixante années de vie commune que, francophones et anglophones, nous avons partagée depuis l'indépendance.
Dans un tel contexte de violence, il faut d'abord appliquer des mesures de désescalade. Nous souhaitons le retrait des forces de troisième catégorie [l'armée] pour que seules restent sur le terrain la police et la gendarmerie. Ensuite, l'État doit engager la reconstruction des villages et des infrastructures, comme nous ne cessons de le dire, pour permettre aux déplacés de rentrer chez eux, et pour faire notamment en sorte que l'école reprenne. Nos demandes n'ont pour l'instant pas été entendues, mais il est évident que la solution à cette crise est politique.
Êtes-vous pour ou contre un changement de la forme de l'État ? Seriez-vous par exemple favorable à un retour au fédéralisme?
Je ne suis pas, je n'ai jamais été et je ne serai jamais pour la partition du Cameroun. Ce n'est même pas envisageable. Notre pays doit rester uni. Toutefois, on ne doit pas craindre de discuter de la forme de l'État. Ce ne doit pas être un tabou. On sent bien que l'hyper-centralisation ne répond plus aux attentes des populations. J'ajoute que cette réflexion n'est pas une exclusivité anglophone, elle concerne l'ensemble des Camerounais. Pour autant, je ne suis pas favorable à un retour pur et simple au fédéralisme tel qu'il existait en 1961. Nous ne devons pas tirer un trait sur les soixante années de vie commune que, francophones et anglophones, nous avons partagée depuis l'indépendance.
Pour les autorités, ne serait-ce pas envoyer un mauvais signal que de libérer des individus formellement condamnés par la justice?
Dans la situation actuelle, il ne sert à rien d'identifier les coupables et les innocents. Nous demandons leur libération parce que nous cherchons une solution. Il sera toujours temps, plus tard, de mettre en place une commission « vérité, justice et réconciliation ».
Comment réagissez-vous au fait que les manifestations de votre parti soient si souvent interdites?
Je ne comprends pas que l'on nous affuble d'une logique insurrectionnelle. Nous avons toujours respecté la loi. Le MRC a été créé il y a sept ans et il n'a jamais été à l'origine du moindre incident. Ces reproches qui nous sont faits sont sans fondement. Depuis trois ans, nous n'avons presque jamais été autorisés à tenir meeting. Pis! La police s'invite maintenant dans des réunions tenues à notre siège alors que, d'après la loi, le siège d'un parti politique est inviolable.
Le tribalisme dont est accusé le MRC est-il lui aussi une construction?
Bien sûr, c'est la même chose. À chaque élection ou chaque fois qu'un candidat sérieux menace celui du pouvoir en place, on ressort ce type d'accusations. Taxer quelqu'un de tribalisme, c'est le délégitimer. C'est d'un cynisme incroyable, qui a atteint son paroxysme lors de la dernière présidentielle. Il est temps d'y mettre un terme.
Dans la situation actuelle, il ne sert à rien d'identifier les coupables et les innocents. Nous demandons leur libération parce que nous cherchons une solution. Il sera toujours temps, plus tard, de mettre en place une commission « vérité, justice et réconciliation ».
Comment réagissez-vous au fait que les manifestations de votre parti soient si souvent interdites?
Je ne comprends pas que l'on nous affuble d'une logique insurrectionnelle. Nous avons toujours respecté la loi. Le MRC a été créé il y a sept ans et il n'a jamais été à l'origine du moindre incident. Ces reproches qui nous sont faits sont sans fondement. Depuis trois ans, nous n'avons presque jamais été autorisés à tenir meeting. Pis! La police s'invite maintenant dans des réunions tenues à notre siège alors que, d'après la loi, le siège d'un parti politique est inviolable.
Le tribalisme dont est accusé le MRC est-il lui aussi une construction?
Bien sûr, c'est la même chose. À chaque élection ou chaque fois qu'un candidat sérieux menace celui du pouvoir en place, on ressort ce type d'accusations. Taxer quelqu'un de tribalisme, c'est le délégitimer. C'est d'un cynisme incroyable, qui a atteint son paroxysme lors de la dernière présidentielle. Il est temps d'y mettre un terme.
Vous niez que votre parti soit régionaliste ?
Absolument ! Personne ne pourra jamais prouver que je me suis un jour rendu coupable de régionalisme ou de tribalisme, ni dans ma carrière universitaire ni dans ma carrière politique.
Ne pas aller aux élections, est-ce votre décision personnelle ?
