Des morts à Douala
Ce que Le Messager redoutait et n’a eu de cesse de le dire depuis le fameux arrêté du gouverneur Fai Yengo Francis interdisant les manifestations publiques dans le Littoral commence à se vérifier. Jour après jour, la violence monte d’un cran lors des accrochages entre les populations et les forces de l’ordre. Si l’on n’avait déploré jusque-là que des blessés plus ou moins graves et des dégâts matériels importants, Douala a enregistré ses premiers morts ce week-end. Comme à Bépanda la semaine dernière, les forces de l’ordre ont chargé à balles réelles, avec l’aval de l’administration, sur la foule de manifestants samedi soir, faisant deux victimes au quartier dit Dakar où le Sdf Littoral avait programmé un meeting de protestation contre la modification de la Constitution.
Comme on le voit, la situation commence ainsi à prendre des proportions inquiétantes, de nature à rappeler les fameuses années de braise, et notamment celle des “ villes mortes †ou l’on avait, à en croire l’opposition de l’époque, enregistré entre deux cent et quatre cent morts. Suffisant, en tout cas, pour tirer sur la sonnette d’alarme. Et placer chaque acteur face à ses responsabilités devant les hommes, devant l’histoire et devant le Bon Dieu.
La première responsabilité dans cette nouvelle escalade de violence qui risque de durer longtemps, incombe à l’administration, et donc au gouvernement. Laquelle responsabilité se décline en des actes réglementaires pris ces derniers temp
Ce que Le Messager redoutait et n’a eu de cesse de le dire depuis le fameux arrêté du gouverneur Fai Yengo Francis interdisant les manifestations publiques dans le Littoral commence à se vérifier. Jour après jour, la violence monte d’un cran lors des accrochages entre les populations et les forces de l’ordre. Si l’on n’avait déploré jusque-là que des blessés plus ou moins graves et des dégâts matériels importants, Douala a enregistré ses premiers morts ce week-end. Comme à Bépanda la semaine dernière, les forces de l’ordre ont chargé à balles réelles, avec l’aval de l’administration, sur la foule de manifestants samedi soir, faisant deux victimes au quartier dit Dakar où le Sdf Littoral avait programmé un meeting de protestation contre la modification de la Constitution.
Comme on le voit, la situation commence ainsi à prendre des proportions inquiétantes, de nature à rappeler les fameuses années de braise, et notamment celle des “ villes mortes †ou l’on avait, à en croire l’opposition de l’époque, enregistré entre deux cent et quatre cent morts. Suffisant, en tout cas, pour tirer sur la sonnette d’alarme. Et placer chaque acteur face à ses responsabilités devant les hommes, devant l’histoire et devant le Bon Dieu.
La première responsabilité dans cette nouvelle escalade de violence qui risque de durer longtemps, incombe à l’administration, et donc au gouvernement. Laquelle responsabilité se décline en des actes réglementaires pris ces derniers temp

