@ suite & fin
Les faits remontent à 1997. Confronté à d'importantes difficultés économiques, le Cameroun n'est pas en mesure alors d'honorer sa dette envers la Caisse nationale de prévoyance sociale du Cameroun (CNPS), l'organisme public chargé de " gérer l'épargne et les cotisations sociales des travailleurs et des retraités".
Le gouvernement décide donc de procéder à une opération financière lui permettant de reculer l'échéance des remboursements. Il émet des obligations, pour un montant total de 249,8 milliards de francs CFA (380,8 millions d'euros actuels). L'organisme de gestion de la dette publique, la Caisse autonome d'amortissement (CAA), est désigné comme dépositaire des obligations et inscrit ces titres dans les comptes de la SGBC, "opérateur agréé".
Mais en avril 2003, lors d'une vérification, l'Etat constate que le compte n'y est pas. "Curieusement, le relevé de compte ne mentionnait plus qu'une partie des titres, affirment les avocats mandatés par le Cameroun, Christian Bomo Ntimbane et Jean-Paul Ngalle-Miano, 123 millions d'euros ont disparu". C'est le début des hostilités entre l'Etat et la banque.
SIMPLE DÉPOSITAIRE
Cette dernière refuse d'endosser la responsabilité de la disparition des titres, revendiquant, dans l'affaire, un rôle de simple dépositaire et non de gestionnaire. Elle renvoie à la Caisse autonome d'amortissement, désignée comme le véritable gestionnaire des titres. Ainsi, dans un procès-verbal daté du
Les faits remontent à 1997. Confronté à d'importantes difficultés économiques, le Cameroun n'est pas en mesure alors d'honorer sa dette envers la Caisse nationale de prévoyance sociale du Cameroun (CNPS), l'organisme public chargé de " gérer l'épargne et les cotisations sociales des travailleurs et des retraités".
Le gouvernement décide donc de procéder à une opération financière lui permettant de reculer l'échéance des remboursements. Il émet des obligations, pour un montant total de 249,8 milliards de francs CFA (380,8 millions d'euros actuels). L'organisme de gestion de la dette publique, la Caisse autonome d'amortissement (CAA), est désigné comme dépositaire des obligations et inscrit ces titres dans les comptes de la SGBC, "opérateur agréé".
Mais en avril 2003, lors d'une vérification, l'Etat constate que le compte n'y est pas. "Curieusement, le relevé de compte ne mentionnait plus qu'une partie des titres, affirment les avocats mandatés par le Cameroun, Christian Bomo Ntimbane et Jean-Paul Ngalle-Miano, 123 millions d'euros ont disparu". C'est le début des hostilités entre l'Etat et la banque.
SIMPLE DÉPOSITAIRE
Cette dernière refuse d'endosser la responsabilité de la disparition des titres, revendiquant, dans l'affaire, un rôle de simple dépositaire et non de gestionnaire. Elle renvoie à la Caisse autonome d'amortissement, désignée comme le véritable gestionnaire des titres. Ainsi, dans un procès-verbal daté du

