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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Camarades Camarades de Caire a écrit le 7 avril 2008 à 20h40
La révision constitutionnelle était attendue, et elle a eu lieu. Comme prévu, le verrou qui limitait le nombre de mandats présidentiels a sauté, et le président camerounais peut désormais être réélu ad vitam eternam. L'article 6 alinéa 2 stipule maintenant que "Le président de la République est élu pour un mandat de sept (07) ans. Il est rééligible ".

L'article 53 alinéa 3 stipule désormais que "Les actes accomplis par le président de la République en application des articles 5, 8, 9 et 10 ci-dessus, sont couverts par l’immunité et ne sauraient engager sa responsabilité à l’issue de son mandat". Il faut comprendre que le président camerounais s'est assuré d'une parfaite immunité à la fin (éventuelle) de son mandat.

Un autre point important concerne la vacance du pouvoir. L'article 6 alinéa 4 stipule désormais qu'en cas de vacance à la tête de l'Etat, le délai sera de 120 jours maximum (contre 40 jours maximum auparavant) pour organiser des élections. Le président par intérim est le président du Sénat (un sénat qui n'existe pas encore au Cameroun, précisons le).

Paul Biya a donc finalement réussi son coup, avec semble t-il l'aval quasi explicite et bienveillant de Paris : il a reçu l'ambassadeur de France le jour même où le projet de révision constitutionnel a été déposé. Paris a par ailleurs été bien discrète lors des émeutes qui ont fait 40 morts selon les autorités (plus de 100 selon des associations), en majorité tués par balles. Le secrétariat
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