Là aussi, j'ai entendu beaucoup de choses. On dit que Kamto est un dictateur. Non ! C'est le conseil national du parti qui a choisi le boycott. Je n'ai rien décidé tout seul. Ce qui est vrai, c'est que j'étais de ceux qui pensaient que l'on devait reporter les législatives et les municipales et commencer par régler les problèmes. Un exemple : on parle du statut spécial des régions anglophones [une recommandation du dialogue national], mais personne ne connaît le contenu de cette formule !
Que ferez-vous face à l'impatience des jeunes cadres qui souhaitaient entrer à l'Assemblée ?
On ne crée pas un parti pour permettre à quelques camarades d'avoir une expérience. On le fait pour atteindre des objectifs d'intérêt national. Je m'explique : si nous étions allés aux élections, nous aurions très probablement gagné des sièges supplémentaires, comme je vous l'ai dit
Absolument ! Personne ne pourra jamais prouver que je me suis un jour rendu coupable de régionalisme ou de tribalisme, ni dans ma carrière universitaire ni dans ma carrière politique.
Ne pas aller aux élections, est-ce votre décision personnelle ?
Là aussi, j'ai entendu beaucoup de choses. On dit que Kamto est un dictateur. Non ! C'est le conseil national du parti qui a choisi le boycott. Je n'ai rien décidé tout seul. Ce qui est vrai, c'est que j'étais de ceux qui pensaient que l'on devait reporter les législatives et les municipales et commencer par régler les problèmes. Un exemple : on parle du statut spécial des régions anglophones [une recommandation du dialogue national], mais personne ne connaît le contenu de cette formule !
Que ferez-vous face à l'impatience des jeunes cadres qui souhaitaient entrer à l'Assemblée ?
On ne crée pas un parti pour permettre à quelques camarades d'avoir une expérience. On le fait pour atteindre des objectifs d'intérêt national. Je m'explique : si nous étions allés aux élections, nous aurions très probablement gagné des sièges supplémentaires, comme je vous l'ai dit
Nous serions entrés dans l'establishment politique et nous participerions au jeu institutionnel. Mais nous ne pourrions plus critiquer le code électoral, et nous aurions perdu de vue tous les objectifs pour lesquels notre parti a été créé, et cela pour l'intérêt de quelques-uns. Je suis convaincu que les camarades comprendront que leurs carrières politiques ne sont pas compromises.
Le reste de l'opposition semble hésiter sur la marche à suivre...
C'est l'une des particularités de l'opposition camerounaise. Nous ne savons pas nous rassembler et trouver de vrais terrains de convergence politique. J'ai toujours pensé que la question de la réforme du système électoral pouvait nous réunir, précisément parce qu'elle ne profite à personne en particulier. Quand les règles du jeu sont bonnes, elles le sont pour tout le monde. En 2014, j'ai écrit à tous les partis politiques pour harmoniser nos positions sur cette question. Je n'ai pas reçu de réponse.
Le reste de l'opposition semble hésiter sur la marche à suivre...
C'est l'une des particularités de l'opposition camerounaise. Nous ne savons pas nous rassembler et trouver de vrais terrains de convergence politique. J'ai toujours pensé que la question de la réforme du système électoral pouvait nous réunir, précisément parce qu'elle ne profite à personne en particulier. Quand les règles du jeu sont bonnes, elles le sont pour tout le monde. En 2014, j'ai écrit à tous les partis politiques pour harmoniser nos positions sur cette question. Je n'ai pas reçu de réponse.
Vos partisans se sont beaucoup plaints de tracasseries administratives. Qu'en est-il?
Certains sous-préfets ont pris le parti de refuser de délivrer des actes à certains des candidats de l'opposition qui en demandaient. Je le dis avec gravité, parce que de par leur comportement, ils détruisent la colonne vertébrale de l'administration camerounaise. Il faut expliquer aux sous-préfets que nous ne venons pas les chasser, que nous ne sommes pas leurs ennemis.
Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, était en visite au Cameroun à la fin d'octobre. Il a rencontré le président Biya bien sûr, et plusieurs responsables politiques, dont vous. Vous attendiez-vous à plus ?
