a charge de Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat français à la coopération, contre le "gaspillage des fonds publics" par certains régimes africains et le retard mis par Nicolas Sarkozy à concrétiser sa promesse d'une rupture avec les turpitudes de la "Françafrique" a suscité la colère dans plusieurs palais du continent noir.
Les présidents Paul Biya (Cameroun), Denis Sassou N'Guesso (Congo) et Omar Bongo (Gabon) ont appelé l'Elysée pour protester contre les propos tenus par M. Bockel dans Le Monde daté mercredi 16 janvier, puis lors de ses voeux à la presse. "La rupture tarde à venir, avait-il déclaré dans notre édition. Il y a encore trop de rentes de situation, trop d'intermédiaires sans utilité claire, trop de réseaux parallèles pour permettre un partenariat assaini, décomplexé, d'égal à égal. La "Françafrique" est moribonde. Je veux signer son acte de décès."
La réaction la plus vive est venue du Gabon, dont le président, Omar Bongo, a jugé "inacceptables" les propos du secrétaire d'Etat français. Vendredi, dans un communiqué, le gouvernement gabonais a exprimé sa "surprise" à l'égard "des clichés méprisants faisant des Etats africains de vulgaires mendiants sollicitant sans fin l'aumône de la France".
"Cette attitude (est) d'autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs", note
Les présidents Paul Biya (Cameroun), Denis Sassou N'Guesso (Congo) et Omar Bongo (Gabon) ont appelé l'Elysée pour protester contre les propos tenus par M. Bockel dans Le Monde daté mercredi 16 janvier, puis lors de ses voeux à la presse. "La rupture tarde à venir, avait-il déclaré dans notre édition. Il y a encore trop de rentes de situation, trop d'intermédiaires sans utilité claire, trop de réseaux parallèles pour permettre un partenariat assaini, décomplexé, d'égal à égal. La "Françafrique" est moribonde. Je veux signer son acte de décès."
La réaction la plus vive est venue du Gabon, dont le président, Omar Bongo, a jugé "inacceptables" les propos du secrétaire d'Etat français. Vendredi, dans un communiqué, le gouvernement gabonais a exprimé sa "surprise" à l'égard "des clichés méprisants faisant des Etats africains de vulgaires mendiants sollicitant sans fin l'aumône de la France".
"Cette attitude (est) d'autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs", note

