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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Nvogt betti Nvogt betti a écrit le 5 janvier 2008 à 22h47
Excellence,
Comme la minorité des camerounais qui ont pu avoir l’électricité le 31 décembre 2007 à 20h00, je suis resté scotché à mon téléviseur pour suivre votre traditionnel discours de fin d’année. Comme la plupart des citoyens camerounais qui vivent au Cameroun, au fur et à mesure que vous lisiez votre texte, ma gêne et mon embarras grandissaient proportionnellement. Comme à l’accoutumée, vous avez conclu votre discours en adressant vos vœux aux citoyens camerounais. En tant que citoyen appartenant à une génération qui pense le Cameroun d’une manière plus juste et plus démocratique, je suis obligé de vous dire, Monsieur le Président, qu’il n’est pas possible pour moi et pour le Citoyen d’accepter ce type de vœux. Je me demande à la vérité comment le citoyen peut-il accepter des vœux prononcés pour conclure un discours entaché de contrevérités, d’incongruités et même de défi au Peuple souverain ?
Monsieur le Président, je m’étais toujours fait une illusion en croyant en vos discours et particulièrement à l’intérêt que vous portiez à la jeunesse camerounaise. Mais, votre dernière adresse à la nation confirme sur ce point, l’évidence de ma naïveté. Oui, je viens de comprendre que le sort de la jeunesse est loin d’être une préoccupation principale pour vous ! En effet, vous avez tenu à inaugurer votre discours par la compassion aux familles des victimes de l’attaque de Bakassi : nous la partageons. Mais vous n’avez pas eu la moindre remarque de compassion à l’endroit des
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