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Penalty légendaire, Youssouf Fofana dompté…
Pour François Doumbè Léa, la Can 1984 est mémorable pour plusieurs autres raisons que la victoire finale contre le Nigeria (3-1) au stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan. “ J’ai toujours à l’esprit notre match de demi-finale remporté à l’issue de la séance des tirs aux buts face à l’Algérie, à Bouaké. Sur mes frêles épaules, j’ai eu la lourde responsabilité de tirer le dernier penalty des Lions Indomptables. Un penalty couperet que j’ai magistralement marqué, et qui nous a ouvert les portes de la finale. Il y a aussi notre deuxième match de poule, contre la Côte d’Ivoire. Le jeune attaquant ivoirien Youssouf Fofana était très virevoltant. Il dribblait à tout vent certains de nos défenseurs mais, je le stoppais toujours net dès qu’il arrivait à mon niveau. Feu follet redouté par les défenseurs africains à cette époque-là , Youssouf Fofana est un jeune joueur féru de dribbles et d’une rapidité indescriptible. Il commence ce match contre le Cameroun à la vitesse V. Quelques minutes après le coup d’envoi, il rase à la vitesse de la lumière la défense camerounaise et décoche un tir qui s’écrase sur le montant droit de Joseph Antoine Bell. Après une accalmie, il amorce une autre attaque et se retrouve devant moi. Je lui ouvre grandement les jambes pour l’inviter à me mettre un "zolo" (petit pont). Youssouf Fofana ne se fait pas prier mais, il ne sait pas que je le calcule. Je m’en tire en pivotant sur moi-même au moment où
Penalty légendaire, Youssouf Fofana dompté…
Pour François Doumbè Léa, la Can 1984 est mémorable pour plusieurs autres raisons que la victoire finale contre le Nigeria (3-1) au stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan. “ J’ai toujours à l’esprit notre match de demi-finale remporté à l’issue de la séance des tirs aux buts face à l’Algérie, à Bouaké. Sur mes frêles épaules, j’ai eu la lourde responsabilité de tirer le dernier penalty des Lions Indomptables. Un penalty couperet que j’ai magistralement marqué, et qui nous a ouvert les portes de la finale. Il y a aussi notre deuxième match de poule, contre la Côte d’Ivoire. Le jeune attaquant ivoirien Youssouf Fofana était très virevoltant. Il dribblait à tout vent certains de nos défenseurs mais, je le stoppais toujours net dès qu’il arrivait à mon niveau. Feu follet redouté par les défenseurs africains à cette époque-là , Youssouf Fofana est un jeune joueur féru de dribbles et d’une rapidité indescriptible. Il commence ce match contre le Cameroun à la vitesse V. Quelques minutes après le coup d’envoi, il rase à la vitesse de la lumière la défense camerounaise et décoche un tir qui s’écrase sur le montant droit de Joseph Antoine Bell. Après une accalmie, il amorce une autre attaque et se retrouve devant moi. Je lui ouvre grandement les jambes pour l’inviter à me mettre un "zolo" (petit pont). Youssouf Fofana ne se fait pas prier mais, il ne sait pas que je le calcule. Je m’en tire en pivotant sur moi-même au moment où

