@Tous
Chronique. Tous analphabètes ?... Nous ne savons pas écrire nos langues maternelles.
La neuvième édition de la journée internationale de la langue maternelle sera célébrée ce 21 Février. Elle revêt une importance toute particulière car 2008 a été proclamée Année internationale des langues par les Nations Unies. Et c’est l’occasion de rappeler certains enjeux.
Comme le dit Monsieur Koichuro Matsuura, Directeur général de l’Unesco, chargée de la coordination de cette année, loin de constituer un espace réservé à l’analyse des spécialistes les langues sont au cœur de toute vie sociale, économique et culturelle. Les langues comptent en effet pour promouvoir la diversité culturelle, lutter contre l’illettrisme et induire une éducation de qualité incluant l’enseignement de la langue maternelle dans les premières années de scolarisation. Elles comptent dans le combat en faveur d’une meilleure intégration sociale, pour la créativité, le développement économique et la sauvegarde des savoirs autochtones. L’écrivain français Stendhal estimait que le premier instrument du génie d’un peuple est sa langue, la langue qui incarne l’identité nationale, culturelle et parfois religieuse des individus. Pourtant, les spécialistes prévoient que dans quelques générations, plus de la moitié des 7000 langues parlées dans le monde auront disparues. Dans son livre « La mort des langues » l’auteur Daniel Crystal révèle qu’une langue camerounaise, la langue Kasabe parlée dans la région Ma
Chronique. Tous analphabètes ?... Nous ne savons pas écrire nos langues maternelles.
La neuvième édition de la journée internationale de la langue maternelle sera célébrée ce 21 Février. Elle revêt une importance toute particulière car 2008 a été proclamée Année internationale des langues par les Nations Unies. Et c’est l’occasion de rappeler certains enjeux.
Comme le dit Monsieur Koichuro Matsuura, Directeur général de l’Unesco, chargée de la coordination de cette année, loin de constituer un espace réservé à l’analyse des spécialistes les langues sont au cœur de toute vie sociale, économique et culturelle. Les langues comptent en effet pour promouvoir la diversité culturelle, lutter contre l’illettrisme et induire une éducation de qualité incluant l’enseignement de la langue maternelle dans les premières années de scolarisation. Elles comptent dans le combat en faveur d’une meilleure intégration sociale, pour la créativité, le développement économique et la sauvegarde des savoirs autochtones. L’écrivain français Stendhal estimait que le premier instrument du génie d’un peuple est sa langue, la langue qui incarne l’identité nationale, culturelle et parfois religieuse des individus. Pourtant, les spécialistes prévoient que dans quelques générations, plus de la moitié des 7000 langues parlées dans le monde auront disparues. Dans son livre « La mort des langues » l’auteur Daniel Crystal révèle qu’une langue camerounaise, la langue Kasabe parlée dans la région Ma

