Les interventions multiples du chef de l’Etat, Paul Biya, pour imposer le retour des joueurs de football bannis ou provisoirement écartés de l’équipe nationale, si elles sont saluées comme étant bien venues par l’immense majorité de ceux de nos compatriotes passionnés du ballon rond, ne posent pas moins le problème de l’arbitraire du pouvoir en place. Un arbitraire, c’est-à -dire un pouvoir discrétionnaire, dictatorial qui met à mal le fonctionnement même des institutions démocratiques et des corps intermédiaires.
Comment être surpris finalement, qu’au lieu d’une liste des joueurs présélectionnés pour le stage de préparation de la Can 2004, en Tunisie, il y en ait eu deux ou trois à circuler depuis les couloirs jusque dans les médias ? Les différentes interventions du président de la République, depuis 1990, avec le cas Roger Milla, que l’on trouvait dans l’entourage du sélectionneur Valery Nepomniachi, trop âgé pour honorer valablement les couleurs du Cameroun dans une compétition aussi exigent que la Coupe du monde, montre que l’encadrement des Lions indomptables connaît un problème structurel.
Et comme tel, ce n’est pas sûrement des instructions du chef de l’Etat dont l’équipe nationale de football du Cameroun a besoin. Il faudrait prendre des mesures draconiennes pour résoudre le problème, changer les hommes incompétents et mettre à leur place des techniciens compétents qui, de surcroît affichent leur caractère. En d’autres temps, les Claude Leroy, Pierre Lechantre ou encore Henri Depireux, avaient su assumer complètement et totalement toutes leurs fonctions, martelant à qui voulait les entendre que non seulement c’est eux qui sélectionnaient les joueurs mais ils en publiaient également la liste.
Or en s’immisçant dans la sélection des joueurs, Paul Biya, non seulement souligne les limites des techniciens qui en ont la charge, mais il montre à quel point il fait du football l’instrument par excellence de son auto glorification. Une attitude comme on en voit que dans des régimes dictatoriaux. En France, pour la Coupe du monde 98, Aimé Jacquet, le sélectionneur national, n’avait pas hésité à se passer des services d’un Eric Cantona en pleine forme, sans que Jacques Chirac ait eu à lever le petit doigt.
Comment être surpris finalement, qu’au lieu d’une liste des joueurs présélectionnés pour le stage de préparation de la Can 2004, en Tunisie, il y en ait eu deux ou trois à circuler depuis les couloirs jusque dans les médias ? Les différentes interventions du président de la République, depuis 1990, avec le cas Roger Milla, que l’on trouvait dans l’entourage du sélectionneur Valery Nepomniachi, trop âgé pour honorer valablement les couleurs du Cameroun dans une compétition aussi exigent que la Coupe du monde, montre que l’encadrement des Lions indomptables connaît un problème structurel.
Et comme tel, ce n’est pas sûrement des instructions du chef de l’Etat dont l’équipe nationale de football du Cameroun a besoin. Il faudrait prendre des mesures draconiennes pour résoudre le problème, changer les hommes incompétents et mettre à leur place des techniciens compétents qui, de surcroît affichent leur caractère. En d’autres temps, les Claude Leroy, Pierre Lechantre ou encore Henri Depireux, avaient su assumer complètement et totalement toutes leurs fonctions, martelant à qui voulait les entendre que non seulement c’est eux qui sélectionnaient les joueurs mais ils en publiaient également la liste.
Or en s’immisçant dans la sélection des joueurs, Paul Biya, non seulement souligne les limites des techniciens qui en ont la charge, mais il montre à quel point il fait du football l’instrument par excellence de son auto glorification. Une attitude comme on en voit que dans des régimes dictatoriaux. En France, pour la Coupe du monde 98, Aimé Jacquet, le sélectionneur national, n’avait pas hésité à se passer des services d’un Eric Cantona en pleine forme, sans que Jacques Chirac ait eu à lever le petit doigt.

