@ Saittout & Hardy,
Il me semble que l’origine du problème est ailleurs. Même les produits de notre terroir sont hors de prix au Cameroun. La véritable raison de cette inflation est que nos commerçants préfèrent vendre l’essentiel de leur production à l’extérieur du pays. Les prix pratiqués au Gabon (par exemple) sont 2 à 3 fois supérieurs à ceux pratiqués au Cameroun. Dès lors, pourquoi vendre au pays ? Même en produisant plus, j’enverrai l’essentiel de ma production dans l’espace qui me permettra d’en tirer le meilleur prix possible. L’essence même du commerce n’est-il pas la recherche du profit ? La quasi-totalité de nos récoltes étant vouée à l’exportation, le peu qui reste au pays obéit à un vieux concept économique qui veut que la rareté d’un produit fasse sa valeur.
L’Etat n’a jamais joué son rôle de régulateur de l’économie. La dévaluation du cfa s’est accompagnée d’une flambée des prix de produits d’importation, puis locaux. Certains de ces produits d’importation rentrant dans la composition de nos produits locaux. Certains pays africains (Côte d’Ivoire, Gabon, etc…) ont réagit en réévaluant les salaires à la hausse. Le but recherché étant que cette dévaluation n’affecte pas le portefeuille des ménages. Mais au lieu de cela au Cameroun, les salaires ont été revus à la baisse, et pour enfoncer le clou, de nombreuses personnes ont perdu leurs emplois. Dès lors, nous nous sommes installés confortablement dans une précarité extrême.
Il me semble que l’origine du problème est ailleurs. Même les produits de notre terroir sont hors de prix au Cameroun. La véritable raison de cette inflation est que nos commerçants préfèrent vendre l’essentiel de leur production à l’extérieur du pays. Les prix pratiqués au Gabon (par exemple) sont 2 à 3 fois supérieurs à ceux pratiqués au Cameroun. Dès lors, pourquoi vendre au pays ? Même en produisant plus, j’enverrai l’essentiel de ma production dans l’espace qui me permettra d’en tirer le meilleur prix possible. L’essence même du commerce n’est-il pas la recherche du profit ? La quasi-totalité de nos récoltes étant vouée à l’exportation, le peu qui reste au pays obéit à un vieux concept économique qui veut que la rareté d’un produit fasse sa valeur.
L’Etat n’a jamais joué son rôle de régulateur de l’économie. La dévaluation du cfa s’est accompagnée d’une flambée des prix de produits d’importation, puis locaux. Certains de ces produits d’importation rentrant dans la composition de nos produits locaux. Certains pays africains (Côte d’Ivoire, Gabon, etc…) ont réagit en réévaluant les salaires à la hausse. Le but recherché étant que cette dévaluation n’affecte pas le portefeuille des ménages. Mais au lieu de cela au Cameroun, les salaires ont été revus à la baisse, et pour enfoncer le clou, de nombreuses personnes ont perdu leurs emplois. Dès lors, nous nous sommes installés confortablement dans une précarité extrême.