Je n'ai pas été déçu parce que je prends les choses comme elles viennent. Il eut été logique, dans le contexte qui est le nôtre, que le ministre des Affaires étrangères d'un pays ami accordât une attention particulière à celui qui, officiellement, est arrivé deuxième à l'élection présidentielle. Cela n'a pas été le cas. Jean-Yves Le Drian a pensé qu'un format avec les dirigeants de tous les partis politiques représentés à l'Assemblée était suffisant. A-t-il obtenu les réponses souhaitées ? Je ne sais pas. Mais il est apparu très clairement qu'il venait accompagner la mise en oeuvre des résolutions du dialogue, et l'on peut se demander si le fait qu'il ait donné l'impression de venir avec une position déjà arrêtée est la bonne manière d'aider à la résolution de la crise multiforme à laquelle nous sommes confrontés. À aucun moment il n'a évoqué la crise en elle-même ou la révision du code électoral.
Certains sous-préfets ont pris le parti de refuser de délivrer des actes à certains des candidats de l'opposition qui en demandaient. Je le dis avec gravité, parce que de par leur comportement, ils détruisent la colonne vertébrale de l'administration camerounaise. Il faut expliquer aux sous-préfets que nous ne venons pas les chasser, que nous ne sommes pas leurs ennemis.
Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, était en visite au Cameroun à la fin d'octobre. Il a rencontré le président Biya bien sûr, et plusieurs responsables politiques, dont vous. Vous attendiez-vous à plus ?
Je n'ai pas été déçu parce que je prends les choses comme elles viennent. Il eut été logique, dans le contexte qui est le nôtre, que le ministre des Affaires étrangères d'un pays ami accordât une attention particulière à celui qui, officiellement, est arrivé deuxième à l'élection présidentielle. Cela n'a pas été le cas. Jean-Yves Le Drian a pensé qu'un format avec les dirigeants de tous les partis politiques représentés à l'Assemblée était suffisant. A-t-il obtenu les réponses souhaitées ? Je ne sais pas. Mais il est apparu très clairement qu'il venait accompagner la mise en oeuvre des résolutions du dialogue, et l'on peut se demander si le fait qu'il ait donné l'impression de venir avec une position déjà arrêtée est la bonne manière d'aider à la résolution de la crise multiforme à laquelle nous sommes confrontés. À aucun moment il n'a évoqué la crise en elle-même ou la révision du code électoral.
La France doit-elle être plus ferme, à l'instar des Américains, qui, à la mi-novembre, ont exclu le Cameroun de l'Agoa?
Ceux qui sont aux affaires n'entendent que le rapport de force. Un discours amical ne les fera pas bouger. Cela étant dit, toute approche qui amènera le gouvernement à comprendre qu'il lui faut réformer le système est la bienvenue.
Vous avez passé presque dix mois en détention. Qu'en avez-vous retenu?
Ce n'est pas un endroit où j'aimerais voir mes propres ennemis, mais la prison ne m'a pas changé. Elle m'a conforté dans l'idée qu'il faut se battre pour que les choses changent au Cameroun. Dans mon cas, l'incarcération a été une injustice. Mais se lamenter sur son sort ne change rien à l'affaire. Se dire en revanche qu'il ne faut pas que cela arrive à d'autres, c'est déjà le début de quelque chose de différent.
Que répondez-vous à ceux qui vous disent rigide?
Que je ne le suis pas. La preuve: je tends la main au président Biya pour que nous travaillions ensemble à un projet de nouvelle République  j'y travaille moi-même depuis des décennies. Pour résoudre nos problèmes, pour le salut du pays, et certainement pas parce que je cherche un poste, je suis prêt à discuter avec lui.
Ceux qui sont aux affaires n'entendent que le rapport de force. Un discours amical ne les fera pas bouger. Cela étant dit, toute approche qui amènera le gouvernement à comprendre qu'il lui faut réformer le système est la bienvenue.
Vous avez passé presque dix mois en détention. Qu'en avez-vous retenu?
Ce n'est pas un endroit où j'aimerais voir mes propres ennemis, mais la prison ne m'a pas changé. Elle m'a conforté dans l'idée qu'il faut se battre pour que les choses changent au Cameroun. Dans mon cas, l'incarcération a été une injustice. Mais se lamenter sur son sort ne change rien à l'affaire. Se dire en revanche qu'il ne faut pas que cela arrive à d'autres, c'est déjà le début de quelque chose de différent.
Que répondez-vous à ceux qui vous disent rigide?
Que je ne le suis pas. La preuve: je tends la main au président Biya pour que nous travaillions ensemble à un projet de nouvelle République  j'y travaille moi-même depuis des décennies. Pour résoudre nos problèmes, pour le salut du pays, et certainement pas parce que je cherche un poste, je suis prêt à discuter avec lui.

